Météorologie, astronomie

  • Le 17.11.2017 Quelle tendance pour la fin de ce mois de novembre ? via meteolanguedoc

    Éternelle question que de savoir les tendances météo à l'approche de la saison hivernale. La vraie question pour beaucoup d'entre vous est de savoir si oui ou non nous aurons droit à un hiver neigeux en plaines. Nous aimerions vous dire avec certitude que oui la neige arrive mais malheureusement, celle-ci se fait de plus en plus rare dans notre région. Alors avant de vous dire si oui ou non il va neiger, il faut avant tout analyser le contexte météo à l'échelle de l'Europe et même plus largement sur une partie de l'hémisphère Nord.
     

     

    Nous le rappelons encore une fois, non on ne peut pas prévoir la météo un ou plusieurs mois en avance. Une prévision fine s'arrête à 3 ou 4 jours d'échéance. Il ne faut pas confondre prévision et tendance. Une tendance analyse les centres d'actions, les différents indices et autres paramètres qui pourraient nous donner les grands traits de notre hiver. Ici, nous allons nous contenir à la fin du mois de novembre afin de pouvoir déterminer le temps global qui pourrait dominer ces deux prochaines semaines. Premier constat, le contexte va devenir de plus en plus dépressionnaire sur le Nord du bassin Atlantique, notamment entre l'Islande et les îles Britanniques. Dans le même temps, un anticyclone devrait s'installer, du moins temporairement, sur le Sud de l'Europe :

    Réalisation : Météo-Languedoc

    Ce schéma, assez classique, peut être représenter sous la forme d'une ondulation. Nous vous l'avons illustré avec des flèches représentant le flux directeur moyen attendu pour cette fin novembre. Le flux dominant sur les régions méditerranéennes pourrait donc progressivement s'orienter au Sud-Ouest. Première conséquence, les températures seront plus douces. Toutefois, la dominance d'un flux marin n'est pas synonyme de chaleur en automne lorsque la mer est fraiche.

     

    En revanche, cela pourrait laisser la place à des talwegs (prolongement des dépressions). Des passages pluvieux sont donc possibles d'ici le début du mois de décembre. Impossible de dire s'ils seront conséquents ou non bien évidemment. Toutefois, ce contexte météo est plus favorable aux pluies qu'actuellement. Concernant la neige en plaine, inutile d'espérer quoique ce soit si cette tendance se confirme. Généralement, nous avons besoin du traditionnel "Moscou-Paris" pour espérer de la neige avec un flux continental provenant de l'Est, ce qui ne sera pas le cas pour cette fin novembre.

    Vous l'aurez compris, la situation ne semble pour l'instant pas favorable pour ceux qui aiment les sensations hivernales. Cela ne signifie pas pour autant que l'hiver est plié, nous ne sommes qu'au mois de novembre. En revanche, la nature a besoin d'eau et si les perturbations parvenaient jusqu'à nous, cela sera de bon augure pour la flore.

     

    (sources meteo languedoc site http://www.meteolanguedoc.com/)

    Lire la suite

  • Le 16.11.2017 Contraste en Méditerranée

    Depuis la fin du week-end dernier, un temps particulièrement agité s'est mis en place sur le centre du bassin méditerranéen, associé à la dépression « Numa ». Celle-ci a entraîné des intempéries parfois sévères de l'Italie aux rivages de l'Adriatique jusqu'en Grèce dernièrement. Elle a également occasionné des chutes de neige conséquentes sur les massifs,  avec l'enfoncement d'une masse d'air plus froide. Cette dépression devrait circuler vers la mer tyrrhénienne ces deux prochains jours, devenant potentiellement une dépression de type « medicane »*** avant d'atteindre les côtes de la Grèce. À l'arrière du passage de « Numa » dimanche dernier, la France a connu un temps bien plus calme après la journée tempétueuse sur le sud lundi. Ce temps calme se prolonge en Espagne où des conditions de sécheresse perdurent.
     

    Animation des cumuls de précipitation prévus par le modèle ARPEGE 00 par pas de temps de 12 h entre jeudi 15 novembre à 12h UTC et dimanche 19 novembre 2017 à 12 h UTC
    Animation des cumuls de précipitation prévus par le modèle ARPEGE 00 par pas de temps de 12 h entre jeudi 15 novembre à 12h UTC et dimanche 19 novembre 2017 à 12 h UTC - © Météo-France
    (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

    Des conditions fortement perturbées de l'Italie aux Balkans et à la Grèce

    La dépression « Numa », responsable des intempéries du dimanche 12 sur l'Hexagone, a gagné au cours de la journée de lundi 13 la Méditerranée, se creusant d'abord dans le Golfe de Gêne puis circulant sur l'Italie, à l'origine alors de l'épisode tempétueux en France autour du pourtour méditerranéen. Des conditions météorologiques souvent sévères ont alors concerné l'Italie, s'installant également de l'autre côté de la mer Adriatique. De fortes précipitations ont été observées et, avec la rotation des vents au secteur nord à l'arrière du minimum dépressionnaire, une masse d'air bien plus froide s'est engouffrée, faisant chuter parfois brutalement le mercure*. Un abaissement remarqué de la limite pluie-neige, avec des chutes de neige à très basse altitude, s'est produit sur l'arc alpin mais également sur les Alpes dinariques et les Apennins italiens où la neige est tombée abondamment, atteignant même parfois la plaine comme dans la région de Bologne. Un épisode conjoint de « bora »** a produit des rafales de vent dépassant les 100 km/h du Golfe de Trieste à celui de Venise.

     

    De mardi à mercredi, la dépression s'est positionnée en mer Tyrrhénienne, associée à de l'air froid en altitude. Du sud de l'Italie à l'ouest des Balkans, elle a provoqué des remontées d'air humide et instable à l'origine de pluies et orages parfois violents, associés à de forts et brusques coups de vent (des phénomènes de tuba ou trombes ont été observés). Ces intempéries se sont également étendues à la Grèce ces dernières 48 heures, essentiellement sa frange occidentale, où des crues éclair aux conséquences parfois dramatiques furent observées, comme dans la région d'Athènes mercredi 15. En montagne, les chutes de neige se sont prolongées sur le centre des Apennins où la couche de neige dépasse régulièrement 50 cm vers 1000 m d'altitude.
     

    Animation de la pression au niveau de la mer, du champs de vent et des rafales prévus par le modèle ARPEGE 00 du vendredi 17 novembre à 00 h UTC au dimanche 19 novembre 2017 à 00h UTC
    Animation de la pression au niveau de la mer, du champs de vent et des rafales prévus par le modèle ARPEGE 00 du vendredi 17 novembre à 00 h UTC au dimanche 19 novembre 2017 à 00h UTC - © Météo-France
    (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

    « Numa », devenant potentiellement un phénomène de type « medicane »

    Entre aujourd'hui jeudi 16 et samedi 18, « Numa » pourrait potentiellement évoluer vers une dépression de type « medicane »***, circulant en mer Ionienne depuis le sud de la Sicile vers les côtes grecques où les conditions pourraient ainsi rester extrêmement agitées jusqu'à samedi ou dimanche, associant de très forts cumuls de pluie et localement de très fortes rafales de vent (plus de 100 km/h) si Numa atteint les côtes. À l'arrière, un temps plus calme devrait se dessiner de la botte italienne à l'ouest des Balkans. 

     

    Bien plus calme en Méditerranée occidentale 

    Confrontée à un état de sécheresse sans précédent à cette période de l'année, la péninsule ibérique est restée bien à l'écart de ce temps perturbé, sous l'influence de conditions anticycloniques. Ce temps calme a également concerné l'ensemble du pourtour méditerranéen français après la journée tempétueuse de lundi. 

    Portugal, Espagne et sud de la France resteront encore favorisés ces prochains jours. 

     

     

    * à Bologne, on est passé en 12 heures d'une température de 9 °C à minuit dimanche 15 au soir à 0 °C lundi à midi sous la neige.

     

    ** Le « bora » est un vent de secteur nord à nord-est soufflant depuis les crêtes des Alpes dinariques vers le littoral, du Golfe de Venise jusqu'au rivage du Monténégro, s'accélérant en dévalant les pentes et produisant des rafales parfois supèrieurs à 150 km/h sur les zones exposées.

     

    *** Un « medicane » (provenant de la contraction de « mediterranean hurricane ») est une dépression présentant certaines caractéristiques associées d'ordinaire aux dépressions tropicales. Ce type de phénomène intense, d'échelle relativement petite et axi-symétrique, peut se former à l'automne en Méditerranée lorsque l'activité orageuse autour d'un centre dépressionnaire libére une suffisamment grande quantité d'énergie dans l'atmosphère, jusqu'à quelques milliers de mètres d'altitude, pour former une  « dépression à cœur chaud ». Ce phénomène est propice notamment à de fortes pluies ainsi qu'à des vents tempétueux dans un cercle de petite échelle spatiale autour du minimum.

    Lire la suite

  • Le 16.11.2017 Demain : nombreux nuages et brouillards

    Les nuages présents la veille ont tendance à descendre légèrement vers les régions centrales. Le soleil revient par le nord, mais les conditions restent fraîches.

    FRANCE

    Toujours en situation anticyclonique, le ciel est souvent couvert entre les Pays de la Loire et le Grand Est, avec en prime quelques brouillards. L’après-midi, le ciel se dégage difficilement avec toujours cette grisaille bien en place sur un axe allant de la Bretagne au Grand Est. Au sud, le soleil reste majoritaire, avec à nouveau un après-midi marqué par la douceur. A l’opposé au nord, les éclaircies reviennent progressivement, mais toujours dans la fraîcheur. A l’est, les températures sont inférieures aux valeurs de saison avec un ressenti froid sous les nuages.

    REGIONS

    De la Bretagne au Grand Est, les brouillards sont nombreux et les nuages bas également. Ils se dissipent lentement et le ciel reste majoritairement nuageux tout au long de l’après-midi. Le ressenti est froid à l’est avec des températures basses.

    Sur les Hauts-de-France, le soleil fait son retour en fin de matinée. Les nuages présents en matinée se dissipent rapidement et l’après-midi est ensuite ensoleillé.

    De la Bourgogne-France-Comté à l’Auvergne-Rhône-Alpes, les nuages sont nombreux dans les vallées. En altitude, les mers de nuages, au fond des vallées, se forment facilement, mais avec du froid.

    De la Nouvelle-Aquitaine à la région PACA en passant par la Corse, le ciel est dégagé du matin jusqu’au soir avec un faible risque de brouillards matinaux. L’après-midi est ensoleillé avec de la douceur automnale.

    TEMPERATURES

    Les gelées sont un peu moins généralisées que la veille avec les nuages qui sont plus présents. En revanche, elles résistent entre le Massif Central et les Alpes avec souvent -2 à -3°C. Sous les nuages au nord, les températures s’échelonnent de 3 à 7°C. Au cours de l’après-midi, le froid résiste à l’est avec 6°C à Nancy et 7°C à Metz. Vers la Méditerranée, la douceur se met à nouveau en place avec 15 à 18°C.

    Lire la suite

  • Le 16.11.2017 Possible médicane en Méditerranée demain : où en est-on ? via Meteo Languedoc

    Possible médicane en Méditerranée demain : où en est-on ?

    Météociel

    Nous vous l'avions évoqué avant-hier avec une première tendance faisant état de paramètres météorologiques favorables à la constitution d'une dépression aux caractéristiques proches d'un cyclone de faible intensité. Ce jeudi, les modélisations vont toujours en ce sens même si de nombreuses incertitudes sont encore présentes. En effet, "le courant atmosphérique de grande échelle, lié aux positions des anticyclones et des couloirs dépressionnaires, est un facteur prédominant dans la trajectoire qu’empruntent les cyclones, expliquant de 30 % à 80% la variance de leur déplacement. Cependant, cet effet directeur de l’environnement est moins important pour des perturbations intenses et de grande taille que pour un petit cyclone." (Samuel Jolivet, 2008). Cela vaut également pour les dépressions méditerranéennes présentant certaines caractéristiques proches d'un cyclone.
     

     

    Ci-dessous, retrouvez un des scénarios possibles issu du modèle de Météo-France Arpège. Notez que celui-ci est assez extrême en termes de vent mais aussi de stationnarité de la tempête.

    Carte : Météociel

    On remarque le dynamisme assez soudain de la dépression en abordant les côtes de l'Italie où celle-ci pourrait stationner plusieurs heures avant de s'évacuer vers la Grèce. Dans certains scénarios, les vents pourront dépasser les 150 km/h. De plus, sa faible mobilité laisse craindre des pluies diluviennes. Il reste désormais à savoir où se situera précisément ce probable médicane afin de mieux cerner les zones potentiellement concernées.
     

     

    Vous l'aurez compris, les incertitudes demeurent importantes alors que la dépression est déjà entrain de se former actuellement. Les enjeux sont élevés et les prochaines actualisations des prévisions seront scrutées avec attention. Le Sud de l'Italie et la Grèce sont d'ores et déjà en alerte avec des orages parfois très pluvieux qui ont généré des inondations dramatiques ces dernières 24 heures.

    (sources METEOLANGUEDOC site web http://www.meteolanguedoc.com/

    Lire la suite

  • Le 16.11.2017 Possible tempête tropicale en Méditerranée ! via Météo Languedoc

    Possible tempête tropicale en Méditerranée !

    WxCharts

    Avant tout, qu'est-ce qu'une tempête tropicale ? Ces dépressions peuvent être considérer comme "hybrides" entre une dépression banale et des systèmes subtropicaux. Ces phénomènes s'appellent des T.MS (Tropical-like Mediterranean Storm) ou "médicanes" pour un mélange entre Mediterranean et hurricane (ouragan en Anglais). Ils peuvent être comparés à des ouragans de catégorie 1. Ces tempêtes peuvent générer des vents violents ainsi que de fortes pluies mais nous restons loin de la violence d'un ouragan de catégorie 5. Toutefois, les conditions météorologiques peuvent fortement se dégrader au passage de la dépression.
     

     

    Il faut savoir que le niveau de la mer gagne 1 cm pour chaque hPa en moins. Par exemple, le niveau de la mer sera plus élevé de 30 cm sous une dépression de 990 hPa par rapport à un environnement stable de 1020 hPa. A cela s'ajoute les vents violents qui provoquent une mer démontée et un risque de submersion marine. Depuis quelques temps, un médicane est modélisé entre Italie et Grèce pour les journées de jeudi et vendredi.

    Carte : earth.nullschool.net

    Ci-dessus, vous pouvez observer le creusement dépressionnaire particulièrement dynamique. Cette tempête pourrait se former entre la Sicile et la Tunisie avant de prendre la direction de la Grèce. Il faut savoir que ces petites "bombes" dépressionnaires sont difficiles à appréhender par les modèles numériques. En effet, ces tempêtes génèrent leurs propres conditions et deviennent ainsi indépendantes dans leur trajectoire.
     

     

    Les rafales pourront atteindre 100 à 120 km/h. L'évolution des prochaines sorties pourraient changer cette première prévision. A noter également les effets de reliefs localement qui pourront accentuer les rafales.

    Heureusement, ce possible médicane ne concernera pas la France. Cependant, ce type de tempête tend à augmenter sous l'effet du réchauffement climatique. Le peu de recul sur les données climatologiques ne permettent pas de l'affirmer mais l'augmentation de la température de la mer méditerranée n'est pas un élément à négliger dans les prochaines années. Ci-dessous, une étude menée par Météo-France démontre deux scénarios optimistes et pessimistes. Peu importe le scénario retenu, nous remarquons une augmentation de la SST (Température de la surface de la mer) entre 2 et 4°C.

    Carte : Météo-France

    Sans être le seul, ce paramètre laisse craindre que ce type de phénomène aux caractéristiques subtropicales devienne la norme d'ici quelques années.

    (ARTICLE FAIT PART METEOLANGUEDOC via le site http://www.meteolanguedoc.com/)

    Lire la suite

  • Le 13.11.2017 Demain : giboulées à l'Est, tempête en Méditerranée

    Avec l'orientation du vent au Nord, le temps est froid avec des giboulées dans l'Est. Près de la Méditerranée, mistral et tramontane soufflent violemment.

    FRANCE

    Des côtes de la Manche à l'Aquitaine au Midi-toulousain, l'anticyclone des Açores apporte un temps sec avec des éclaircies. En revanche le temps est beaucoup plus agité dans l'Est avec des giboulées et de la neige à basse altitude le matin de la Lorraine à l'Auvergne Rhône-Alpes. Près de la Méditerranée, mistral et tramontane soufflent jusqu'à 110 km/h.

     

    REGIONS

    Dans le nord-ouest, les éclaircies s'imposent assez largement malgré des nuages plus nombreux en bord de Manche.

    Dans le nord-est, le temps est instable avec des giboulées. Il neige temporairement jusqu'en plaine en début de matinée sur la Lorraine.

    En région parisienne, les éclaircies ont l'avantage. En Seine-et-Marne, les nuages sont plus menaçants avec un faible risque d'averses.

    Sur le Centre-Est, le temps est instable avec des giboulées et de la neige en montagne dès 800 mètres. Le vent du Nord, sous la forme de mistral en moyenne vallée du Rhône et de Bise en région lyonnaise renforce la sensation de froid.

    Dans le sud-ouest, le ciel est couvert sur le piémont pyrénéen alors que les éclaircies s'imposent ailleurs.

    Enfin près de la Méditerranée, le soleil brille mais mistral et tramontane soufflent violemment, jusqu'à 110 km/h. Des averses orageuses se déclenchent en Corse.

    Retrouvez ici le temps pour Languedoc-RoussillonPACA et Corse.

    TEMPERATURES

    Les minimales affichent entre 0 et 7°C du nord au sud avec quelques gelées de la Normandie au Limousin en remontant vers la Champagne. L'après-midi, les températures sont comprises entre 6°C en Alsace et 12°C en Bretagne pour le nord du pays et de 8°C sur le Lyonnais à 13°C en Aquitaine jusqu'à 18°C pour la côte d'Azur sur la moitié sud du territoire. Ces températures sont inférieures de 2°C aux normales de saison.

    Lire la suite

  • Le 13.11.2017 Tempête de neige dans les Alpes ce dimanche soir

    Une tempête de neige touche le nord des Alpes ce dimanche soir. La Haute-Savoie, la Savoie et l'Isère sont les départements les plus impactés.

    Tempête de neige sur le nord des Alpes

    Ce dimanche soir, le vent tourne brutalement au Nord, apportant de l'air froid sur la France. En montagne, la baisse des températures est remarquable, plongeant nos massifs dans l'hiver, avec le retour de la neige dès 1400 puis 700 mètres.

    On attend de 40 cm à 70 m de neige sur les Alpes du Nord en versant nord vers 2300 mètres et de 15  à 25 cm à 1600 mètres.

    Le vent souffle très fort, en tempête près des sommets avec des rafales à 130 km/h. Ce vent souffle la neige et des congères se formeront sur les versants exposés plein Nord cette nuit.

     

     

    Cette tempête se maintient jusqu'en milieu de nuit de dimanche à lundi. Mais des chutes de neige résiduelles se poursuivront jusqu'en fin de nuit avec des flocons jusqu'à 500 mètres lundi matin au-dessus de Chambéry, Annecy et Grenoble.

     

     

     

    Le Jura, les Vosges et le Massif-central moins touchés

    Ces chutes de neige concernent aussi ces massifs avec des hauteurs de neige entre 10 et 20 cm vers 1400 mètres d'altitude. Sur les Pyrénées, la neige qui tombe entre ce soir et lundi matin apportera 10 à 15 cm à 1600 mètres d'altitude.

    Ces chutes de neige constituent une bonne nouvelle, après un automne très doux et très sec.

    Lire la suite

  • Phénomènes météo en temps réel en France

    Retrouvé ici tout nos articles sur les phénomènes météo et risques météo intenses et dangereux

    Capture 12

    Lire la suite

  • Le 11.11.2017 La révolution du télescope pour amateur !!

    L'eVscope d'Unistellar, une révolution pour l'astronomie amateur

    Le télescope de la société Unistellar est destiné à démocratiser l'accès au ciel profond pour les amateurs d'astronomie tout en faisant de la science citoyenne à grande échelle. L'eVscope est pleinement financé sur Kickstarter.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Développé par la société française Unistellar, l'eVscope est un télescope formant rapidement des images en couleurs de galaxies et nébuleuses.
    • L'eVscope reconnaît les objets qu'il observe.
    • C'est un outil de science citoyenne, qui peut se connecter à l'institut Seti, dans le but de centraliser un grand nombre d'observations effectuées simultanément en différents points de la Planète lors d'évènements transitoires. Il s'agit notamment d'étudier les comètes, astéroïdes et chutes de météorites.
    • Le développement de l'eVscope, assuré par son financement sur Kickstarter, se poursuit. L'instrument devrait être accessible commercialement à 2.000 euros environ d'ici novembre 2018.

    Il y a quelques mois, Futura vous avait présenté le projet d'une start-up française appelée Unistellar. Le but de cette dernière est de démocratiser l'astronomie du ciel profond, ordinairement réservée aux astronomes professionnels et aux amateurs décidés à consacrer de l'argent et du temps pour obtenir les merveilleuses images de galaxies et de nébuleuses qui font rêver.

    À cette occasion, Futura avait réalisé l'interview de l'un des membres d'Unistellar, l'astronome français Franck Marchis, grand spécialiste de Io et des astéroïdes, qui avait prévu qu'un jour, on finirait par découvrir un astéroïde d'origine interstellaire fonçant sur une orbite hyperbolique dans le Système solaire. Il semble que cela soit bien le cas de A/2017 U1 ; les membres de l'équipe Pan-Starrs, qui a découvert cet astéroïde, ont proposé de l'appeler Oumuamua, ce qui signifie « éclaireur et messager » en hawaïen.

     

    La dernière vidéo de présentation du télescope d'Unistellar. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Unistellar SAS

    1,6 million de dollars pour l'eVscope en quelques semaines sur Kickstarter

    Franck Marchis nous avait donc parlé du nouveau télescope qu'Unistellar avait mis au point et qui demandait encore des financements pour pouvoir être commercialisé. C'est désormais chose faite : une campagne de financement participatif a été lancée il y a quelques semaines sur Kickstarter et elle cartonne. Originairement, il s'agissait de récolter 150.000 dollars avant le 24 novembre 2017 tout en permettant à certains donateurs d'acheter partiellement leur exemplaire de l'instrument, baptisé eVscope (pour Enhanced Vision Telescope), dont la livraison est prévue pour novembre 2018.

    Visiblement, le projet a convaincu. Dans une vidéo de présentation, on voit qu'il a même le soutien de Jill Tarter, figure de proue du programme Seti, bien connue des astrophysiciens pour avoir inventé le terme brown dwarf (« naine brune »), servant à désigner les étoiles de masse insuffisante pour entretenir une fusion d'hydrogène ; cette femme est aussi indirectement célèbre auprès du grand public puisqu'elle a servi d'inspiration au personnage d'Ellie Arroway, dans le célèbre roman Contact, de Carl Sagan, personnage interprété au cinéma par Jodie Foster dans le film éponyme.

    La campagne pour l'eVscope a non seulement atteint son but en quelques jours, mais l'engouement pour le nouveau télescope est tel que son financement a déjà dépassé le million et demi de dollars ! Donc, si vous voulez prendre une option sur l'instrument, courez sur Kickstarter.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    L'eVscope (Enhanced Vision Telescope), le télescope révolutionnaire d'Unistellar

    Article de Laurent Sacco publié le 17/08/2017

    Un nouveau télescope développé par la start-up française Unistellar peut mettre l'univers profond à la portée de tout le monde, et même transformer chaque utilisateur en assistant pour l'astronomie professionnelle. Directeur scientifique de cette entreprise et membre de l'institut Seti, partenaire de cette innovation, l'astrophysicien Franck Marchis nous parle de ce télescope révolutionnaire.

    Malheureusement, plusieurs vocations naissantes d'astronomes amateurs se sont brisées face au mur de la réalité. En effet, on ne peut qu'être charmé par les images somptueuses de nébuleuses et de galaxies publiées dans les magazines d'astronomie ou sur Internet. L'envie de les voir de ses propres yeux ou de les photographier est donc bien compréhensible. Sauf que l'astronome en herbe finit souvent par réaliser que s'il est facile de contempler la surface de la Lune, les lunes de Jupiter ou les anneaux de Saturne, il n'en va pas de même pour explorer les objets du ciel profond. Certes, moins d'un millier d'euros peuvent suffire pour acheter des instruments montrant ces objets mais la déception est parfois au rendez-vous. Les images obtenues sont plutôt floues, peu lumineuses et certainement pas colorées.

    L'amateur découvre que du travail et du temps sont nécessaires pour s'offrir de belles observations à l'œil nu. Le pas suivant est la photographie, qui apporte la couleur, grâce au temps de pose, mais l'addition atteint alors quelques milliers d'euros. Il faut multiplier les prises de vue, qui s'étalent sur plusieurs heures, et disposer d'un télescope dont le diamètre du miroir est assez grand pour collecter suffisamment de lumière, au moins 200 mm, et qui soit capable de suivre le mouvement de la voûte céleste. Des filtres colorés ou « antipollution », pour atténuer la dégradation du spectre lumineux en ville, s'imposent souvent et, pour de belles images, mieux vaut déplacer son équipement en campagne loin de l'éclairage urbain. Il faut ensuite se lancer dans le travail du traitement d'images sur ordinateur, une affaire passionnante mais sérieuse. Alors commence le plaisir d'obtenir de superbes images de la nébuleuse planétaire de la Lyre (M57 pour les astronomes amateurs) ou de la galaxie des Chiens de chasse.

    L'eVscope, un télescope capable d'identifier galaxies et nébuleuses

    Une innovation technologique va peut-être démocratiser encore plus l'accès à l'astronomie, à l'ère des technologies exponentielles chères à Peter Diamandis. Elle vient d'une start-up française, Unistellar, qui développe l'eVscope (Enhanced Vision Telescope). Connecté et offrant une vision amplifiée, il a le potentiel de révolutionner l'astronomie amateur.

    Futura a eu l'opportunité d'assister à une démonstration de l'eVscope lors de la manifestation organisée par l'Association française d'astronomie (AFA) sur le Beffroi de Montrouge, le samedi 29 juillet pour la Nuits des Étoiles. Le résultat était bluffant. Même sous un ciel brumeux et dans la pollution lumineuse de la ville, quelques secondes ont suffi pour former une image en couleurs de la nébuleuse planétaire de la Lyre. En dessous de ses capacités dans cet environnement, le télescope offrait une vue déjà impressionnante.

    En effet, l'eVscope combine une technologie qui permet d'accumuler les photons d'une faible source lumineuse, par un temps de pose, comme le fait un appareil photo, et une technique de traitement de l'image en temps presque réel. En une poignée de secondes, l'engin crée une image qui nécessiterait un télescope d'au moins un mètre de diamètre, alors que celui de cet essai disposait d'un modeste miroir de 114 mm. L'image obtenue s'observe à travers un oculaire, comme dans un instrument classique. Mieux, le télescope reconnaît les astres observés, qu'il s'agisse d'étoiles ou de galaxies, et il affiche automatiquement les noms et quelques caractéristiques des objets présents dans le champ.

    Unistellar a mis en ligne des vidéos réalistes qui permettent de se rendre compte des performances de ce télescope encore à l'état de prototype. La start-up veut continuer à le développer en s'appuyant notamment sur une campagne de financement participatif qui sera lancée en automne 2017. L'eVscope sera proposé en prévente entre 1.000-1.500 euros, avec comme objectif les premières livraisons pour mi-2018.

    Les ambitions de ses fondateurs dépassent ce cadre. Depuis quelques mois, un nouveau membre a rejoint l'équipe et il est connu des lecteurs de Futura : c'est Franck Marchis, de l'institut Seti. Nous avons donc demandé à l'astrophysicien de nous parler de l'eVscope et pourquoi Unistellar se trouve désormais associée avec Seti.

    •  
    •  
    •  
    •  

    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar

    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar 

    Futura-Sciences : Comment avez-vous été impliqué dans l'aventure Unistellar ?

    Franck Marchis : Par hasard. J'étais présent en janvier 2017 au CES de Las Vegas (Consumers Electronics Show), le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public, où une démonstration de l'eVscope était donnée. J'ai été emballé par les résultats présentés et par le projet à long terme d'Unistellar. J'ai dédié ma carrière à améliorer la qualité des images des télescopes professionnels avec l'optique adaptative, donc il était évident qu'un jour je ferai de même pour les télescopes destinés au public.

    Unistellar a mis en ligne une démonstration en vidéo de l'eVscope. La formation des images est-elle aussi rapide que celle que l'on y voit ?

    Franck Marchis : Absolument, quelques secondes à quelques dizaines de secondes suffisent pour obtenir une image d'un objet du ciel profond, une nébuleuse planétaire ou une galaxie, en fonction des conditions d'observation. Au bout de quelques minutes, l'instrument atteint son maximum pour la qualité des images. Les couleurs sont réelles, il n'y a pas besoin de travailler sur ordinateur des images prises avec plusieurs filtres et de longues poses imposant un suivi très précis de l'objet sur la voûte céleste.

    Que peut-on vraiment voir avec ce télescope ?

    Franck Marchis : Un de ses objectifs était qu'il soit capable de former une image d'astres aussi faibles que la planète naine Pluton, et c'est le cas. Bien qu'il soit équipé d'un miroir de 11,4 cm, les images obtenues sont équivalentes à celles d'un instrument d'un mètre de diamètre. Lors d'une démonstration, Leo Tramiel, astronome amateur de la Silicon Valley, m'a dit que pour obtenir une image comparable de la nébuleuse du Voile, que nous avons observée à Oakland (une nébuleuse planétaire située dans un nuage chaud et ionisé dans la constellation du Cygne), il lui fallait un télescope avec un miroir de 1 m. Plus précisément, il est possible d'observer des objets dont la magnitude peut atteindre 15,5. Donc, en théorie, les observateurs pourront voir plusieurs centaines d'objets diffus (nébuleuses et galaxies), des étoiles très faibles comme Proxima du Centaure, ainsi qu'un grand nombre d'astéroïdes.

    L'eVscope permet aussi de faire en quelque sorte de la réalité augmentée.

    Franck Marchis : Oui, il peut réaliser ce que l'on appelle une Reconnaissance automatique du champ (RAC). En connaissant sa position sur Terre grâce au GPS, il peut déterminer quels sont les objets célestes dans son champ et afficher directement sur l'image les noms et quelques caractéristiques de ces objets, qu'il s'agisse d'étoiles ou de nébuleuses grâce à une base de données. Le télescope peut aussi suivre ces objets en mouvement sur la voûte céleste sans procédure d'alignement compliquée et sans une coûteuse monture équatoriale.

    •  
    •  
    •  
    •  

    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar

    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar 

    Quel est votre rôle dans cette aventure ?

    Franck Marchis : En tant que chercheur à l'institut Seti et directeur scientifique Unistellar, je dois aider à mettre en place le mode « Campagne d'observation » développé pour cet instrument en partenariat avec l'institut. Les astronomes amateurs utilisant l'eVscope pourront se connecter en direct avec l'institut et lui fournir les données collectées pendant leurs observations. On pourra donc avoir une détection précoce et un suivi des phénomènes transitoires, comme l'apparition de supernovae dans des galaxies ou de nouvelles comètes, grâce au fait que les observateurs sont répartis sur toute la surface de la Terre, ce qui contribuera à s'affranchir des contraintes météorologiques locales et des fuseaux horaires. Les astronomes professionnels pourront donc être avertis plus efficacement de l'apparition des phénomènes à l'observation jusque-là réservée à des instruments puissants.

    Les données sur les comètes et les astéroïdes provenant de plusieurs observateurs seront automatiquement combinées, ce qui permettra de former des images de meilleure qualité et de déterminer plus rapidement et plus précisément leurs paramètres orbitaux. Ce qui est bien sûr intéressant pour les géocroiseurs. Il peut aussi être utilisé pour étudier les astéroïdes troyens de Jupiter, les planètes naines de la ceinture de Kuiper, les étoiles variables ou pour rechercher les supernovae dans des galaxies lointaines.

    Nous pensons que nous ne sommes qu'au début de l'exploitation du potentiel de l'eVscope. Son prix et sa facilité d'utilisation et de transport le mettent à la portée de particuliers, d'écoles et de clubs d'astronomie, même dans des pays où les télescopes sont rares. L'accès à l'astronomie serait ainsi possible à un plus grand nombre de personnes sur la planète, y compris pour la science citoyenne. Nous voulons aussi permettre un développement collaboratif en ligne d'applications pour notre télescope, par exemple pour observer et suivre l'ISS. Cela pourrait catalyser la création d'une sorte de Facebook de l'astronomie.

    Voyage au cœur de la nébuleuse de la Lyre  Cette vidéo combine des images de la Voie lactée prises dans le cadre du Digitized Sky Survey 2, par Hubble et le Large Binocular Telescope Observatory (LBTO). On y découvre une des nébuleuses les mieux connues et les plus facilement observables. C’est parti pour un voyage en direction de la nébuleuse de la Lyre. 

    Lire la suite

  • Le 10.11.2017 Nice. Une trombe agite les réseaux sociaux

    Ce jeudi matin au large de Nice, une impressionnante trombe s’est formée à quelques milles du port. Elle a été photographiée par de nombreux internautes.

    Une Méditerranée encore chaude, un front de nuages et de pluies qui induit une brutale chute de la température de l’air, et voici les conditions réunies pour la formation de trombes au-dessus de la mer. L’automne est donc une période propice pour l’apparition de ces phénomènes souvent violents (rappelons qu’une trombe est la version marine de la tornade terrestre).

    Ça a été le cas ce jeudi matin, au large de Nice. Bien visible, cet impressionnant vortex a été photographié et partagé sur les réseaux sociaux par de nombreux Niçois.

    Nice une trombe fait fumer les reseaux sociaux 0

     

    De nombreuses trombes ont d’ailleurs été signalées ces derniers jours sur les côtes méditerranéennes, en Grèce, sur la Côte d’Azur mais aussi en Corse

    Ces tourbillons qui s’étendent du front nuageux jusqu’à la surface de l’eau, dont la violence est matérialisée par ce qu’on appelle le « buisson » (la base de la trombe, mélange d’air et d’embruns soufflés par le vent), peuvent durer jusqu’à une trentaine de minutes.​

    Réputées moins puissantes que leurs cousines terrestres, les trombes peuvent tout de même générer des vents de plus de 200 km/h. Inutile, donc, de recommander la plus grande prudence, que ce soit e mer ou sur le littoral à l’approche d’un tel phénomène.

    Notez que l’on peut aussi en observer en Manche. En août 2016, quatre trombes avaient ainsi été observées dans la baie du Mont-Saint-Michel, entre Chausey et Granville.

    Sachez enfin qu’une trombe peut parfaitement se transformer en tornade en touchant la côte.​

     

     

     

    Lire la suite

×