Actualité astronomie et météo

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  • Le 10.11.2017 Nice. Une trombe agite les réseaux sociaux

    Ce jeudi matin au large de Nice, une impressionnante trombe s’est formée à quelques milles du port. Elle a été photographiée par de nombreux internautes.

    Une Méditerranée encore chaude, un front de nuages et de pluies qui induit une brutale chute de la température de l’air, et voici les conditions réunies pour la formation de trombes au-dessus de la mer. L’automne est donc une période propice pour l’apparition de ces phénomènes souvent violents (rappelons qu’une trombe est la version marine de la tornade terrestre).

    Ça a été le cas ce jeudi matin, au large de Nice. Bien visible, cet impressionnant vortex a été photographié et partagé sur les réseaux sociaux par de nombreux Niçois.

    Nice une trombe fait fumer les reseaux sociaux 0

     

    De nombreuses trombes ont d’ailleurs été signalées ces derniers jours sur les côtes méditerranéennes, en Grèce, sur la Côte d’Azur mais aussi en Corse

    Ces tourbillons qui s’étendent du front nuageux jusqu’à la surface de l’eau, dont la violence est matérialisée par ce qu’on appelle le « buisson » (la base de la trombe, mélange d’air et d’embruns soufflés par le vent), peuvent durer jusqu’à une trentaine de minutes.​

    Réputées moins puissantes que leurs cousines terrestres, les trombes peuvent tout de même générer des vents de plus de 200 km/h. Inutile, donc, de recommander la plus grande prudence, que ce soit e mer ou sur le littoral à l’approche d’un tel phénomène.

    Notez que l’on peut aussi en observer en Manche. En août 2016, quatre trombes avaient ainsi été observées dans la baie du Mont-Saint-Michel, entre Chausey et Granville.

    Sachez enfin qu’une trombe peut parfaitement se transformer en tornade en touchant la côte.​

     

     

     

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  • Le 10.11.2017 Ce week-end : un temps très perturbé

    Pour votre week-end du 11 novembre, le temps restera très perturbé, avec de la pluie, du vent et de la neige en montagne.

    Le défilé des perturbations s'accélère ce week-end avec du mauvais temps sur les trois quarts du pays. Les températures seront de saison samedi avant de rebaisser à nouveau dimanche. Il neigera en abondance en montagne.

     

    Pluies et vents forts

    Samedi, les deux tiers nord de la France seront sous une pluie battante avec de fortes rafales de vent y compris dans les terres (70 à 90 km/h). Le grand sud-ouest sera aussi sous la grisaille avec des bruines. Seul un petit quart sud-est sera au sec avec un soleil passagèrement voilé. Le Mistral et la Tramontane soufflent modérément. Les températures sont assez douces malgré le ressenti maussade.

    Dimanche, les pluies passent au sud de la Loire et tombent du sud-ouest au Centre-est. Avec une baisse régulière des températures, la limite pluie-neige redescend vers 1200 m en journée puis 1000 m le soir. L'extrême sud-est conserve un temps sec mais le vent s'y renforce.

    Températures douces samedi puis en baisse dimanche

    Avec un vent orienté à l'ouest samedi, le flux océanique n'est pas froid et la neige tombe seulement au-dessus de 1600 m d'altitude. Mais dimanche, le vent tourne au nord et les températures baissent en cours de journée, avec un ressenti redevenant hivernal en soirée. La neige pourra retomber à plus basse altitude : 1400 m en journée puis 1000 m en soirée.

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  • Le 10.11.2017 Aujourd'hui : petites pluies et grisaille

    La perturbation de la veille arrivée par la Bretagne, s’étale maintenant sur l’ensemble du territoire mais elle apporte des pluies majoritairement faibles.

    FRANCE

    Toujours dans des valeurs de pression anticycloniques, la perturbation qui s’étale sur la France reste peu active. Elle apporte un ciel couvert, très nuageux, mais les précipitations restent faibles. Elles tombent sous forme de pluie fine ou de bruine tout au long de la journée avec donc une impression maussade et automnale sur les ¾ de la France. Par rapport à la veille, les températures retrouvent des valeurs de saison avec souvent 8 à 14°C l’après-midi. Au sud, de la région PACA à la Corse, l’instabilité de la veille a tendance à s’évacuer avec un temps plus calme et voilé.

    REGIONS

    De la Nouvelle-Aquitaine au Grand Est, les pluies intermittentes ont lieu tout au long de la journée avec des phases plus sèches mais toujours couvertes.

    De la Bretagne aux Hauts-de-France en passant par l’Île-de-France, les pluies sont plutôt rares en matinée avec de la grisaille généralisée. Au cours de l’après-midi, quelques trouées peuvent se former mais les pluies peuvent s’intensifier progressivement.

    De l’Occitanie à l’Auvergne-Rhône-Alpes, les pluies intermittentes faibles arrivent en milieu de journée avec là-aussi un ciel couvert.

    De la région PACA à la Corse, les averses de la veille s’évacuent en mer avec un temps plus sec. Les nuages sont de plus en plus abondants au cours de l’après-midi.

    TEMPERATURES

    En matinée les gelées sont très localisées et assez faibles entre le Massif central et le Jura. Partout ailleurs, une légère douceur a été conservée par les nuages abondants avec souvent 5 à 10°C du nord au sud. Au cours de l’après-midi, l’ambiance se radoucie par l’ouest avec des températures rejoignant les valeurs de saisons avec 12°C à Lille, 14°C à Brest, 15°C à Paris et à Arcachon et 18°C à Toulon.

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  • Le 10.11.2017 Une fin de semaine pluvieuse et venteuse

    Des conditions très perturbées vont se mettre en place cette fin de semaine. D'ici là, de faibles précipitations vont déjà se produire  jeudi 9 et vendredi 10 novembre, associées à des perturbations océaniques relativement peu actives. Elles épargneront une partie du pourtour méditerranéen (Languedoc-Roussillon, ouest Provence) soumise au mistral et la tramontane. En montagne, les précipitations vont soit disparaître (Massif central, Alpes) soit s'atténuer, avec une nette remontée de la limite pluie/neige entre jeudi et vendredi, comme sur les Pyrénées.

    Ce week-end, une perturbation active va traverser le pays. Cette dernière est le résidu de l'ex-tempête tropicale « Rina » qui, après s'être formée sur le centre Atlantique, a été reprise dans le flux d'ouest des latitudes tempérées.
     

    Animation de la pression au niveau de la mer, du vent, de la nébulosité (en ocre) et des précipitations prévues par le modèle ARPEGE du jeudi 9 novembre 2017 à 12 h UTC au lundi 13 novembre 2017 à 6 heures, par pas de temps de 6 heures

    Animation de la pression au niveau de la mer, du vent, de la nébulosité (en ocre) et des précipitations prévues par le modèle ARPEGE du jeudi 9 novembre 2017 à 12 h UTC au lundi 13 novembre 2017 à 6 heures, par pas de temps de 6 heures - © Météo-France.
    (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

    Samedi pluvieux mais assez doux

    Samedi matin, la pluie gagnera rapidement les régions au nord de la Loire ; elle sera plus soutenue au nord de la Seine. Les nuages occuperont déjà une majeure partie du territoire à l'exception des régions méditerranéennes et des Alpes du sud . Dans l'après-midi, les pluies gagneront les régions sud (sauf le pourtour méditerranéen). Elles seront assez faibles dans le Sud-Ouest, plus marquées du Massif central au nord des Alpes. Quelques éclaircies reviendront alors sur le Nord-Pas-de-Calais. Un redoux temporaire en moyenne montagne, accompagné de pluies significatives (localement plus de 50 mm sur l'ouest du Massif central, les Pyrénées ou le Jura), fera fondre la neige tombée les jours précédents. Il faudra monter au-dessus de 1800 m sur les Alpes, 2000 m sur les Pyrénées pour voir la neige tomber en abondance.

    Les vents d'ouest souffleront sur l'ensemble des littoraux avec des rafales à 70 km/h, voire 80 à 90 km/h pour la tramontane.

    Sous les fortes pluies, le mercure ne dépassera pas 9 à 13 °C du Massif central aux frontières du nord et de l'est. Il fera 14 à 17 °C sur les rivages de l'Atlantique et 17 à 19 °C près de la Grande Bleue.

     

    Dimanche plus frais et plus variable par le nord

    Le flux s'orientera au nord-nord-ouest favorisant un net rafraîchissement de la masse d'air par le nord. 

    La perturbation pluvieuse, toujours active, viendra se bloquer du Sud-Ouest au Centre-Est. La limite pluie/neige rcommencera à s'abaisser  du Jura aux Hautes-Alpes en journée (entre 1200 et 1800 m),  pour atteindre 500 à 1000 m en soirée du nord au sud.

    À l'avant, mistral et surtout tramontane se renforceront en Méditerranée (rafales entre 80 et 100 km/h), mais n'empêcheront pas quelques débordements nuageux à l'ouest du Rhône notamment et quelques averses sur la Corse-du-Sud. Le soleil se montrera plus vaillant en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

    À l'arrière, un ciel variable dans une masse d'air plus frais gagnera les régions du nord et de l'ouest. Il fera même plutôt  beau de la Bretagne et de la Normandie au Centre-Val de Loire et jusqu'au Poitou-Charentes tandis que les éclaircies seront entrecoupées d'averses du Bassin parisien aux frontières nord, avec des averses neigeuses dès 300 ou 400 m vers les Vosges ou les Ardennes.
    Il fera en conséquence nettement plus frais au nord de la Loire avec 7 à 13 °C d'est en ouest (10 °C à Paris) alors qu'une certaine douceur se maintiendra du Sud-Ouest (15 à 16 °C) au littoral méditerranéen (17 à 20 °C).

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  • Le 8.11.2017 Une semaine fraîche

    Après un début novembre dans la douceur, le temps s'est bien rafraîchi depuis le week-end dernier. Mardi 7 novembre,  les gelées matinales étaient d'ailleurs assez fréquentes avec localement les premières fortes gelées de la saison en plaine. Ce temps  frais va persister toute la semaine, avec notamment un épisode neigeux à basse altitude mercredi sur le massif central. Après un jeudi  et un vendredi plus calmes, le temps se dégradera franchement ce week-end, marqué par des passages pluvieux actifs . 

     

    Mardi 7 : gelées fréquentes, localement fortes 

    A la faveur d'un ciel nocturne dégagé, les gelées étaient assez fréquentes  mardi matin. Par endroit, il s'agit du premier jour de gel de la saison, comme à :

     

    Bordeaux avec -1,5 °C, légèrement en avance sur la date moyenne du premier jour de gel (11 novembre)
    Angers, avec -1,0 °C, proche de la date moyenne de premier jour de gel (9 novembre)
    Le Mans, avec -3,1 °C, légèrement en retard sur la date moyenne de première occurrence de gel (30 octobre).

    Carte des températures minimales sur la France métropolitaine mardi 7 novembre 2017

    Températures minimales observées sur la France métropolitaine le mardi 7 novembre 2017 
     

     

    On a par ailleurs observé localement les premières fortes gelées* en plaine :

    -6,7 °C à Romorantin (41)

    -6,1 °C à Raignac (37)

    -5,9 °C à Chaillac (36)

    -5,0 °C à Montluçon (03)

    Mercredi 8 : très frais avec de la neige à basse altitude près du massif central 

    Souvent très grise et fraîche, la journée de mercredi verra deux perturbations intéresser  le pays. La première, en provenance de Bretagne, aura gagné les régions centrales, et notamment le massif central et ses abords, où il neigera à basse altitude. Quelques centimètres de neige sont attendus du Limousin à l'Aveyron au-dessus de 500 m. La seconde perturbation, de retour par l'est, donnera quant à elle de légères pluies des Ardennes à la Franche-Comté. Sous cette nébulosité marquée et ces précipitations, les températures seront dignes d'un mois de décembre.

     

    Animation de la pression au niveau de la mer, des précipitations prévues en bleu et nébulosité en ocre, du mardi 07 à 06 h UTC au lundi 13 novembre 2017 à 06 h UTC par pas de temps de 6 heures

    Animation de la pression au niveau de la mer, des précipitations prévues en bleu et nébulosité en ocre, du mardi 07 à 06 h UTC au lundi 13 novembre 2017 à 06 h UTC par pas de temps de 6 heures. © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.

    Jeudi 9 et vendredi 10 novembre : calme et frais

    Jeudi et vendredi,  les pressions, en hausse, génèreront un temps souvent gris mais avec peu ou pas de précipitations. Vendredi après-midi , le temps devrait toutefois devenir plus franchement pluvieux au nord de la Seine. Les régions méditerranéennes devraient être  plus favorisées au cours de ces deux jours où mistral et tramontane dégageront le ciel. L'île de beauté restera toutefois en proie à des averses. Les températures, en légère hausse, retrouveront peu à peu des valeurs de saison vendredi. 

     

    Week-end  perturbé

    Ce week-end, dans des courants de nord-ouest de plus en plus dépressionnaires, une ou plusieurs perturbations devraient circuler sur le pays. Des passages pluvieux seront donc à prévoir, avec probablement des cumuls significatifs de précipitations près du relief. En montagne, la neige devrait tomber d'abord à des altitudes assez élevées samedi, avant une baisse de la limite pluie-neige par le nord dimanche. Le soleil devrait bien résister près de la Méditerranée.

     

     

    * Températures minimales inférieures ou égales à -5 °C. 

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  • Le 8.11.2017 Climat Monde : 2017, parmi les 3 années les plus chaudes jamais observées

    Lundi 6 novembre, à moins de deux mois de la fin d'une année 2017 marquée par de nombreux phénomènes climatiques extrêmes, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié sa déclaration provisoire sur l'état du climat mondial en 2017.

     

    L'OMM indique que la température à la surface du globe, moyennée sur les neufs premiers mois de 2017, dépasse de 1,1 °C celle de l'époque préindustrielle. Si 2016, qui a connu d'un puissant épisode El Niño, devrait  conserver le titre d'année la plus chaude jamais enregistrée, 2017 et 2015 se disputent les 2e et 3e places au classement. En outre, la séquence 2013 - 2017 devrait constituer la période de cinq années consécutives la plus chaude jamais enregistrée.

     

    D'après une estimation préliminaire de janvier à septembre 2017, la température moyenne en surface présente une anomalie positive de  0,47 °C par rapport à la normale calculée pour la période 1981–2010* (14,31 °C) ). Cela représente environ 1,1 °C de plus que durant les années 1880–1899 de l'ère préindustrielle. 2017 devrait être l'année la plus chaude sans phénomène El Niño jamais observée.

     

    La température n'est pas le seul paramètre à varier sous les effets des changements climatiques. Sécheresses et inondations ont touchées de nombreuses parties du globe cette année. L'étendue de la banquise arctique a encore battu des minima record. La température de surface et l'acidification des mers et océans sont elles aussi encore proches des records. Le taux d'accroissement des gaz à effet de serre n'a jamais été aussi élevé. L'Atlantique Nord a connu une saison cyclonique très active, avec une énergie cyclonique cumulée (ACE) qui avait déjà atteint en septembre la valeur la plus élevée jamais constatée. 

    Pour en savoir plus sur l'état du climat mondial en 2017, consulter l'intégralité de la déclaration de l'OMM.

     

    En France métropolitaine,  2017 pourrait aussi figurer parmi les cinq années les plus chaudes. Sur les 10 premiers mois la température moyenne a dépassé de 1 °C la normale de référence calculée sur 1981-2010. Pour en savoir plus , consulter notre premier bilan provisoire (janvier à octobre) pour 2017.

     

    Anomalies de la température moyenne annuelle à l'échelle du globe par rapport à la période 1981-2010 entre 1950 et 2017

    Anomalies de la température moyenne annuelle à l'échelle du globe (par rapport à la période 1981–2010) entre 1950 et 2017. Source : déclaration provisoire sur l'état du climat mondial en 2017 de l'OMM.

     

    * l'OMM prend désormais comme référence la période 1981-2010, contre 1961-1990 précédemment, ce qui est plus représentatif des conditions climatiques actuelles.

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  • Le 6.11.2017 Aujourd'hui : assez froid, tempête de mistral

    Un temps assez froid et plus sec se met en place sur les ¾ du pays. Dans le sud-est, les conditions météo sont plus instables avec des vents violents en Méditerranée.

    FRANCE

    Du nord de l'Aquitaine aux côtes de la Manche jusqu'en Alsace, le temps est variable et reste sec. Au pied des Pyrénées, sur le Massif-Central, les Alpes et le Jura, le ciel est menaçant avec des averses de neige dès 700 à 1000 mètres. Enfin dans le sud-est, mistral et tramontane soufflent violemment jusqu'à 130 km/h. Le soleil brille en Languedoc-Roussillon. Le temps est en revanche plus instable en Provence côte d'Azur et des orages éclatent en Corse.

     

    REGIONS

    Dans le nord-ouest, les éclaircies l'emportent le matin après la dissipation de quelques brouillards. Puis le ciel se couvre sur le Finistère l'après-midi.

    Dans le nord-est, le ciel est peu nuageux sur les Hauts-de-France alors que la grisaille persiste jusqu'en milieu de journée sur le Grand-Est.

    En région parisienne, après la dissipation de de nuages bas et des brouillards matinaux parfois très tenaces à l'est de Paris, il fait assez beau mais la fraîcheur reste marquée.

    Sur le Centre-Est, le temps est menaçant le matin avec quelques averses de neige sur les Alpes et l'Auvergne ainsi que sur le Jura dès 700 à 1000 mètres.Le vent du Nord souffle fort jusqu'à 120 km/h sur le plateau ardéchois et dans la vallée du Rhône et accentue la sensation de froid. L'après-midi, les éclaircies reviennent au sud de Lyon alors que les nuages restent nombreux ailleurs.

    Dans le sud-ouest, le ciel reste bouché au pied des Pyrénées avec quelques flocons dès 1000 mètres d'altitude. Des averses se produisent en Aquitaine alors que les éclaircies s'imposent ailleurs après la dissipation des brouillards.

    Enfin dans le sud-est, mistral et tramontane soufflent en tempête jusqu'à 130 km/h avec du soleil en Languedoc-Roussillon alors que des averses orageuses se déclenchent l'après-midi en Corse.

    Retrouvez ici les prévisions pour PACA et la Corse.

     

    TEMPERATURES

    Ce matin, les gelées sont nombreuses sur le centre et le nord du pays. Près de la Méditerranée, les minimales se situent entre 6 et 10°C. L'après-midi, il fera froid du Grand-Est à Rhône-Alpes avec 8°C seulement, un niveau de mi-décembre. Près de l'Atlantique et de la Méditerranée, on attend de 12 à 15°C. D'une manière plus générale, les températures seront inférieures de 2 à 5°C aux normales de saison.

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  • Le 6.11.2017 Semaine : grande fraîcheur et giboulées

    Cette semaine, la fraîcheur est d'actualité. Le temps est fréquemment instable avec des averses ou des giboulées. Il neigera souvent en montagne.

    L'anticyclone des Açores replié sur l'Atlantique, les perturbations descendant des îles britanniques vers l'Italie traversent souvent la France. Elles sont entrecoupées d'embellies temporaires. Le vent du Nord accentue la sensation de grande fraîcheur et les gelées sont fréquentes.

     

     

    Une météo instable

    Lundi, le temps est instable des Pyrénées à l'Auvergne Rhône-Alpes avec des averses et de la neige dès 900 mètres. Du Roussillon à la Provence, des éclaircies se développeront. Mistral et tramontane soufflent violemment jusqu'à 120 km/h. Sur le reste du pays, le temps est plus calme mais frais avec des gelées le matin. Mardi, une perturbation apportera des pluies dans l'ouest alors que les éclaircies s'imposeront ailleurs après la dissipation des brouillards. De mercredi à vendredi prochain, on retrouvera un temps instable sur l'ensemble du pays avec de la neige en montagne dès 1000 mètres en montagne et des averses ou des giboulées ailleurs.

     

    Fraîcheur marquée

    Avec un vent orienté au Nord il fait frais toute la semaine. Le matin les gelées sont au rendez-vous sur une grande partie du pays excepté près des littoraux. Les après-midi sont fraîches avec des températures généralement comprises entre 10°C de moyenne au nord et 13°C au sud jusqu'à 15°C près de la Méditerranée. On se situera généralement 3°C en dessous des normales de saison.

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  • Le 6.11.2017 Italie et Balkans : pluies intenses et tempête

    Une dépression se creuse sur l'Italie. Alimentée à la fois en air saharien remontant du Maghreb et d'air polaire descendant de Scandinavie, tous les éléments sont réunis pour provoquer des intempéries.

    La période de temps très sec qui concerne depuis début septembre l'Italie prend brutalement fin avec le retour de pluies orageuses ponctuellement torrentielles. Ces pluies tombant sur un sol très sec présentent des dangers.

     

     

    Pluies intenses et risques d'inondations en Italie

    Jusqu'à mardi, de très fortes précipitations se produisent sur l'ensemble de la péninsule italienne. Ces fortes pluies survenant sur des sols très secs peuvent entraîner une brusque montée du débit des cours d'eau descendant des Alpes et des Apennins, avec un risque élevé de crues ou d'inondations dans les zones de plaines.

    En bord de mer, des trombes marines sont attendues. En Adriatique, une forte houle avec des vagues de 3 à 4 mètres pourrait occasionner des submersions littorales dans la région de Venise qui pourrait être touchée par un épisode d'"acqua alta" .

     

    Tempête sur les Balkans

    Cette dépression frappe entre lundi soir et mercredi une partie des Balkans, la Croatie et la Slovénie surtout. Sur ces pays les cumuls de pluies pourront atteindre entre 150 et 300 mm en 48 heures, faisant craindre des débordements et des inondations. Sur la côte dalmate, la vent du Sud (appelé Jugo) se lève lundi et atteindra les 100 km/h. Ponctuellement, dans les zones les plus exposées, des pointes à 130 km/h sont même possibles.

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  • Le 5.11.2017 Demain : assez froid, tempête de mistral

    Un temps froid et plus sec se met en place sur les ¾ du pays. Dans le sud-est, les conditions météo sont plus instables avec des vents violents en Méditerranée.

    Du nord de l'Aquitaine aux côtes de la Manche jusqu'en Alsace, le temps est variable et reste généralement sec. Au pied des Pyrénées, sur le Massif-Central, les Alpes et le Jura, le ciel est menaçant avec des averses de neige dès 700 à 1000 mètres. Enfin dans le sud-est, mistral et tramontane soufflent violemment jusqu'à 120 km/h. Le soleil brille en Languedoc-Roussillon. Le temps est en revanche plus instable en Provence côte d'Azur et des orages éclatent en Corse.

     

    REGIONS

    Dans le nord-ouest, les éclaircies l'emportent le matin après la dissipation de quelques brouillards. Puis le ciel se couvre sur le Finistère l'après-midi.

    Dans le nord-est, le ciel est peu nuageux sur les Hauts-de-France alors que la grisaille persiste jusqu'en milieu de journée sur le Grand-Est.

    En région parisienne, après la dissipation de quelques brouillards matinaux, il fait assez beau mais la fraîcheur reste marquée.

    Sur le Centre-Est, le temps est menaçant le matin avec quelques averses de neige sur les Alpes et l'Auvergne ainsi que sur le Jura dès 700 à 1000 mètres. Le vent du Nord souffle fort jusqu'à 110 km/h sur le plateau ardéchois et dans la vallée du Rhône et accentue la sensation de froid. L'après-midi, les éclaircies reviennent au sud de Lyon alors que les nuages restent nombreux ailleurs.

    Dans le sud-ouest, le ciel reste bouché au pied des Pyrénées avec quelques flocons dès 1000 mètres d'altitude. Des averses se produisent en Aquitaine alors que les éclaircies s'imposent ailleurs après la dissipation des brouillards.

    Enfin dans le sud-est, mistral et tramontane soufflent en tempête jusqu'à 120 km/h avec du soleil en Languedoc-Roussillon alors que des averses orageuses se déclenchent l'après-midi en Corse.

     

    TEMPERATURES

    Le matin, les gelées seront nombreuses sur le centre et le nord du pays. Près de la Méditerranée, les minimales iront de 6 à 10°C. L'après-midi, il fera froid du Grand-Est à Rhône-Alpes avec 8°C seulement, un niveau de mi-décembre. Près de l'Atlantique et de la Méditerranée, on attend de 12 à 15°C. D'une manière plus générale, les températures seront inférieures de 5°C aux normales de saison.

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  • Le 5.11.2017 Aujourd'hui : chute des températures

    Le retour de la neige en montagne, du mistral et de la tramontane en Méditerranée ainsi que la chute des températures sont les éléments marquants de la météo de dimanche.

     

    FRANCE

    La perturbation arrivée hier par l'ouest atteint l'est du pays où elle s'accompagne de pluies, parfois fortes et orageuses en Provence côte d'Azur et en Corse le matin. Il neige dès 1000 mètres sur les Pyrénées, le Jura, le Massif-Central et les Alpes. De l'Aquitaine aux Ardennes jusqu'aux côtes de la Manche, le temps est  moins maussade mais les averses sont  fréquentes avec des giboulées près de la Manche. Après un samedi encore assez doux, ce dimanche marque le retour de la fraîcheur en raison de l'orientation du vent au Nord.

     

     

    REGIONS

    Dans le nord-ouest, le temps est instable de la Bretagne à la Normandie avec des averses de grésil. Le vent du Nord qui souffle jusqu'à 70 km/h accentuera la sensation de froid en bord de mer.

    Dans le nord-est, des éclaircies reviennent sur les Hauts-de-France mais il faut néanmoins craindre quelques averses de grésil. Sur le Grand-Est, le temps reste maussade la majeure partie de la journée avec de la neige dès 900 mètres sur les Vosges.

    En région parisienne, le temps est changeant avec une alternance de nuages et d'éclaircies. Le risque d'averses est limité.

    Sur le Centre-Est, cette journée est  marquée par du mauvais temps à l'est du Rhône et de la Saône avec beaucoup de neige en montagne à partir de 1000 mètres. En Auvergne et en Bourgogne, quelques éclaircies apparaissent.

    Dans le sud-ouest, de fortes averses parfois orageuses accompagnées de bourrasques de vents à 80 km/h se produisent de l'Aquitaine aux Pyrénées avec d'abondantes chutes de neige dès 1000 mètres en montagne.

    Enfin dans le sud-est, le Languedoc-Roussillon retrouve des éclaircies alors que de fortes pluies orageuses se déclenchent en Provence côte d'Azur et en Corse en tout début de matinée. Mistral et tramontane soufflent de plus en plus fort avec des rafales tempétueuses dans la nuit de dimanche à lundi.

     

    TEMPERATURES

    Ce matin, les températures sont comprises entre 3 et 10°C, jusqu'à 17°C en côte d'Azur et en Corse. C'est cet après-midi que la chute des températures se fera le plus sentir par rapport à hier. On attend de 10°C de moyenne au nord à 12°C dans le sud avec des maximales de 15 à 20°C entre la côte d'Azur et la Corse. On se situera 2°C en dessous des normales de saison.

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  • Le 5.11.2017 MÉTÉO ALERTE ORANGE

    COMMUNIQUÉ SPECIAL

    Situation

    L'irruption d'air froid depuis les îles britanniques vers l'Italie et une mer Méditerranée encore assez douce provoquent la formation d'une dépression sur le golfe de Gênes, qui aura tendance à se décaler sur la Corse. Ce phénomène entraînera l'enroulement de pluies orageuses sur la Corse jusqu'à mardi, et canalisera le violent Mistral dans le Golfe du Lion.

    Observation

    Ce matin, es vents les plus forts ont atteint 158 km/h au cap Béar (66), 110 km/h à Caixas (66), 105 km/h au Dramont (83) et à Saint-Paul-de-Fenouillet (66). Ce dimanche à 12 heures, les vents faiblissent provisoirement avant un net renforcement prévu à partir de la fin de journée.

    Evolution

    De dimanche soir à lundi soir, tramontane, mistral dans le sud-est...

     

    Tempête au sud-est, forts orages en Corse

    2 DÉPARTEMENTS EN ALERTE ORANGE

    BOUCHES-DU-RHÔNE (13), VAUCLUSE (84).

    2 DÉPARTEMENTS EN RISQUE IMPORTANT

    CORSE-DU-SUD (2A), HAUTE-CORSE (2B).

    7 DÉPARTEMENTS EN RISQUE IMPORTANT

    ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE (04), ARDÈCHE (07), AUDE (11), DRÔME (26), GARD (30), PYRÉNÉES-ORIENTALES (66), VAR (83).

    Situation

    L'irruption d'air froid depuis les îles britanniques vers l'Italie et une mer Méditerranée encore assez douce provoquent la formation d'une dépression sur le golfe de Gênes, qui aura tendance à se décaler sur la Corse. Ce phénomène entraînera l'enroulement de pluies orageuses sur la Corse jusqu'à mardi, et canalisera le violent Mistral dans le Golfe du Lion.

    Observation

    Ce matin, es vents les plus forts ont atteint 158 km/h au cap Béar (66), 110 km/h à Caixas (66), 105 km/h au Dramont (83) et à Saint-Paul-de-Fenouillet (66). Ce dimanche à 12 heures, les vents faiblissent provisoirement avant un net renforcement prévu à partir de la fin de journée.

    Evolution

    De dimanche soir à lundi soir, tramontane, mistral dans le sud-est et vents violents en Corse soufflent en tempête avec des rafales jusqu’à 120 - 130 km/h en plaine du Roussillon, basse vallée du  Rhône et en Provence. Des pointes à 150 km/h sont même possibles sur les caps et côtes traditionnellement exposés.  A cause de cette tempête, le ressenti sera glacial lundi matin. A Perpignan, avec 7°C attendus et un vent de 100  km/h, le ressenti sera proche de -2. A Marseille avec 6°C au thermomètre, le ressenti avoisinera -5. Enfin à Montélimar, le ressenti sera proche de -7 avec une température sous abri de 5°C et des rafales à 120 km/h.

    Enfin la Corse reste confrontée au risque d'orages en raison de la présence de cette dépression très creuse et peu mobile sur la zone, tandis que des retours d'est (pluies et orages avec neige dès 1400 m d'altitude) pourraient concerner la Côte d'Azur.

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  • Le 4.11.2017 Suivi a 17h00 Diffusion bulletins d Alerte. Alerte orange maintient de nive

    Le 4.11.2017

    Suivi a 17h00 Diffusion bulletins d Alerte.

    Alerte orange maintient de niveaux 3 pour le départements de l'Hérault, le Gard et le sud de la Lozère.

    Épisode pluvio orageux,épisode cévenol.

    Risques de forte pluie avec un cumul alant j usqua 200 mnm part endroits avec un des orages pouvant être modéré à violent.Les rafales de vents sous les orages pourront atteindre j usqua 100 km.h de secteurs de sud à sud Ouest à sud Est.

    L'épisode pluvio orageux durera à partir de 21h00 j'usqua 1h00 du matin pour ensuite s'évacuer sur la région Rhône-alpes pour le reste de la nuit prochaine vers 2h00 du matin.

    Soyez prudent,ne sortez de chez vous que si nécessaire durant cette épisode pluvio orageux sur les départements concerné pour cette nuit.

    Plus d info sur notre site Web.

    Astro Photo Météo 53
    Numéro de siren : 830 195 442
    Numéro de siret : 830 195 442 00017

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  • Le 4.11.2017 Diffusion bulletins d Alerte. Alerte orange de niveaux 3

    Le 4.11.2017

    Diffusion bulletins d Alerte.

    Alerte orange de niveaux 3 pour le départements de l'Hérault, le Gard et le sud de la Lozère.

    Épisode pluvio orageux,épisode cévenol.

    Risques de forte pluie avec un cumul alant j usqua 150 mnm part endroits avec un des orages pouvant être modéré à violent.Les rafales de vents sous les orages pourront atteindre j usqua 100 km.h de secteurs de sud à sud Ouest à sud Est.

    L'épisode pluvio orageux durera à partir de 21h00 j'usqua 2h00 du matin pour ensuite s'évacuer sur la région Rhône-alpes pour le reste de la nuit prochaine.

    Soyez prudent,ne sortez de chez vous que si nécessaire durant cette épisode pluvio orageux sur les départements concerné pour cette nuit.

    Plus d info sur notre site Web.

    Astro Photo Météo 53
    Numéro de siren : 830 195 442
    Numéro de siret : 830 195 442 00017

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  • Le 03.11.2017 Une planète monstre découverte près d'une étoile naine

    La découverte d'une Jupiter chaude, l'exoplanète NGTS-1b, rend perplexes les astrophysiciens. En effet, celle-ci est bien trop grosse pour sa naine rouge de type M, ce qui va conduire à une révision des modèles de formation des planètes.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • NGTS-1b est une exoplanète située à environ 600 années-lumière de la Terre et orbitant autour d’une naine rouge de type M.
    • De la taille de Jupiter et possédant 80 % de sa masse environ, NGTS-1b est bien trop grosse pour avoir pu naître autour de son étoile, moins lumineuse que le Soleil avec la moitié de sa masse et celle de son rayon, d'après les modèles de formation des planètes. Les astrophysiciens doivent revoir leur copie.

    Lorsque l'annonce de la découverte de 51 Pegasi b  a été faite en 1995, beaucoup d'astrophysiciens ont été surpris car il n'était pas très courant d'envisager des processus de migration planétaire capables d'aboutir à l'existence des Jupiter chaudes comme cette exoplanète, la première découverte autour d'une étoile de la séquence principale (mais pas la première exoplanète découverte).

    Les spécialistes de la cosmogonie planétaire ont donc dû dépoussiérer leurs cartons pour considérer et développer des modèles de formation de géantes gazeuses capables de rendre compte de l'existence des nombreux cas que l'on allait découvrir par la suite, que ce soit avec la méthode des transits planétaires ou celle des vitesses radiales.

    Or, voici qu'une équipe internationale d'astronomes des universités de Warwick, Leicester, Cambridge, de la Queen's University Belfast, de l'observatoire de Genève, du DLR Berlin et de l'Universidad de Chile vient d'annoncer qu'elle venait de faire la découverte d'une autre Jupiter chaude qui bouleverse à nouveau la cosmogonie et qui va forcer les planétologues à revoir leur copie, comme on peut le voir dans un article déposé sur arXiv.

    Une vidéo de présentation du Next-Generation Transit Survey (NGTS). Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © European Southern Observatory (ESO)

    Le premier objet découvert par le Next-Generation Transit Survey (NGTS)

    La découverte est doublement stupéfiante :

    • d'abord parce qu'il s'agit d'une exoplanète dont la taille est la plus grande découverte relativement à son étoile hôte, tellement qu'elle ne cadre pas avec les scénarios standard de la formation des géantes gazeuses ;
    • ensuite, parce que cet oiseau rare est le premier découvert par un nouvel instrument : le Next-Generation Transit Survey, ou NGTS.

    Ce dernier est un ensemble de 12 télescopes de 20 cm de diamètre qui sont robotisés et entrés en service récemment à l'observatoire de Paranal de l'ESO, au nord du Chili. Il est spécialisé dans la détection des transits planétaires depuis le sol ; c'est donc un cousin de Kepler qui, lui, chasse avec la même technique des exoplanètes mais depuis l'espace.

    Le NGTS a pour mission de découvrir des planètes de la taille de Neptune, ainsi que des planètes dont le diamètre est compris entre deux et huit diamètres terrestres en surveillant en permanence la luminosité de centaines de milliers d'étoiles relativement brillantes du ciel austral.

    NGTS-1b, la Jupiter chaude qui ne devrait pas exister

    Située à environ 600 années-lumière de la Terre et orbitant autour d'une naine rouge de type M (ce genre d'étoile est majoritaire dans la Voie lactée), NGTS-1b est donc tombée récemment dans les filets des astronomes. On a pu déterminer sa masse en plus de son rayon en utilisant la méthode des vitesses radiales en complément. On sait donc que c'est une exoplanète de la taille de Jupiter, possédant 80 % de sa masse environ et bouclant son orbite en seulement 2,6 jours. Bien que la naine rouge soit moins lumineuse que le Soleil, avec la moitié de sa masse et de son rayon, comme la distance de NGTS-1b à son étoile est de seulement 3 % de celle de la Terre au Soleil, sa température moyenne est de 530 °C, soit 800 kelvins.

    Les chercheurs ont, pour le moment, beaucoup de mal à s'expliquer la présence d'une exoplanète aussi grosse par rapport à son étoile car les modèles de formation des systèmes planétaires indiquent que des petites étoiles ne devaient pas avoir assez de matière dans le disque protoplanétaire pour faire naître des géantes gazeuses. Il est vrai cependant que, même dans le cas du Système solaire, on ne comprend pas aussi bien qu'on le voudrait comment Jupiter et Saturne, tout comme Neptune et Uranus, ont pris naissance. Des processus d'instabilité gravitationnelle conduisant à un effondrement direct de certaines régions dans le disque protoplanétaire ont été considérés à plusieurs reprises. Peut-être que la découverte de NGTS-1b nous aidera à y voir plus clair. Il semble probable que celle-ci ne soit pas un cas isolé, pour avoir été repérée aussi vite et qu'elle soit aussi proche du Soleil.

    Esocast : comment les exoplanètes sont-elles détectées ?  Les découvertes d'exoplanètes, qui tournent autour d'autres étoiles, se multiplient. Les scientifiques de l’Eso (European southern observatory ou Observatoire européen austral) utilisent diverses techniques afin de les mettre en évidence. Les explications dans cet épisode d’Esocast. 

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  • 2.11.2017 CELA SE CONFIRME PLUIES DILUVIENNES EN LANGUEDOC ROUSSILLON ET DANS LES CÉVENNES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 NOVEMBRE

    ATTENTION: CONFIRMATION D’UN EPISODE CÉVENOL ET MÉDITERRANÉEN VIOLENT RAPIDE.

     

    Copie de LUN 6 NOV 12H CUMUL ECMWF_132_FR_APC_fr-FR_fr

    ALERTE VIGILANCE ORANGE CUMUL IMPORTANT DE PRÉCIPITATIONS PLUIES ET NEIGE ABONDANTES DU DIMANCHE 5 AU LUNDI 6 NOVEMBRE 22H. EPISODE CÉVENOL + NEIGE ABONDANTE A PARTIR DE 800 M. SURTOUT DANS LES ALPES DU NORD.

    CÉVENNES: CUMUL DE 100 A 150 LITRES PAR MÈTRE CARRE.

    RISQUE D’INONDATIONS DU TYPE ÉCLAIR DANS LES CÉVENNES. RISQUE DE CRUES ET D’INONDATIONS. DANGER !

    ALPES: UN VENT FROID VIOLENT VENANT DU NORD-EST.

    Samedi 4 et dimanche 5 novembre 2017 un court épisode méditerranéen et cévenol. Neige dans les Alpes du nord.

    D’autre part un violent Mistral attendu du dimanche 5 après midi au lundi 6 en soirée. Rafales de 100 à 130 km/h.

    CUMUL PRECIP JUSQUAU LUNDI 6 NOV ECMWF_144_FR_APC_fr-FR_fr

    CUMUL IMPORTANT DE LA NEIGE EN VERT

    CUMUL NEIGE ECMWF_156_FR_ASN_fr-FR_fr

    Un violent Mistral attendu du dimanche 5 après midi au lundi 6 en soirée. Rafales de 100 à 130 km/h.

    DIM 5 NOV 18H MISTRAL gfs+120-15300

    A suivre lors de mon prochain bulletin.

    RISQUE D’INONDATIONS RAPIDES?

    Article remis à jour le mardi 31 octobre à 9h30 

    A SUIVRE SUIVANT L’EVOLUTION DE CETTE DÉPRESSION

    SAM 5 NOV 6H gfs+126-15300

    SAM 5 NOV 12H gfs+132-15300

    ECMWF_132_FR_SFC_fr-FR_fr

     

  • Le 02.11.2017 Record de sécheresse au mois d'octobre, le Gers en restriction d'eau

    Le Préfet du Gers attire l’attention de tous sur la nécessité d’utiliser l’eau de manière raisonnée et économe. / © MAXPPP

    Octobre 2017 restera dans les annales de Météo-France comme un mois particulèrement sec dans la région. 2 arrêtés sécheresse sont actuellement en cours dans le Gers. 

    12 litres d'eau tombés sur la plaine toulousaine : soit un déficit de 80%. Ce mois d'octobre se classe au 4ème des plus secs depuis le début des observations de Météo-France. 
    Associé à ce temps sec et anticyclonique, l’ensoleillement a atteint un niveau très élevé, avec 197 heures de soleil en Haute-Garonne, soit un bonus de 52 heures par rapport à la normale.
    Du côté des températures dans le département, Météo-France a enregistré des valeurs supérieures de 1,5 degré aux valeurs habituelles d’octobre, avec une moyenne de 11,5°C pour les minimales et de 21,6°C pour les maximales. Ces températures permettent à ce cru 2017 d’entrer dans le top 10 des mois d’octobre les plus chauds, assez loin cependant des années 2001 et 2014 qui avaient dépassé la normale de 3 degrés.
     

    Les prélèvement d'eau destinés à l'irrigation réglementés


    Le Gers département voisin a lui aussi bénéficié d'un ensoleillement record associé à de faibles précipitations. Résultat : 2 arrêtés sécheresse sont actuellement en cours dans ce département. Les prélèvements d'eau destinés à l’irrigation et au remplissage des plans d’eau à partir des cours d’eau du département sont strictement réglementés. Et ça n'est pas nouveau, cette situation dure déjà depuis le 28 juin dernier. Le préfet a donc prolongé son arrêté sécheresse. 
    La préfecture indique : « Compte tenu que depuis la fin de la période estivale les précipitations sont restées très en deçà des normales sur l’ensemble du département et que ce déficit conjugué à la sécheresse de ces derniers mois prolonge le tarissement des cours d’eau, le préfet du Gers a décidé de proroger l’arrêté du 28 juin ». Les mesures d’interdiction se poursuivent jusqu’au 30 novembre.

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  • Le 02.11.2017 CO2 dans l'atmosphère : une concentration record

    Avec 403 parties par million (ppm) de CO2 dans l'atmosphère en 2016, un record est battu, qui datait de plusieurs millions d'années. Pour réduire les conséquences, il serait judicieux de modérer nos émissions de gaz à effet de serre.

    La concentration dans l'atmosphère du dioxyde de carbone (CO2), responsable du réchauffement climatique, a atteint un niveau record en 2016. Ce n'est pas une révélation, puisque les scientifiques ont tiré cette conclusion de leurs patientes recherches dans les carottes de glace, mais c'est le message du dernier rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui met en garde contre « une hausse dangereuse de la température ».

    « La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a trois à cinq millions d'années : la température était de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », en raison de la fonte des nappes glaciaires, a rappelé l'agence de l'ONU dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

    VOIR AUSSI :Vers un taux de CO2 jamais vu depuis 200 millions d’années

    Selon l'OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d'un puissant épisode El Niño », phénomène climatique qui apparaît tous les quatre ou cinq ans et se traduit par une hausse de la température de l'océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations.

    « Alors qu'elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone [...] a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145 % de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (avant 1750) », précise le rapport rendu public à Genève, siège de l'OMM.

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    L'évolution de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre en une trentaine d'années. © Simon Malfatto, Paz Pizarro, AFP

    L'évolution de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre en une trentaine d'années. © Simon Malfatto, Paz Pizarro, AFP 

    La hausse des températures au-delà de l'Accord de Paris

     

    Il s'agit du « niveau le plus élevé depuis 800.000 ans », souligne le document. Les chercheurs ont en effet « des mesures fiables, directes » de taux de concentration qui remontent à 800.000 ans, grâce à l'étude de bulles d'air préservées dans la glace au Groenland et en Antarctique, a expliqué aux journalistes la chef du département de recherche sur l'environnement atmosphérique de l'OMM, Oksana Tarasova. Mais, en examinant des matériaux fossilisés, l'OMM peut remonter encore plus loin dans le temps, bien qu'avec moins de précision, et dater au Pliocène moyen (trois à cinq millions d'années) de tels niveaux de CO2.

    « Si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, notamment de CO2, nous allons au-devant d'une hausse dangereuse de la température d'ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l'accord de Paris sur le climat », a averti le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas. « Mais il y a de l'espoir, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, soulignant toutefois que le CO2 persiste dans l'atmosphère pendant des siècles et dans l'océan encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l'avenir ».

    145 % du taux de CO2préindustriel.

    Pour Erik Solheim, chef de l'agence ONU-Environnement, « le temps presse »« Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d'être trop élevées et il faut renverser la tendance [...]. Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a-t-il dit. L'OMM a annoncé en mars que l'Arctique avait connu au moins à trois reprises l'hiver dernier l'équivalent polaire d'une vague de chaleur proche du dégel. En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s'est poursuivie et l'étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l'année.

    Des négociations sur le climat débutent la semaine prochaine à Bonn (Allemagne), sous l'égide de l'ONU, pour préparer la mise en place de l'Accord de Paris signé en 2015. Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis quittaient ce « mauvais accord », mais le retrait ne sera pas effectif avant trois ans.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Concentration de CO2 dans l'air : le point de non-retour

    Article de Nathalie Mayer publié le 30 septembre 2016

    Depuis la révolution industrielle, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'airaugmente en moyenne de quelque deux parties par million chaque année. En septembre 2016, elle a dépassé un seuil qui n'avait pas été atteint depuis plusieurs millions d'années. Un point de non-retour affirment les spécialistes.

    Traditionnellement, c'est vers la fin du mois de septembre que la concentration de CO2 dans l’airest la plus basse de l'année. Et à en croire les chiffres commentés par la Scripps Institution of Oceanography, la concentration la plus basse de 2016 dépasse le seuil - pas si symbolique que ça - de 400 parties par million (ppm) pour atteindre quelque 401 ppm.

    En 2013, des mesures réalisées à l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaï, avaient, pour la première fois depuis 3,5 millions d'années, rapporté une concentration supérieure à 400 ppm, l'espace d'une journée seulement. Le mois de mars 2015 (voir ci-dessous) avait quant à lui marqué une nouvelle étape, en affichant des concentrations supérieures à 400 ppm tout le mois durant.

    Selon les scientifiques, notre atmosphère semble bien avoir atteint un point de non-retour« Pour réduire la concentration de CO2 dans l'air, il ne suffira pas de développer des énergies renouvelables. Il nous faudra aussi trouver des moyens pour capturer le dioxyde de carbone que nous avons émis dans l'atmosphère », assure David Black, professeur à l'université de Stony Brook, à New York.


    Un taux de concentration de CO2 record

    Article initial de Jean-Luc Goudet, paru le 08/05/2015

    Selon la NOAA, le taux de concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a, en mars dernier, dépassé les 400 parties par million, soit la teneur la plus élevée jamais mesurée. Pourtant, les émissions ont stagné en 2014.

    Mars 2014 : 398,10 ppm (parties par million, en volume). Mars 2015 : 400,83 ppm. La NOAA, l'Agence américaine océanique et atmosphérique, vient d'annoncer un record historique. Chaque semaine, ce taux est mesuré sur le volcan Mauna Loa, à Hawaï, et la NOAA établit la teneur mondiale mensuelle en s'appuyant sur 40 sites dans le monde. C'est la première fois que la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone (gaz carbonique, ou CO2) dépasse les 400 ppm.

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    Évolution mensuelle de la concentration atmosphérique mondiale en dioxyde de carbone. La courbe rouge indique les teneurs mesurées. La noire est basée sur les mêmes valeurs mais avec un lissage des variations saisonnières. © NOAA

    Évolution mensuelle de la concentration atmosphérique mondiale en dioxyde de carbone. La courbe rouge indique les teneurs mesurées. La noire est basée sur les mêmes valeurs mais avec un lissage des variations saisonnières. © NOAA 

    Pourtant, selon l'IEA (International Energy Agency), comme le rapporte le communiqué de la NOAA, les émissions de dioxyde de carbone mondiales par la combustion d'énergie fossile ont stagné entre 2013 et 2014. La teneur atmosphérique a néanmoins augmenté de 2,25 ppm par an entre 2012 et 2014, soit « l'augmentation la plus élevée enregistrée sur trois années ».

    Depuis les débuts de l'ère industrielle, la concentration en CO2 a augmenté de 120 ppm, « la moitié de cette hausse étant survenue depuis les années 1980 ». Selon James Butler, de la NOAA, « la suppression d'environ 80 % des émissions dues aux combustibles fossiles arrêterait la progression de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone, mais celle-ci ne diminuera pas sans réduction supplémentaire et ne le ferait que lentement ».

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  • Le 02.11.2017 Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans en images

    Contrastant avec le grand calme de ces derniers mois, l'activité de notre Soleil connut un violent sursaut en septembre 2017. Revivez ces évènements ponctués des éruptions solaires les plus intenses depuis 12 ans grâce aux images des plus grands satellites d'observation du Soleil. 

    Entre le 6 et le 10 septembre 2017, le Soleil a rompu la monotonie des derniers mois avec une série d'éruptions exceptionnelles. Son activité est pourtant dans le creux de la vague en ce moment au sein de son cycle d'une durée moyenne de 11 ans, mais début septembre, la région active 2673 a été le centre d'attention des physiciens solaires.

    Pas moins de 27 éruptions de classe M se sont produites au cours de cette période et 4 de classe X, dont plusieurs furent les plus puissantes observées depuis 2005. L'archipel de taches sombresqui transitaient sur la surface visible de notre étoile fut le théâtre de plusieurs éjections de massecoronale (CME), dont une qui enflamma l'atmosphère de Mars.

    Retour sur ces évènements capturés dans différentes longueurs d'onde par les plus grands satellites d'observation solaire : Soho, Hinode, SDOIris...

    Deux puissantes éruptions solaires observées par SDO

    Lancé en 2010, le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) offre aux chercheurs une vision dynamique de ce qui se passe à la surface du Soleil et dans la couronne. Il ne le quitte pas des yeux, capturant de nouvelles images toutes les 12 secondes dans 10 longueurs d'onde différentes.

    L'animation ci-dessous a été créée à partir des clichés pris dans l'extrême ultraviolet le 6 septembre dernier. Deux violentes éruptions se sont produites alors : une première de classe X2,2 et une seconde, de classe X9,3. Cette dernière fut la plus puissante de la série.

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    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO

    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO 

    Une puissante éjection de masse coronale vue par Soho

    Lancé en 1995, le satellite Soho (Solar and Heliospheric Observatory) est un des vétérans de la flottille d'observatoires solaires mais cela ne l'empêche pas de continuer à suivre notre étoile dans plusieurs longueurs d'onde.

    Sur ces images ci-dessous prises avec le coronographe Lasco C2, le Soleil est masqué par un disque noir, ce qui permet d'étudier le vent solaire. Le grésillement visible à la fin de la séquence a été provoqué par les particules très énergétiques d'une éjection de masse coronale entre le 9 et le 10 septembre.

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    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng

    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng 

    Une puissante éruption observée dans le rayonnement X

    Grâce au satellite Hinode de la Nasa et de la Jaxa, sensible au rayonnement X, les astronomes peuvent étudier les effets d'un évènement solaire majeur comme cette éruption sur le champ magnétique de notre étoile. Classée X8,2, elle fut la deuxième plus puissante de la série. Elle se produisit le 10 septembre, lorsque la région active 2673 passait le limbe de l'astre solaire.

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    L’une des plus puissantes éjections de masse coronale observées

    Stereo (Solar and Terrestrial Relations Observatory) est un couple de satellites disposés de part et d'autre du Soleil offrant ainsi aux chercheurs une vision simultanée des deux faces de notre étoile. À l'instar de Soho, Stereo est équipé de coronographes qui permettent d'observer ce qui se trame dans l'atmosphère externe de l'astre éblouissant.

    Sur cette animation en accéléré, on peut voir une première éjection de masse coronale (CME) survenue le 9 septembre, suivie quelques heures plus tard, le 10 septembre, d'une plus puissante, consécutive à la violente éruption classée X8,2. Pour les chercheurs, ce fut l'une des plus fortes jamais enregistrée : les particules solaires éjectées traversaient alors l'espace à quelque 11,2 millions de km/h.

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    La plus puissante éruption de l’actuel cycle solaire

    Le satellite géostationnaire GOES-16 (Geostationary Operational Environmental Satellite-16) qui observe la couronne solaire dans six longueurs d'onde n'a pas manqué l'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 12 ans. Classée X9,3, elle se manifesta le 6 septembre.

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    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES

    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES 

    La région d’interface du Soleil vue par Iris

    C'est la région dite d'interface que nous offre à voir Iris (Interface Region Imaging Spectrometer), à la base de l'atmosphère externe de notre Soleil. Les chercheurs la scrute pour tenter de mieux comprendre son influence sur la couronne solaire.

    Au moment de la violente éruption classée X8,2 du 10 septembre, des paquets sombres nommés « supra-arcade downflows » ont été observés descendant vers le Soleil.

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    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng

    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng 

    Mars frappée de plein fouet par une tempête solaire

    Les puissantes éjections de masse coronale expulsées par le Soleil entre le 6 et le 10 septembre 2017 n'ont pas vraiment pris la direction de la Terre, épargnant ainsi à ses habitants bien des désagréments liés aux tempêtes géomagnétiques. En revanche, note voisine Mars en a pris plusieurs de plein fouet.

    La sonde Maven (Mars Atmosphere and Volatile Evolution), en orbite autour de la Planète rouge pour étudier les interactions de son atmosphère résiduelle avec le vent solaire a ainsi pu assister à la déferlante la plus intense d'aurores depuis qu'elle est en poste. Des aurores globales qui furent jusqu'à 25 fois plus fortes que toutes celles précédemment observées.

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    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP

    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    De puissantes éruptions solaires en septembre 2017

    Article de Xavier Demeersman publié le 11 septembre 2017

    Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D'autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

    Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d'abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

    • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
    • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s'est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

    La très active région 2673

    Comme pour les évènements de la semaine dernière, c'est la région active 2673 qui est à l'origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n'est plus visible sur l'hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n'est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète.

    Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l'instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

    Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

    Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l'éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996.

    Une tempête de protons relativement forte s'est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.


    Une série d'éruptions solaires majeures

    Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

    Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l'éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l'a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l'activité de notre Soleil était minimale.

    Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d'humeur tranquille ces derniers temps à l'approche du minimum d'activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

    VOIR AUSSI :Le Soleil pourrait produire des éruptions mille fois plus puissantes

    Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s'est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

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    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO 

    Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

    Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l'Afrique, l'Europe et l'océan Atlantique.

    VOIR AUSSI :Tempêtes solaires : l'évènement de 2012 servira-t-il de leçon ?

    L'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d'Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s'est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l'électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


    Une puissante éruption solaire observée comme jamais

    Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

    Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d'une puissante éruption solaire de classe X1. L'ensemble des satellites dédiés à l'observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l'événement. Les images viennent d'être publiées.

    À la faveur du pic d'activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu'au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l'une des régions les plus actives afin de l'étudier avec un maximum de détails.

    Disposant d'une flottille d'instruments spatiaux et terrestres dédiés à l'observation du Soleil dans différentes longueurs d'onde, l'équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d'une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d'une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l'équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s'est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d'une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

    Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

    Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

    Très soucieux de comprendre l'émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C'est l'ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d'héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l'équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l'évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l'étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

    Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d'onde — les transferts d'énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu'à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l'accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu'au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l'éjection de masse coronale qui suivit l'éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

    Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d'ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu'ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

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