L'Astronomie

  • Le 11.11.2017 La révolution du télescope pour amateur !!

    L'eVscope d'Unistellar, une révolution pour l'astronomie amateur

    Le télescope de la société Unistellar est destiné à démocratiser l'accès au ciel profond pour les amateurs d'astronomie tout en faisant de la science citoyenne à grande échelle. L'eVscope est pleinement financé sur Kickstarter.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Développé par la société française Unistellar, l'eVscope est un télescope formant rapidement des images en couleurs de galaxies et nébuleuses.
    • L'eVscope reconnaît les objets qu'il observe.
    • C'est un outil de science citoyenne, qui peut se connecter à l'institut Seti, dans le but de centraliser un grand nombre d'observations effectuées simultanément en différents points de la Planète lors d'évènements transitoires. Il s'agit notamment d'étudier les comètes, astéroïdes et chutes de météorites.
    • Le développement de l'eVscope, assuré par son financement sur Kickstarter, se poursuit. L'instrument devrait être accessible commercialement à 2.000 euros environ d'ici novembre 2018.

    Il y a quelques mois, Futura vous avait présenté le projet d'une start-up française appelée Unistellar. Le but de cette dernière est de démocratiser l'astronomie du ciel profond, ordinairement réservée aux astronomes professionnels et aux amateurs décidés à consacrer de l'argent et du temps pour obtenir les merveilleuses images de galaxies et de nébuleuses qui font rêver.

    À cette occasion, Futura avait réalisé l'interview de l'un des membres d'Unistellar, l'astronome français Franck Marchis, grand spécialiste de Io et des astéroïdes, qui avait prévu qu'un jour, on finirait par découvrir un astéroïde d'origine interstellaire fonçant sur une orbite hyperbolique dans le Système solaire. Il semble que cela soit bien le cas de A/2017 U1 ; les membres de l'équipe Pan-Starrs, qui a découvert cet astéroïde, ont proposé de l'appeler Oumuamua, ce qui signifie « éclaireur et messager » en hawaïen.

     

    La dernière vidéo de présentation du télescope d'Unistellar. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Unistellar SAS

    1,6 million de dollars pour l'eVscope en quelques semaines sur Kickstarter

    Franck Marchis nous avait donc parlé du nouveau télescope qu'Unistellar avait mis au point et qui demandait encore des financements pour pouvoir être commercialisé. C'est désormais chose faite : une campagne de financement participatif a été lancée il y a quelques semaines sur Kickstarter et elle cartonne. Originairement, il s'agissait de récolter 150.000 dollars avant le 24 novembre 2017 tout en permettant à certains donateurs d'acheter partiellement leur exemplaire de l'instrument, baptisé eVscope (pour Enhanced Vision Telescope), dont la livraison est prévue pour novembre 2018.

    Visiblement, le projet a convaincu. Dans une vidéo de présentation, on voit qu'il a même le soutien de Jill Tarter, figure de proue du programme Seti, bien connue des astrophysiciens pour avoir inventé le terme brown dwarf (« naine brune »), servant à désigner les étoiles de masse insuffisante pour entretenir une fusion d'hydrogène ; cette femme est aussi indirectement célèbre auprès du grand public puisqu'elle a servi d'inspiration au personnage d'Ellie Arroway, dans le célèbre roman Contact, de Carl Sagan, personnage interprété au cinéma par Jodie Foster dans le film éponyme.

    La campagne pour l'eVscope a non seulement atteint son but en quelques jours, mais l'engouement pour le nouveau télescope est tel que son financement a déjà dépassé le million et demi de dollars ! Donc, si vous voulez prendre une option sur l'instrument, courez sur Kickstarter.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    L'eVscope (Enhanced Vision Telescope), le télescope révolutionnaire d'Unistellar

    Article de Laurent Sacco publié le 17/08/2017

    Un nouveau télescope développé par la start-up française Unistellar peut mettre l'univers profond à la portée de tout le monde, et même transformer chaque utilisateur en assistant pour l'astronomie professionnelle. Directeur scientifique de cette entreprise et membre de l'institut Seti, partenaire de cette innovation, l'astrophysicien Franck Marchis nous parle de ce télescope révolutionnaire.

    Malheureusement, plusieurs vocations naissantes d'astronomes amateurs se sont brisées face au mur de la réalité. En effet, on ne peut qu'être charmé par les images somptueuses de nébuleuses et de galaxies publiées dans les magazines d'astronomie ou sur Internet. L'envie de les voir de ses propres yeux ou de les photographier est donc bien compréhensible. Sauf que l'astronome en herbe finit souvent par réaliser que s'il est facile de contempler la surface de la Lune, les lunes de Jupiter ou les anneaux de Saturne, il n'en va pas de même pour explorer les objets du ciel profond. Certes, moins d'un millier d'euros peuvent suffire pour acheter des instruments montrant ces objets mais la déception est parfois au rendez-vous. Les images obtenues sont plutôt floues, peu lumineuses et certainement pas colorées.

    L'amateur découvre que du travail et du temps sont nécessaires pour s'offrir de belles observations à l'œil nu. Le pas suivant est la photographie, qui apporte la couleur, grâce au temps de pose, mais l'addition atteint alors quelques milliers d'euros. Il faut multiplier les prises de vue, qui s'étalent sur plusieurs heures, et disposer d'un télescope dont le diamètre du miroir est assez grand pour collecter suffisamment de lumière, au moins 200 mm, et qui soit capable de suivre le mouvement de la voûte céleste. Des filtres colorés ou « antipollution », pour atténuer la dégradation du spectre lumineux en ville, s'imposent souvent et, pour de belles images, mieux vaut déplacer son équipement en campagne loin de l'éclairage urbain. Il faut ensuite se lancer dans le travail du traitement d'images sur ordinateur, une affaire passionnante mais sérieuse. Alors commence le plaisir d'obtenir de superbes images de la nébuleuse planétaire de la Lyre (M57 pour les astronomes amateurs) ou de la galaxie des Chiens de chasse.

    L'eVscope, un télescope capable d'identifier galaxies et nébuleuses

    Une innovation technologique va peut-être démocratiser encore plus l'accès à l'astronomie, à l'ère des technologies exponentielles chères à Peter Diamandis. Elle vient d'une start-up française, Unistellar, qui développe l'eVscope (Enhanced Vision Telescope). Connecté et offrant une vision amplifiée, il a le potentiel de révolutionner l'astronomie amateur.

    Futura a eu l'opportunité d'assister à une démonstration de l'eVscope lors de la manifestation organisée par l'Association française d'astronomie (AFA) sur le Beffroi de Montrouge, le samedi 29 juillet pour la Nuits des Étoiles. Le résultat était bluffant. Même sous un ciel brumeux et dans la pollution lumineuse de la ville, quelques secondes ont suffi pour former une image en couleurs de la nébuleuse planétaire de la Lyre. En dessous de ses capacités dans cet environnement, le télescope offrait une vue déjà impressionnante.

    En effet, l'eVscope combine une technologie qui permet d'accumuler les photons d'une faible source lumineuse, par un temps de pose, comme le fait un appareil photo, et une technique de traitement de l'image en temps presque réel. En une poignée de secondes, l'engin crée une image qui nécessiterait un télescope d'au moins un mètre de diamètre, alors que celui de cet essai disposait d'un modeste miroir de 114 mm. L'image obtenue s'observe à travers un oculaire, comme dans un instrument classique. Mieux, le télescope reconnaît les astres observés, qu'il s'agisse d'étoiles ou de galaxies, et il affiche automatiquement les noms et quelques caractéristiques des objets présents dans le champ.

    Unistellar a mis en ligne des vidéos réalistes qui permettent de se rendre compte des performances de ce télescope encore à l'état de prototype. La start-up veut continuer à le développer en s'appuyant notamment sur une campagne de financement participatif qui sera lancée en automne 2017. L'eVscope sera proposé en prévente entre 1.000-1.500 euros, avec comme objectif les premières livraisons pour mi-2018.

    Les ambitions de ses fondateurs dépassent ce cadre. Depuis quelques mois, un nouveau membre a rejoint l'équipe et il est connu des lecteurs de Futura : c'est Franck Marchis, de l'institut Seti. Nous avons donc demandé à l'astrophysicien de nous parler de l'eVscope et pourquoi Unistellar se trouve désormais associée avec Seti.

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    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar

    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar 

    Futura-Sciences : Comment avez-vous été impliqué dans l'aventure Unistellar ?

    Franck Marchis : Par hasard. J'étais présent en janvier 2017 au CES de Las Vegas (Consumers Electronics Show), le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public, où une démonstration de l'eVscope était donnée. J'ai été emballé par les résultats présentés et par le projet à long terme d'Unistellar. J'ai dédié ma carrière à améliorer la qualité des images des télescopes professionnels avec l'optique adaptative, donc il était évident qu'un jour je ferai de même pour les télescopes destinés au public.

    Unistellar a mis en ligne une démonstration en vidéo de l'eVscope. La formation des images est-elle aussi rapide que celle que l'on y voit ?

    Franck Marchis : Absolument, quelques secondes à quelques dizaines de secondes suffisent pour obtenir une image d'un objet du ciel profond, une nébuleuse planétaire ou une galaxie, en fonction des conditions d'observation. Au bout de quelques minutes, l'instrument atteint son maximum pour la qualité des images. Les couleurs sont réelles, il n'y a pas besoin de travailler sur ordinateur des images prises avec plusieurs filtres et de longues poses imposant un suivi très précis de l'objet sur la voûte céleste.

    Que peut-on vraiment voir avec ce télescope ?

    Franck Marchis : Un de ses objectifs était qu'il soit capable de former une image d'astres aussi faibles que la planète naine Pluton, et c'est le cas. Bien qu'il soit équipé d'un miroir de 11,4 cm, les images obtenues sont équivalentes à celles d'un instrument d'un mètre de diamètre. Lors d'une démonstration, Leo Tramiel, astronome amateur de la Silicon Valley, m'a dit que pour obtenir une image comparable de la nébuleuse du Voile, que nous avons observée à Oakland (une nébuleuse planétaire située dans un nuage chaud et ionisé dans la constellation du Cygne), il lui fallait un télescope avec un miroir de 1 m. Plus précisément, il est possible d'observer des objets dont la magnitude peut atteindre 15,5. Donc, en théorie, les observateurs pourront voir plusieurs centaines d'objets diffus (nébuleuses et galaxies), des étoiles très faibles comme Proxima du Centaure, ainsi qu'un grand nombre d'astéroïdes.

    L'eVscope permet aussi de faire en quelque sorte de la réalité augmentée.

    Franck Marchis : Oui, il peut réaliser ce que l'on appelle une Reconnaissance automatique du champ (RAC). En connaissant sa position sur Terre grâce au GPS, il peut déterminer quels sont les objets célestes dans son champ et afficher directement sur l'image les noms et quelques caractéristiques de ces objets, qu'il s'agisse d'étoiles ou de nébuleuses grâce à une base de données. Le télescope peut aussi suivre ces objets en mouvement sur la voûte céleste sans procédure d'alignement compliquée et sans une coûteuse monture équatoriale.

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    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar

    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar 

    Quel est votre rôle dans cette aventure ?

    Franck Marchis : En tant que chercheur à l'institut Seti et directeur scientifique Unistellar, je dois aider à mettre en place le mode « Campagne d'observation » développé pour cet instrument en partenariat avec l'institut. Les astronomes amateurs utilisant l'eVscope pourront se connecter en direct avec l'institut et lui fournir les données collectées pendant leurs observations. On pourra donc avoir une détection précoce et un suivi des phénomènes transitoires, comme l'apparition de supernovae dans des galaxies ou de nouvelles comètes, grâce au fait que les observateurs sont répartis sur toute la surface de la Terre, ce qui contribuera à s'affranchir des contraintes météorologiques locales et des fuseaux horaires. Les astronomes professionnels pourront donc être avertis plus efficacement de l'apparition des phénomènes à l'observation jusque-là réservée à des instruments puissants.

    Les données sur les comètes et les astéroïdes provenant de plusieurs observateurs seront automatiquement combinées, ce qui permettra de former des images de meilleure qualité et de déterminer plus rapidement et plus précisément leurs paramètres orbitaux. Ce qui est bien sûr intéressant pour les géocroiseurs. Il peut aussi être utilisé pour étudier les astéroïdes troyens de Jupiter, les planètes naines de la ceinture de Kuiper, les étoiles variables ou pour rechercher les supernovae dans des galaxies lointaines.

    Nous pensons que nous ne sommes qu'au début de l'exploitation du potentiel de l'eVscope. Son prix et sa facilité d'utilisation et de transport le mettent à la portée de particuliers, d'écoles et de clubs d'astronomie, même dans des pays où les télescopes sont rares. L'accès à l'astronomie serait ainsi possible à un plus grand nombre de personnes sur la planète, y compris pour la science citoyenne. Nous voulons aussi permettre un développement collaboratif en ligne d'applications pour notre télescope, par exemple pour observer et suivre l'ISS. Cela pourrait catalyser la création d'une sorte de Facebook de l'astronomie.

    Voyage au cœur de la nébuleuse de la Lyre  Cette vidéo combine des images de la Voie lactée prises dans le cadre du Digitized Sky Survey 2, par Hubble et le Large Binocular Telescope Observatory (LBTO). On y découvre une des nébuleuses les mieux connues et les plus facilement observables. C’est parti pour un voyage en direction de la nébuleuse de la Lyre. 

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  • Le 03.11.2017 Une planète monstre découverte près d'une étoile naine

    La découverte d'une Jupiter chaude, l'exoplanète NGTS-1b, rend perplexes les astrophysiciens. En effet, celle-ci est bien trop grosse pour sa naine rouge de type M, ce qui va conduire à une révision des modèles de formation des planètes.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • NGTS-1b est une exoplanète située à environ 600 années-lumière de la Terre et orbitant autour d’une naine rouge de type M.
    • De la taille de Jupiter et possédant 80 % de sa masse environ, NGTS-1b est bien trop grosse pour avoir pu naître autour de son étoile, moins lumineuse que le Soleil avec la moitié de sa masse et celle de son rayon, d'après les modèles de formation des planètes. Les astrophysiciens doivent revoir leur copie.

    Lorsque l'annonce de la découverte de 51 Pegasi b  a été faite en 1995, beaucoup d'astrophysiciens ont été surpris car il n'était pas très courant d'envisager des processus de migration planétaire capables d'aboutir à l'existence des Jupiter chaudes comme cette exoplanète, la première découverte autour d'une étoile de la séquence principale (mais pas la première exoplanète découverte).

    Les spécialistes de la cosmogonie planétaire ont donc dû dépoussiérer leurs cartons pour considérer et développer des modèles de formation de géantes gazeuses capables de rendre compte de l'existence des nombreux cas que l'on allait découvrir par la suite, que ce soit avec la méthode des transits planétaires ou celle des vitesses radiales.

    Or, voici qu'une équipe internationale d'astronomes des universités de Warwick, Leicester, Cambridge, de la Queen's University Belfast, de l'observatoire de Genève, du DLR Berlin et de l'Universidad de Chile vient d'annoncer qu'elle venait de faire la découverte d'une autre Jupiter chaude qui bouleverse à nouveau la cosmogonie et qui va forcer les planétologues à revoir leur copie, comme on peut le voir dans un article déposé sur arXiv.

    Une vidéo de présentation du Next-Generation Transit Survey (NGTS). Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © European Southern Observatory (ESO)

    Le premier objet découvert par le Next-Generation Transit Survey (NGTS)

    La découverte est doublement stupéfiante :

    • d'abord parce qu'il s'agit d'une exoplanète dont la taille est la plus grande découverte relativement à son étoile hôte, tellement qu'elle ne cadre pas avec les scénarios standard de la formation des géantes gazeuses ;
    • ensuite, parce que cet oiseau rare est le premier découvert par un nouvel instrument : le Next-Generation Transit Survey, ou NGTS.

    Ce dernier est un ensemble de 12 télescopes de 20 cm de diamètre qui sont robotisés et entrés en service récemment à l'observatoire de Paranal de l'ESO, au nord du Chili. Il est spécialisé dans la détection des transits planétaires depuis le sol ; c'est donc un cousin de Kepler qui, lui, chasse avec la même technique des exoplanètes mais depuis l'espace.

    Le NGTS a pour mission de découvrir des planètes de la taille de Neptune, ainsi que des planètes dont le diamètre est compris entre deux et huit diamètres terrestres en surveillant en permanence la luminosité de centaines de milliers d'étoiles relativement brillantes du ciel austral.

    NGTS-1b, la Jupiter chaude qui ne devrait pas exister

    Située à environ 600 années-lumière de la Terre et orbitant autour d'une naine rouge de type M (ce genre d'étoile est majoritaire dans la Voie lactée), NGTS-1b est donc tombée récemment dans les filets des astronomes. On a pu déterminer sa masse en plus de son rayon en utilisant la méthode des vitesses radiales en complément. On sait donc que c'est une exoplanète de la taille de Jupiter, possédant 80 % de sa masse environ et bouclant son orbite en seulement 2,6 jours. Bien que la naine rouge soit moins lumineuse que le Soleil, avec la moitié de sa masse et de son rayon, comme la distance de NGTS-1b à son étoile est de seulement 3 % de celle de la Terre au Soleil, sa température moyenne est de 530 °C, soit 800 kelvins.

    Les chercheurs ont, pour le moment, beaucoup de mal à s'expliquer la présence d'une exoplanète aussi grosse par rapport à son étoile car les modèles de formation des systèmes planétaires indiquent que des petites étoiles ne devaient pas avoir assez de matière dans le disque protoplanétaire pour faire naître des géantes gazeuses. Il est vrai cependant que, même dans le cas du Système solaire, on ne comprend pas aussi bien qu'on le voudrait comment Jupiter et Saturne, tout comme Neptune et Uranus, ont pris naissance. Des processus d'instabilité gravitationnelle conduisant à un effondrement direct de certaines régions dans le disque protoplanétaire ont été considérés à plusieurs reprises. Peut-être que la découverte de NGTS-1b nous aidera à y voir plus clair. Il semble probable que celle-ci ne soit pas un cas isolé, pour avoir été repérée aussi vite et qu'elle soit aussi proche du Soleil.

    Esocast : comment les exoplanètes sont-elles détectées ?  Les découvertes d'exoplanètes, qui tournent autour d'autres étoiles, se multiplient. Les scientifiques de l’Eso (European southern observatory ou Observatoire européen austral) utilisent diverses techniques afin de les mettre en évidence. Les explications dans cet épisode d’Esocast. 

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  • Le 02.11.2017 Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans en images

    Contrastant avec le grand calme de ces derniers mois, l'activité de notre Soleil connut un violent sursaut en septembre 2017. Revivez ces évènements ponctués des éruptions solaires les plus intenses depuis 12 ans grâce aux images des plus grands satellites d'observation du Soleil. 

    Entre le 6 et le 10 septembre 2017, le Soleil a rompu la monotonie des derniers mois avec une série d'éruptions exceptionnelles. Son activité est pourtant dans le creux de la vague en ce moment au sein de son cycle d'une durée moyenne de 11 ans, mais début septembre, la région active 2673 a été le centre d'attention des physiciens solaires.

    Pas moins de 27 éruptions de classe M se sont produites au cours de cette période et 4 de classe X, dont plusieurs furent les plus puissantes observées depuis 2005. L'archipel de taches sombresqui transitaient sur la surface visible de notre étoile fut le théâtre de plusieurs éjections de massecoronale (CME), dont une qui enflamma l'atmosphère de Mars.

    Retour sur ces évènements capturés dans différentes longueurs d'onde par les plus grands satellites d'observation solaire : Soho, Hinode, SDOIris...

    Deux puissantes éruptions solaires observées par SDO

    Lancé en 2010, le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) offre aux chercheurs une vision dynamique de ce qui se passe à la surface du Soleil et dans la couronne. Il ne le quitte pas des yeux, capturant de nouvelles images toutes les 12 secondes dans 10 longueurs d'onde différentes.

    L'animation ci-dessous a été créée à partir des clichés pris dans l'extrême ultraviolet le 6 septembre dernier. Deux violentes éruptions se sont produites alors : une première de classe X2,2 et une seconde, de classe X9,3. Cette dernière fut la plus puissante de la série.

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    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO

    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO 

    Une puissante éjection de masse coronale vue par Soho

    Lancé en 1995, le satellite Soho (Solar and Heliospheric Observatory) est un des vétérans de la flottille d'observatoires solaires mais cela ne l'empêche pas de continuer à suivre notre étoile dans plusieurs longueurs d'onde.

    Sur ces images ci-dessous prises avec le coronographe Lasco C2, le Soleil est masqué par un disque noir, ce qui permet d'étudier le vent solaire. Le grésillement visible à la fin de la séquence a été provoqué par les particules très énergétiques d'une éjection de masse coronale entre le 9 et le 10 septembre.

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    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng

    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng 

    Une puissante éruption observée dans le rayonnement X

    Grâce au satellite Hinode de la Nasa et de la Jaxa, sensible au rayonnement X, les astronomes peuvent étudier les effets d'un évènement solaire majeur comme cette éruption sur le champ magnétique de notre étoile. Classée X8,2, elle fut la deuxième plus puissante de la série. Elle se produisit le 10 septembre, lorsque la région active 2673 passait le limbe de l'astre solaire.

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    L’une des plus puissantes éjections de masse coronale observées

    Stereo (Solar and Terrestrial Relations Observatory) est un couple de satellites disposés de part et d'autre du Soleil offrant ainsi aux chercheurs une vision simultanée des deux faces de notre étoile. À l'instar de Soho, Stereo est équipé de coronographes qui permettent d'observer ce qui se trame dans l'atmosphère externe de l'astre éblouissant.

    Sur cette animation en accéléré, on peut voir une première éjection de masse coronale (CME) survenue le 9 septembre, suivie quelques heures plus tard, le 10 septembre, d'une plus puissante, consécutive à la violente éruption classée X8,2. Pour les chercheurs, ce fut l'une des plus fortes jamais enregistrée : les particules solaires éjectées traversaient alors l'espace à quelque 11,2 millions de km/h.

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    La plus puissante éruption de l’actuel cycle solaire

    Le satellite géostationnaire GOES-16 (Geostationary Operational Environmental Satellite-16) qui observe la couronne solaire dans six longueurs d'onde n'a pas manqué l'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 12 ans. Classée X9,3, elle se manifesta le 6 septembre.

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    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES

    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES 

    La région d’interface du Soleil vue par Iris

    C'est la région dite d'interface que nous offre à voir Iris (Interface Region Imaging Spectrometer), à la base de l'atmosphère externe de notre Soleil. Les chercheurs la scrute pour tenter de mieux comprendre son influence sur la couronne solaire.

    Au moment de la violente éruption classée X8,2 du 10 septembre, des paquets sombres nommés « supra-arcade downflows » ont été observés descendant vers le Soleil.

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    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng

    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng 

    Mars frappée de plein fouet par une tempête solaire

    Les puissantes éjections de masse coronale expulsées par le Soleil entre le 6 et le 10 septembre 2017 n'ont pas vraiment pris la direction de la Terre, épargnant ainsi à ses habitants bien des désagréments liés aux tempêtes géomagnétiques. En revanche, note voisine Mars en a pris plusieurs de plein fouet.

    La sonde Maven (Mars Atmosphere and Volatile Evolution), en orbite autour de la Planète rouge pour étudier les interactions de son atmosphère résiduelle avec le vent solaire a ainsi pu assister à la déferlante la plus intense d'aurores depuis qu'elle est en poste. Des aurores globales qui furent jusqu'à 25 fois plus fortes que toutes celles précédemment observées.

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    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP

    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    De puissantes éruptions solaires en septembre 2017

    Article de Xavier Demeersman publié le 11 septembre 2017

    Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D'autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

    Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d'abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

    • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
    • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s'est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

    La très active région 2673

    Comme pour les évènements de la semaine dernière, c'est la région active 2673 qui est à l'origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n'est plus visible sur l'hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n'est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète.

    Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l'instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

    Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

    Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l'éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996.

    Une tempête de protons relativement forte s'est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.


    Une série d'éruptions solaires majeures

    Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

    Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l'éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l'a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l'activité de notre Soleil était minimale.

    Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d'humeur tranquille ces derniers temps à l'approche du minimum d'activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

    VOIR AUSSI :Le Soleil pourrait produire des éruptions mille fois plus puissantes

    Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s'est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

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    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO 

    Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

    Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l'Afrique, l'Europe et l'océan Atlantique.

    VOIR AUSSI :Tempêtes solaires : l'évènement de 2012 servira-t-il de leçon ?

    L'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d'Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s'est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l'électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


    Une puissante éruption solaire observée comme jamais

    Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

    Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d'une puissante éruption solaire de classe X1. L'ensemble des satellites dédiés à l'observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l'événement. Les images viennent d'être publiées.

    À la faveur du pic d'activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu'au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l'une des régions les plus actives afin de l'étudier avec un maximum de détails.

    Disposant d'une flottille d'instruments spatiaux et terrestres dédiés à l'observation du Soleil dans différentes longueurs d'onde, l'équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d'une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d'une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l'équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s'est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d'une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

    Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

    Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

    Très soucieux de comprendre l'émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C'est l'ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d'héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l'équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l'évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l'étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

    Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d'onde — les transferts d'énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu'à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l'accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu'au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l'éjection de masse coronale qui suivit l'éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

    Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d'ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu'ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

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  • La Nuit des étoiles 2017


    La BD : les étoiles filantes, par Lepithec

    Cette bande dessinée vous apprend de manière rigoureuse mais ludique ce qui se cache derrière le phénomène des étoiles filantes.

    La carte des Nuits 2017

    Cette carte, que l’on peut afficher en mode « nuit » non éblouissant, vous permet de vous diriger dans le ciel d’été, et ce tout au long de la période estivale.

     

    Six conseils pour observer le ciel

    Comment s’installer, comment se protéger des lumières, comment s’éclairer sans s’éblouir, comment s’orienter dans le ciel, comment bien utiliser des jumelles… Tout ce que vous devez savoir pour ne rien manquer du spectacle céleste.

    Balades célestes

    Vous êtes à cours d’idées pour observer ? Nous vous proposons deux petites balades, d’objet en objet, dans le ciel estival, à l’œil nu et aux jumelles, avec une description des astres visés.7

     

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  • Perseides 2017

    Les Perséides ou « Larmes de saint Laurent » sont un essaim de météores (ou pluie d'étoiles filantes) visible dans l'atmosphère terrestre constitué de débris de la comète Swift-Tuttle et dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois. Bien que les premières traces d'observation datent de l'an 36, ce n'est qu'entre 1864 et 1866 qu'il est établi une relation entre les Perséides et la comète dont la pluie d'étoiles filantes est issue1. Ces météores sont observables lorsque les débris de Swift-Tuttle rencontrent l’atmosphère terrestre, soit à partir du 20 juillet environ jusqu’aux alentours du 25 août, avec un maximum habituellement situé entre le 11 et 15 août2. La nuit la plus active de la pluie des Perséides est celle du 12 au 13 août de 2 à 5 heures du matin.

    C'est l'essaim le plus spectaculaire et le plus populaire de l'année, étant donné qu'il se produit, pour l'hémisphère nord, lors de la période estivale.

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  • Nasa Tv

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