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  • Saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord

    Saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord

    La saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord devait s'étendre officiellement du 1er juin au 30 novembre 2017 selon la définition de l'Organisation météorologique mondiale. C'est la première année que le National Hurricane Center américain a commencé à émettre des avis et avertissements pour des « cyclones tropicaux potentiels », des perturbations qui n'ont pas encore atteint au moins le stade de dépressions tropicales mais qui ont une probabilité élevée de le devenir et qui peuvent causer des effets importants aux terres dans le 48 heures suivantes. Les avis pour ces tempêtes potentielles auront le même contenu que les avis normaux mais incluront la probabilité de développement.

     

    Prévisions

     

    Le nombre moyen de cyclones dans l'Atlantique nord par saison (1981 à 2010) est 12,1 tempêtes tropicales et 6,4 ouragans, dont 2,7 ouragans majeurs (atteignant au moins la catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson). L'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) est de 96,1 annuellement durant la même période1.

    La prévisions d'activité des ouragans sont émises avant chaque saison des ouragans par des experts des ouragans comme Philip J. Klotzbach, William M. Gray et leurs associés de l'Université d'État du Colorado (CSU), par le National Weather Service de la NOAA, le Met Office et d'autres services spécialisés. Une saison est définie comme supérieure à la normale, près de la normale ou au-dessous de la normale par la combinaison du nombre de tempêtes nommées, le nombre ayant atteint la force d'ouragan, le nombre d'ouragans majeurs et l'indice de l'ACE.

    La première prévision pour l'année a été émise par TSR (Tropical Storm Risk) le 13 décembre 2016 et prédisait une saison presque moyenne avec 14 tempêtes nommées avec 6 ouragans dont 3 atteignant le stade d'ouragan majeur. L'ACE prévu était de 101 unités2. Le 14 décembre, le CSU publia une discussion qualitative détaillant cinq scénarios possibles pour la saison 2017, en tenant compte de l'état de l'oscillation atlantique multidécennale et de développement d'un El Niño pendant la saison3.

    Le 1er avril, le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et Météo-France publièrent leur première prévision cyclonique. Avec un El Niño possible, une phase positive de l'oscillation nord-atlantique (ONA) et un cycle multi-décennal d'activité cyclonique faible, leurs résultats anticipent une saison cyclonique 2017 modérée, un peu en dessous des normales des 30 dernières années et bien inférieure à l’année précédente à 9,7 tempêtes nommées et un ACE de 72,84.

    TSR abaissa ses chiffres de prévisions le 5 avril 2017 à 11 tempêtes nommées, avec 4 ouragans dont 2 majeurs, en fonction des tendances récentes favorisant le développement d'un épisode El Niño5. Le lendemain, le CSU mis à jour sa prévision, prédisant également un total de 11 tempêtes nommées avec 4 ouragans dont 2 majeurs6. Le 18 avril, c'était au tour de l'université d'État de Caroline du Nord (NCSU) d'émettre sa prévision, soit une saison près de la normale avec un total de 11 à 15 tempêtes nommées, dont 4 à 6 ouragans et de 1 à 3 atteignant le stade majeur7.

    Le 25 mai, le National Weather Service américain a fait la présentation de ses prévisions saisonnières. Mentionnant que la présence d'un faible événement d'El Niño, ou même sa non existence, le service prédit une probabilité de 70 % d'une saison au-dessus de la normale avec 11 à 17 systèmes tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 4 atteignant le seuil majeur8. Le lendemain, TSR mettait à jour ses chiffres à jour, revenant à ses valeurs de décembre et rehaussant l'index d'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) à 989.

    Le 1er juin, le Met Office britannique a publié sa propre prévision de 70 % de probabilité que le nombre de cyclones tropicaux dans l'Atlantique se situerait entre 10 et 16, dont 6 à 10 ouragans et un indice ACE de 92 à 19810. Le même jour, le CSU mit à jour ses prévisions pour inclure 14 cyclones nommés, dont 6 ouragans et 2 ouragans majeurs, incluant la tempête tropicale Arlene11. Les chiffres des deux études étaient basées sur le statut à ce moment de l'oscillation nord-atlantique qui tendait vers une phase négative, favorisant un plus grand développement de systèmes tropicaux, et une phase d'El Niño significativement plus faible et incertaine.

    Le 8 juin, CEPMMT/Météo-France a mis à jour sa prévision en l'ajustant à la hausse. Concluant comme les autres institutions que l'épisode El Niño 2017 serait moins fort et plus incertain qu'initialement anticipé et qu'un réchauffement de l'océan atlantique tropical au cours des deux derniers mois avait été noté, CEPMMT/Météo-France anticipa une saison cyclonique proche ou légèrement supérieure aux normales des 30 dernières années avec 12 tempêtes nommées dont 8 ouragans12.

    Le 9 août, Le NWS a publié une mise à jour de ses prévisions pour la saison des ouragans de 2017 qui augmentait la probabilité d'une saison supérieure à la normale à 60 %. Celles-ci étaient basées sur une température de la mer supérieure à celle prévue antérieurement et au fait que la formation d'un El Niño, restreignant la formation de cyclones, ne s'était toujours pas matérialisée ce qui à cette date avait déjà donné 6 systèmes nommés. Les prévisionnistes mentionnèrent alors la possibilité de 14 à 19 cyclones tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 5 des ouragans majeurs13.

    Prévisions de l'activité tropicale pour la saison 2017

    Source Date Tempêtes nommées Ouragans Ouragans
    majeurs
    Réf.
    TSR 17 décembre 2016
    5 avril 2017
    17 mai 2017
    14
    11
    14
    6
    4
    6
    3
    2
    3
    2
    5
    9
    CSU 6 avril 2017
    11
    14
    4
    6
    2
    2
    6
    11
    NCSU 18 avril 2017 11 à 15 4 à 6 1 à 3 7
    Met Office 1er juin 2017 10 à 16 6 à 10 - 10
    NWS 25 mai 2017
    9 août 2017
    11 à 17
    14 à 19
    5 à 9
    5 à 9
    2 à 4
    2 à 5
    8
    13
    CEPMMT/
    Météo-France

    8 juin 2017
    9,7
    12
    -
    8
    -
    -
    4
    12
    –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
      Moyenne (1981–2010) 12.1 6.4 2.7 14
      Record d'activité maximum 28 (saison 2005) 15 (saison 2005) 8 (saison 1950) 15
      Record de plus faible activité 4 (saison 1983) 2 (saison 1982) 0† (saison 1994) 15
     

     

    Nom des tempêtes

     

    La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2017 sera la même que celle de la saison cyclonique 2011 sauf pour Irene qui a été retiré et sera remplacés par Irma en 2017. Les noms utilisés en 2017 ensuite retirés, si c'est le cas, seront annoncés lors du printemps 2018 lors de la réunion de l'Organisation météorologique mondiale.

    Cyclones
    TT Arlene
    TT Bret
    TT Cindy
    TT Don
    TT Emily
    1 Franklin
    2 Gert
    4 Harvey
    5 Irma
    4 Jose
    2 Katia
    Inc. Lee
    Inc. Maria
    Inc. Nate
    Inc. Ophelia
    Inc. Philippe
    Inc. Rina
    Inc. Sean
    Inc. Tammy
    Inc. Vince
    Inc. Whitney
     

     

     

     

    Cyclones tropicaux

     

    Tempête tropicale Arlene

     

    Arlene

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 avril 2017 – 21 avril 2017
    Intensité 85 km/h (50 mph(1-min), 993 hPa (mbar)

    modifier

     

     

    Un cyclone extratropical s'est formé le long d'un front avant froid au sud-ouest des Açores le 15 avril, produisant des vagues jusqu'à 12 m16. Le système a montré de la convection sporadique le 17 avril. Ce processus a continué avec la formation de bandes orageuses près du centre le 19 avril, incitant le National Hurricane Center (NHC) à le reclasser en dépression subtropicale Un à 15 heures UTC ce jour-là alors que le système était à 1 435 km au sud-ouest de Açores17. La convection est devenue plus concentrée pendant les premières heures du 20 avril et le système a évolué vers un cyclone complètement tropical à 15 heures UTC. Six heures plus tard, malgré les prévisions prédisant une dissipation, la tempête se renforça de manière inattendue dans pour devenir la tempête tropicale Arlene18. Arlene a de nouveau défié les prévisions et atteint une intensité maximale de 85 km/h à 15 heures UTC le 21 avril19. Douze heures plus tard, Arlene est redevenu extratropicale et fut absorbée dans une plus importante dépression.

    Après avoir été nommé le 20 avril, Arlene est devenue la deuxième tempête tropicale à se former au mois d'avril, l'autre étant Anaen 2003. Son développement formation en cyclone subtropical le 19 avril marquait seulement le sixième cas de ce genre en mois d'avril, après Ana en 2003, une tempête subtropicale en avril 1992 et trois dépressions tropicales en 1912, 1915 et 197320,nb 1. Il a également marqué la troisième année consécutive où une tempête de pré-saison s'est formée dans l'Atlantique nord, avec des tempêtes de pré-saison se formant respectivement en 2015 et 2016. En outre, il s'est formé à une latitude exceptionnellement élevée, étant désigné à environ 37° N, l'une des formations les plus septentrionales pour une tempête au début de l'année. Finalement, c'était la plus forte tempête tropicale de l'Atlantique nord enregistrée au mois d'avril, avec une pression centrale de 993 hPa, dépassant le record précédent d'Ana à 994 HhPa21.

     

    Tempête tropicale Bret

     

    Bret

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 juin 2017 – 21 juin 2017
    Intensité 75 km/h (45 mph(1-min), 1007 hPa (mbar)

     

     

    Une onde tropicale quitta la côte de l'Afrique occidental le 13 juin et le National Hurricane Center commença à la suivre peu après22. Son développement fut lent en raison de sa faible latitude et de son mouvement relativement rapide vers l'ouest. Un signe de meilleur organisation eut lieu le 18 juin, lorsqu'une zone orageuse s'est formée près du centre de la perturbation et le NHC déclara à 21 h UTC que le système avait le potentiel de devenir la dépression tropicale Deux. L'organisation s'accélérant tout au long de la nuit, le NHC en fit la tempête tropicale Bret le 19 juin à 21 h à 200 km au sud-est de Trinidad23. Passant juste au large du Venezuela, le système a perdu de son intensité et est redevenu une dépression tropicale. Le dernier massage du NHC à son propos fut émis le 20 juin à 21 h UTC. Le système était alors désorganisé et se trouvait à 190 km à l'est de Curaçao, se dirigeant rapidement vers l'ouest-nord-ouest24.

     

    À Trinidad, une personne est morte indirectement de la tempête après être tombée d'un pont de fortune alors que la pluie l'avait rendu glissant25,26. Selon Phil Klotzbach de l'université d'État du Colorado, Bret fut le cyclone tropical s'étant formé le plus tôt dans les annales le long de la trajectoire des ouragans capverdiens, dépassant la date de la tempête tropicale Anna de 197927. Bret fut aussi le système nommé en juin se formant le plus près de l'équateur, à 9,4 °N, depuis un ouragan de 193328.

     

    Tempête tropicale Cindy

     

     

    Cindy

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 juin 2017 – 23 juin 2017
    Intensité 95 km/h (60 mph(1-min), 996 hPa (mbar)

     

     

    Une perturbation s'étant formée dans la mer des Caraïbes est devenu le cyclone tropical potentiel Trois en fin d'après-midi 19 juin à 490 km au sud de l'embouchure du fleuve Mississippi et des alertes cycloniques furent envoyées pour la côte de la Louisiane29. À 17 h UTC le 20 juin, le système fut reclassé tempête tropicale par le NHC, et nommé Cindy, alors qu'il faisait du surplace30. Le 21 juin, Cindy commença à se déplacer lentement vers le nord-ouest à une dizaine de kilomètres par heure et les alertes furent étendues vers le Texas.

    Malgré la présence d'air sec et d'un fort cisaillement des vents avec l'altitude, Cindy a atteint un pic de vents de 95 km/h31. La tempête a touché terre entre Port Arthur (Texas) et Cameron (Louisiane) tôt le 22 juin et perdit graduellement son intensité en se digireant vers le nord-est32. Le 23 à 21 h UTC, le NHC a émis son dernier bulletin alors que Cindy était devenu post-tropical et se trouvait sur le Kentucky mais était toujours associé avec une large zone de pluie et fut absorbé la nuit suivante par un système frontal se dirigeant vers la côte atlantique33.

    Un garçon de 10 ans est mort des blessures subit lors du mauvais temps à Fort Morgan (Alabama)34. Un autre décès s'est produit à Bolivar (Texas)35. Le National Weather Service rapporte des quantités de pluie allant jusqu'à 9 pouces (229 mm) en Alabama, 4,86 pouces (123 mm) en Arkansas, 10,7 pouces (272 mm) en Floride, 7,15 pouces (182 mm) en Géorgie, 10,49 pouces (266 mm)en Louisiane, 18,74 pouces (476 mm) au Mississippi et 5,36 pouces (136 mm) dans l'ouest du Texas33.

     

    Dépression tropicale Quatre

     

    Quatre

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 6 juillet 2017 – 7 juillet 2017
    Intensité 45 km/h (30 mph(1-min), 1008 hPa (mbar)

     

     

    Tôt le 29 juin, le NHC a commencé à suivre une onde tropicale associée à une vaste zone nuageuse sur le littoral de l'Afrique de l'ouest36. Deux jours plus tard, elle montra un potentiel pour devenir un cyclone tropical. Le 3 juillet, l'organisation des nuages en passant au milieu de l'Atlantique tropical s'améliora, mais ses chances de développement diminuèrent deux jours plus tard alors que le système se fut déplacé vers un environnement plus stable.

    Ayant déjà une circulation bien définie, le développement d'une région persistante d'orages vers 3 h UTC le lendemain, incita le NHC à reclasser le système en dépression tropicale Quatre. Celle-ci était situé à environ 2 485 km à l'est des Petites Antilles37. Bien que la cisaillement des vents fut faible, la dépression naissante eut du mal à s'intensifier, une couche d'air sec provenant du Sahara étant injectée dans la circulation d'est. Les restes de Quatre furent ainsi absorbée dans un creux barométrique tard le 7 juillet.

     

    Tempête tropicale Don

     

    Don

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 17 juillet 2017 – 19 juillet 2017
    Intensité 85 km/h (50 mph(1-min), 1007 hPa (mbar)

     

     

    Le 15 juillet, une perturbation tropicale s'est formée à mi-chemin entre la côte africaine et les Antilles. Le 17 à 21 h UTC, à la suite du rapport du rapport d'un avion de reconnaissance, le NHC classe le système comme la tempête tropicale Don alors qu'il était à 780 km à l'est-sud-est de la Barbade et que son mouvement franc ouest le dirigeait vers les îles du Vent38.

    Entrant dans une zone de fort cisaillement des vents en altitude, Don s'est rapidement désintégré le 18 juillet et le NHC a émis son dernier bulletin à propos du système à 3 h UTC le 19 juillet. Le creux barométrique restant était à ce moment à 90 km à l'ouest-sud-ouest de la Grenade et se dirigeait rapidement vers les &ici

     


     

  • Prévention et comportement a adopté en cas d' orage,les orages en détail

    Bien réagir en cas d’orage

     

    Bien réagir en cas d’orage

     

    Surpris par un orage, nous ne savons pas toujours quoi faire. Que ce soit en plein air, en voiture ou même chez soi, savez-vous quels sont les bons comportements à adopter ?

    Chaque année, en France, plus d’une centaine de personnes sont foudroyées, et une trentaine succombent aux suites de leurs blessures. Le foudroyé subit une électrisation (passage de courant à travers le corps) qui peut entraîner des perturbations cardio-vasculaires et neurologiques graves, parfois mortelles.

     

    En France, les foudroiements de personnes se produisent généralement en plein air (campagne, montagne, sur des plans d’eau…), souvent au cours d’activités sportives et de loisirs. Voici 20 affirmations, élaborées avec l'association Protection Foudre, qui vous permettront de clarifier vos connaissances sur les précautions à prendre.

    Dans un espace ouvert

    Ce qu'on peut faire :

    • On doit s’écarter de toute structure métallique.
      On risque une électrocution si l’on touche un objet conducteur lui-même touché par la foudre.

    • On peut s'abriter sous un édifice en pierre.
      Si l’édifice ne dispose pas d’un paratonnerre, il faut s’abstenir de toucher un mur ou un pilier, ou de s’y appuyer.

    • En l’absence d’abri, on doit se pelotonner au sol. 
      Pour éviter les risques de foudroiement, on ne doit ni marcher à grandes enjambées, ni se tenir debout jambes écartées. La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, jambes repliées sous soi.

    • Une voiture constitue parfois une bonne protection contre la foudre.
      Si elle n’est pas décapotable, et si son toit n’est pas en plastique, une voiture constitue une cage de Faraday : elle forme une enceinte métallique close permettant d’isoler une portion d’espace contre les champs électriques. Les passagers sont ainsi protégés de l’électrocution. Bien sûr, la voiture doit être à l’arrêt, et il faut penser à rabattre l’antenne radio s’il y a lieu.

    • On peut se servir de son téléphone portable.
      Tout au moins lorsque l’antenne ne dépasse pas de la tête, ou très peu. Même s’il est métallique, son volume reste insuffisant pour attirer la foudre.

    Ce qu'on ne doit pas faire :

    • En groupe, il ne faut pas se serrer les uns contre les autres. 
      On doit s’écarter d’au moins 3 m, le foudroiement d’une personne pouvant se propager aux autres par un éclair latéral.

       
    • On ne doit pas s’abriter sous son parapluie.
      Aucun objet ne doit émerger au-dessus de la tête, surtout s’il est métallique. Tout élément conducteur d’électricité (parapluie, fourche, faux, club de golf…) doit être abaissé, ou mieux, déposé à côté de soi.

       
    • On ne doit pas s’abriter dans une cabine téléphonique. 
      Si la ligne aérienne est touchée par la foudre, même loin, la surtension se propage, atteint la cabine et risque de commotionner la personne qui s’y trouve. A fortiori, on évite de téléphoner.

       
    • On ne doit pas s’abriter sous un arbre ou un groupe d’arbres. 
      Sous un arbre ou un groupe d’arbres, on court cinquante fois plus de risques de se faire foudroyer. En forêt, il faut s’écarter au maximum des troncs et des branches basses.

    En montagne

    • On peut parfois se réfugier sous une corniche.
      La corniche doit dominer d’au moins cinq fois la hauteur d’un individu. Et il faut éviter de se plaquer contre une paroi.

    • On peut s’abriter au fond d'une petite grotte.
      Il ne faut pas rester debout près de l’entrée mais se tenir accroupi à l’intérieur le plus loin possible du plafond, des parois et du fond.

    • On ne doit pas rester sur les crêtes.
      Les sommets et les arêtes exposent particulièrement aux risques de foudroiement.

    Au bord de l’eau

    • On ne doit pas se baigner sous un orage.
      Il faut sortir de l’eau dès les premiers signes avant-coureurs de l’orage. Si l’on n’a pas le temps de sortir, mieux vaut attendre l’accalmie en restant le plus possible immergé.

    • Les campeurs ne doivent pas rester sous leur tente.
      Il est préférable d’aller se réfugier dans les sanitaires ou les abris en béton. S’il n’y en a pas, il faut s’éloigner de la tente et se recroqueviller sur le sol.

    • On ne doit pas se promener sur la plage.
      La proximité de l’eau accroît les risques de foudroiement, surtout si l’on marche les pieds dans l’eau.

    Dans une maison

    • Il faut débrancher l’antenne de la télé.
      En l’absence de parafoudre, il est vivement recommandé de débrancher le câble d’antenne ainsi que le cordon d’alimentation électrique du téléviseur, car exposé à une forte surtension, il peut imploser.

    • Le paratonnerre d’un clocher ne protège pas les alentours.
      La zone de protection d’un paratonnerre reste très limitée. Pour une pointe placée à 30 m de hauteur, la zone protégée correspond à un cercle d’environ 60 m.

    • Couper le courant au compteur ne protège pas complétement.
      Couper l’alimentation électrique ne garantit pas totalement contre les surtensions, mieux vaut faire installer un parafoudre.

    • On doit éviter de toucher les pièces métalliques.
      En l’absence de parafoudre, il est déconseillé de toucher les tuyaux d’eau et les robinets, de prendre un bain ou une douche, de se servir des appareils électroménagers.

    • On ne doit pas téléphoner.
      Un téléphone fixe ne doit être utilisé qu’en cas d’urgence, on peut en revanche utiliser un portable.

    Protéger ses installations domestiques

    Les appareils électroniques (ordinateur, modem, hi-fi…) sont très sensibles aux surtensions.

     

    La meilleure protection est assurée par un parafoudre installé par un professionnel sur le tableau électrique. Ces travaux reviennent entre 300 et 500 €. Si les appareils electro-ménagers se situent à plus de 30 m du compteur, il est prudent d’ajouter des prises 'parafoudre'. Utilisées seules, sans parafoudre au compteur, elles n’agissent pas durablement.

    Veillez à acquérir un modèle de parafoudre conforme à la norme NF/EN 61643-11.

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  • Épisode cévenol explication en détail

    Un orage cévenol, épisode cévenol ou pluies cévenoles, désigne un type particulier de pluie qui affecte principalement les Cévennes et le piémont cévenol, dans le sud de la France. Ces épisodes violents provoquent souvent de graves inondations.

    Le « véritable épisode cévenol » se caractérise par l'accumulation de masses nuageuses en provenance du golfe du Lion, souvent dans un régime de vents de sud à sud-est très humides, provoquant dans un premier temps des pluies orographiques sur les massifs qui finissent par s'étaler en général jusqu'en plaine. Un épisode cévenol se déroule normalement sur plusieurs jours et donne en moyenne des quantités d'eau comprises entre 200 et 400 mm sans que cela revête un caractère exceptionnel pour ces régions montagneuses (plus rarement jusqu'à 600 ou 700 mm au cours d'épisodes vraiment intenses). Ces dernières années, le terme d'« épisode cévenol » a été souvent improprement employé pour désigner les orages qui ont notamment touché les plaines du Languedoc, pour lesquels les phénomènes entrant en action sont différents comme expliqué plus bas.

    Episode cevenol

    Départements concernés

    Carte schématique expliquant le phénomène d'épisode cévenol et méditerranéen.

    Les principaux départements affectés par ces pluies sont ceux ayant une partie de leur territoire dans les Cévennes : l'Ardèche, le Gard, l'Hérault et la Lozère.

    À proximité, l'Aude subit un phénomène proche au pied de la Montagne Noire. Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse sont affectés indirectement lorsque le Rhône déborde de son lit vers l'est sous l'effet du débit augmenté de ses affluents de sa rive droite. D'autres événements peuvent affecter tous les départements méridionaux mais on parlera plus volontiers d'épisode méditerranéen

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  • Météo : qu'est-ce qu'un épisode «méditerranéen» ou «cévenol»?

    Météo : qu'est-ce qu'un épisode «méditerranéen» ou «cévenol»?

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  • Le meilleur des logiciels météorologiques

    Le meilleur des logiciels météorologiques pour prévoir le temps qu'il fait en temps réel ou qu'il va faire dans les jours à venir.

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  • Prévoir le temps à partir de son baromètre

    Vous avez en votre possession un baromètre mais vous ne savez pas comment interpréter les informations qui y sont affichées ? Ou bien vous êtes dubitatif quant à sa fiabilité car celui-ci affiche « tempête » alors qu’il fait un grand beau temps dehors ?

    Cet article a pour but de recenser les éléments importants à prendre en compte pour bien utiliser votre baromètre domestique afin d’être en mesure d’effectuer vos propres prévisions. Prévoir le temps à partir d’un baromètre ne consiste pas à lire bêtement la tendance indiquée par cet instrument. Ce n’est pas aussi simple que cela en a l’air ! Pour que vous réalisiez des prévisions fiables, il vous faudra de la pratique et de l’expérience.

     

    Les principaux types de baromètres

    Le baromètre est l’instrument par excellence du météorologue amateur. On en retrouve dans la plupart des foyers sous ses différentes formes. Si certains modèles sont de véritables objets de décoration, il n’en reste pas moins que les baromètres sont avant toute chose des instruments de mesure. Le premier baromètre a été inventé par Torricelli au 17ème siècle en Italie. Ce premier modèle à mercure, assez sommaire, a par la suite été amélioré successivement par plusieurs physiciens de renom comme René Descartes ou encore Blaise Pascal.

    Les siècles qui ont suivi ont vu l’apparition de nouveaux types de baromètres de plus en plus perfectionnés. On recense aujourd’hui les modèles suivants :

    • Baromètre à eau
    • Baromètre à mercure
    • Baromètre à gaz
    • Baromètre anéroïdes
    • Baromètre électronique
    • Barographes (baromètres enregistreurs)

     

    Depuis quelques années, les baromètres électroniques intégrés dans une station météo domestique ont pris l’ascendant sur les autres modèles. Cependant les puristes et les amateurs d’objets de collection utilisent encore les baromètres anéroïdes et les barographes.

     

    Barographe

     

     

     

    L’importance de l’étalonnage

    Si vous souhaitez vous servir de votre baromètre pour faire vos propres prévisions, alors autant bien le régler dès le début. La simple et bonne raison qui vous oblige à passer par cette étape est que la pression est en étroite corrélation avec l’altitude. Plus on s’élève, plus la pression diminue. Cette évolution n’est pas linéaire mais pour vous donner un ordre d’idée, une élévation de 100 mètres à partir du niveau de la mer fait diminuer la pression atmosphérique de 12 hPa. Cela fait une sacrée différence tout de même ! Il est donc important de s’assurer que l’on a bien étalonné son matériel.

    Pour les baromètres anéroïdes, la présence d’une vis de réglage à l’arrière de l’instrument va vous permettre de faire coïncider l’aiguille avec la pression ramenée au niveau de la mer. Il vous faudra donc récupérer la pression mesurée pour la station la plus proche de chez vous. Les sites Météociel et Infoclimat fournissent ce genre d’informations avec une bonne couverture du territoire, ce qui devrait répondre à votre besoin sans aucun doute. Une dernière chose à savoir concernant les baromètres anéroïdes : avant chaque lecture, prenez le soin de tapoter légèrement sur le capot pour bien vous assurer que l’aiguille n’est pas bloquée.

    Les baromètres électroniques demandent eux aussi peu d’efforts pour être convenablement étalonnés. Il suffit juste de renseigner l’altitude à laquelle se situe votre station météo pour que le baromètre applique la correction de lui-même. Je vous conseille le site Géoportail pour obtenir l’altitude de n’importe quel lieu à l’aide de la fonctionnalité de « profil altimétrique ».

     

    Relation Pression Altitude

    Évolution de la pression en fonction de l’altitude – Météo France

     

    Interpréter les fluctuations du baromètre

    Plus que la valeur de la pression en elle-même, ce qui importe le plus sont les variations observées pour un laps de temps donné. Plus ces variations sont marquées, plus il est simple de tirer certaines conclusions et plus celles-ci seront fiables.

    Une baisse du baromètre de plus de 1 hPa / heure signale l’arrivée du mauvais temps dans les heures qui suivent. Si cette chute est encore plus marquée, cela est signe de coup de vent voire de tempête. A l’inverse, si la pression remonte franchement, c’est que l’amélioration du temps est pour bientôt.

    De manière générale, la baisse de la pression annonce l’arrivée du front chaud de la perturbation. Entre ce front chaud et le front froid qui le suit se trouve le secteur chaud où la pression continue de descendre mais à une moindre vitesse. Enfin arrive le front froid avec son ciel de traîne caractéristique sous la forme d’averses qui amorce une remontée de la pression.

    Cet enchaînement est un schéma de « cas d’école » mais cela ne se passe pas tout le temps ainsi car un autre paramètre rentre en ligne de compte. Il s’agit de la « situation synoptique » ou situation de grande échelle qui représente les centres d’action (anticyclones et dépressions) en mouvement. En fonction du positionnement du baromètre par rapport aux déplacements des centres d’action, la pression évoluera de manière différente. Un baromètre fait état d’une situation locale et non globale ce qui empêche de tirer des conclusions fiables à tous les coups.

     

    Situation Synoptique

    Situation synoptique au 21 janvier 1992 – Météociel

     

    La méthode Moreux

    Pour palier aux faiblesses de la prévision faite à partir du baromètre seul, l’abbé Moreux a mis en place dans les années 1930 une méthode permettant de prévoir le temps des prochaines 24 heures avec une précision de l’ordre de 80%. Dans cette méthode, deux paramètres viennent s’ajouter à la pression atmosphérique : la saisonnalité et la direction du vent.

    La différenciation au niveau des saisons permet de prendre en compte le positionnement et la constitution des masses d’air à différentes périodes de l’année tandis que la direction du vent offre la possibilité de distinguer plusieurs types de situations synoptiques. Un vent de sud, par exemple, apportera une masse d’air aux caractéristiques bien différentes de celles d’une masse d’air arrivant par vent de nord.

     

    Voici les tables de Moreux pour chaque saison :

    Printemps

    Direction du vent / Baromètre Nord Est / Nord-Est Sud / Sud-Est Sud-Ouest Ouest / Nord-Ouest
    > 1020 hPa Beau ou assez beau. Journées chaudes, nuits fraîches; gelées matinales. Beau ou assez beau. Journées douces ou assez chaudes, nuits fraîches; gelées possibles. Beau ou assez beau. Journées chaudes, nuits fraîches. Beau ou assez beau. Beau.
    Assez chaud dans la journée, frais la nuit; gelées possibles au petit matin.
    De 1013 à 1020 hPa Ondées ou giboulées. Températures fraîches Giboulées. 
    Journées fraîches, nuits froides; gelées à craindre.
    Assez beau ou ondées orageuses. Journées chaudes, nuits un peu fraîches. Ondées ou averses. Températures douces. Nuageux avec ondées possibles; giboulées en montagne. Temps frais.
    De 1006 à 1013 hPa Ondées ou giboulées. Températures fraîches Ondées ou giboulées avec vent. Temps frais. Pluie ou averses avec un peu de vent. Temps doux. Pluie et vent assez fort. Temps doux. Ondées en plaine, giboulées en montagne. Temps frais.
    < 1006 hPa Pluie ou neige avec vent. Températures basses. Ondées, giboulées ou averses orageuses; neige en montagne. Vent faible ou modéré. Températures basses. Pluie et vent assez fort. Températures douces. Pluie et vent assez fort. Températures douces. Pluie en plaine, neige en montagne. Temps frais.

     

    Été

    Direction du vent / Baromètre Nord Est / Nord-Est Sud / Sud-Est Sud-Ouest Ouest / Nord-Ouest
    > 1020 hPa Beau ou assez beau. Journées chaudes, nuits fraîches. Beau. Journées chaudes, nuits fraîches. Beau, mais orages possibles. 
    Très chaud le jour, chaud la nuit.
    Beau ou très beau. Chaud ou très chaud. Beau. Chaud dans la journée, assez frais la nuit.
    De 1013 à 1020 hPa Assez beau, ondées 
    possibles.
    Assez chaud.
    Beau ou assez beau avec parfois des averses orageuses. 
    Chaud ou assez chaud le jour, nuits fraîches
    Beau, avec possibilité d'averses orageuses. Assez chaud. Beau, ondées orageuses possibles. 
    Assez chaud.
    Assez beau, mais ondées possibles en montagne. Températures douces.
    De 1006 à 1013 hPa Ondées ou averses orageuses. Températures douces. Pluies orageuses. Températures douces. Temps lourd et orages avec averses. Chaud. Temps lourd et orages possibles. Assez chaud. Ondées et averses avec un peu de vent. Températures douces.
    < 1006 hPa Pluie et vent. Températures douces. Pluies orageuses avec un peu de vent. Temps lourd et humide. Averses orageuses et vents violents. Chaud et humide. Orages et averses orageuses. Assez chaud. Pluie à tendance orageuse avec vent. Doux et humide.

     

    Automne

    Direction du vent / Baromètre Nord Est / Nord-Est Sud / Sud-Est Sud-Ouest Ouest / Nord-Ouest
    > 1020 hPa Beau ou assez 
    beau. Chaud le jour. Gelées à craindre la nuit.
    Beau ou assez beau. Chaleur modérée. Gelées à craindre. Beau ou assez beau. Assez chaud le jour, frais la nuit; gelées possibles. Beau. 
    Chaud ou assez chaud le jour, nuits fraîches.
    Beau ou modérément nuageux. Chaleur modérée le jour, nuits fraîches; gelées à craindre.
    De 1013 à 1020 hPa Ondées locales. Températures fraîches. Assez beau, avec possibilité d'ondées. Frais le jour et gelées locales. Nuages modérés; ondées et éclaircies. Assez chaud. Ondées locales et vents faibles. Températures douces. Assez beau, avec ondées locales et giboulées en montagne. Températures douces, parfois un peu fraîches.
    De 1006 à 1013 hPa Averses. Temps frais. Ondées en plaine, giboulées en montagne. Temps frais. Nuageux, avec pluies éparses et vent modéré. 
    Temps doux.
    Pluie possible, vent modéré. Températures douces. Ondées en plaine, giboulées en montagne; vent faible. Temps frais.
    < 1006 hPa Averses de pluie ou de neige. Temps froid et températures en baisses. Averses orageuses et vent modéré. Temps frais. Pluie et parfois averses orageuses avec vents forts. Températures douces. Pluie et vent fort. Temps doux et humide. Fortes pluies et vent fort, bourrasques de neige en montagne. Temps frais.

     

    Hiver

    Direction du vent / Baromètre Nord Est / Nord-Est Sud / Sud-Est Sud-Ouest Ouest / Nord-Ouest
    > 1020 hPa Beau, avec tendance à la brume et au brouillard. Températures fraîches. Beau ou assez beau, un peu brumeux. Journées froides et gelées nocturnes. Beau ou assez beau, parfois brumeux. Températures modérées le jour, nuits froides; gelées possibles. Beau ou assez beau, brumes. 
    Températures douces ou assez douces le jour; gelées nocturnes.
    Beau et un peu brumeux. 
    Températures modérées le jour; fortes gelées la nuit.
    De 1013 à 1020 hPa Assez beau. Giboulées en montagne. Froid. Temps brumeux; giboulées ou neige. Froid. Assez beau à modérément nuageux, avec ondées possibles. Températures douces. Quelques nuages, ondées. Températures fraîches. Modérément nuageux, 
    giboulées en montagne. Froid.
    De 1006 à 1013 hPa Neige ou giboulées. Froid. Neige ou giboulées. Froid. Pluie possible, avec vent fort. Températures douces. Pluie ou neige avec vent. Températures douces. Giboulées ou neige. 
    Froid.
    < 1006 hPa Neige et vent parfois violent. Froid. Giboulées, neige possible; vent modéré à assez fort. Froid. Pluie ou neige fondue, avec vents forts. Temps assez froid, parfois doux. Pluie ou neige fondue, avec vent violent. Températures douces. Pluie et bourrasques, ou neige.
    Froid.

     

     

     

     

    La méthode proposée ici est empirique mais a le mérite de couvrir la plupart des configurations possibles avec une fiabilité acceptable même à notre époque. Il y a un siècle, la science n’était pas aussi avancée que maintenant et les prévisions météo étaient effectuées très souvent à partir des dictons. Cette méthode, bien que n’étant pas infaillible, apporte une bonne base pour réaliser des prévisions sans consulter les bulletins météo. Un détail important toutefois : la méthode de Moreux n’est valable que pour l’Europe.

     

    Développer sa propre méthode

    Comme nous l’avons vu précédemment, il ne faut pas prendre au pied de la lettre les indications affichées par le baromètre. Celles-ci doivent être analysées et remises dans un contexte plus général pour pouvoir servir de base à la réalisation de prévisions. Il y a un facteur à prendre également en compte pour affiner ses prévisions afin qu’elles soient au plus près de la réalité. Il s’agit du caractère « local » des phénomènes météorologiques. Les spécificités géographiques (relief, plans d’eau, etc.) jouent un rôle essentiel sur le comportement de l’atmosphère environnante. Ce qui sera valable à un endroit ne le sera pas nécessairement à un autre. Pour exemple, on peut citer le cas du Mistral qui souffle en rafales de secteur nord-ouest ou nord. Ce vent dit « catabatique » résulte d’une configuration synoptique bien particulière qui oblige l’air à s’engouffrer comme dans un « entonnoir » entre le Massif Central et les Alpes pour déferler sur la basse vallée du Rhône.

    L’observation et le « bon sens paysan » sont donc de précieux alliés pour réaliser ses prévisions météo à partir d’un baromètre. Cet instrument, bien que simple à utiliser au premier abord, requiert en réalité un peu de pratique et d’expérience pour arriver à ses fins. Avec le temps, nul doute que vous arriverez à prévoir le temps des prochaines 24 heures sans avoir recours aux outils numériques ou aux médias d’information. Pour cela, point de miracle, juste un peu d’entraînement et de persévérance 

  • Comment prévoir les précipitations et le type de précipitation en détail.

    Les précipitations et leur detection

    Moteurs de notre planète, les précipitations apportent l'eau nécessaire à la vie sur Terre ; d'autre part, les précipitations peuvent entraîner des inondations plus ou moins mortels . Une étude des précipitations s'impose ; avec une définition générale des précipitations ( schéma à l'appui ) puis les différents types de précipitations et leurs moyens de prévisions à chacune .

    1 ) Définition   
    2 ) 
    Les différents types de précipitations   
    a ) 
    Pluie   
    b ) 
    Bruine ou crachin   
    c ) 
    Grésil   
    d ) 
    Grêle ( Dégats occasionnés par la grêle et assurance à prendre le cas échéant )   
    e ) 
    Neige   
    f ) 
    Givre ou rosée  

    g ) Les embruns

    h) Hygromites ou stalagmites

    i ) Les prismes de glace
    3 ) Comment mesurer  et repérer les différentes précipitations ? 
    4 ) 
    Les records  

     

     

    1 ) Définition 
    Pour qu'il y ait formation de précipitations, il faut de la vapeur d'eau, un noyau de condensation et des turbulences comme dans le schéma ci-dessous .

    Schema formation des precipitations

    La vapeur d'eau peut-être due à un réchauffement des cours d'eau ou une transpiration des plantes ( évapotranspiration ) .une fois arrivée dans le nuage, elle est entraînée par des courants d'air froid ; la présence d'un noyau de condensation ( cela peut être un grain, une poussière qui s'est échappée, ... ) permet la rotation de la vapeur d'eau autour de ce noyau de condensation : le nuage se forme ;en l'absence de noyaux de condensation, une gouttelette d'eau peut tout de même se former mais partiellement ( processus de nucléation ) ; si la température est négative au sommet du nuage, il y a alors passage de l'eau à l'état liquide à des cristaux de glace : ce transfert se nomme l'effet Bergeron .

    NB : -il est possible de reproduire expérimentalement la formation d'une goutte au moyen d'une chambre de Wilson ( chambre dans laquelle de la vapeur doit se condenser avec des noyaux de condensation ) .

    -certaines précipitations n'atteignent pas le sol car évaporées avant d'arriver au sol : queue de pluie .

    Les cristaux de glaces situés au sommet du nuage peuvent donner différentes types de précipitations à commencer par la pluie . Une des sciences qui étudie l'eau sous toutes ses formes est l'hydrologie .

    2 ) Les différents types de précipitations 
    a ) Pluie 
    La pluie se forme de la façon suivante :

    Image formation de la pluie

    Les cristaux de glaces situés au sommet du nuage tombent à cause de leur masse et des turbulences incapables de les retenir ; dans leur chute, ils rencontrent de l'air chaud et des gouttes surfondues : c'est l'effet de coalescence ou de captation
    Du coup, la vitesse de chute des gouttes s'accélèrent ; d'où les averses de pluie ( fortes précipitations de courtes durées ) que nous pouvons rencontrer .

    De temps en temps, il peut se produire de la pluie dite verglaçante l'hiver en raison de l'air froid et sec situé au sol ; l'été nous avons aussi des sols glissants avec l'arrivée de la pluie sur une surface chaude et sèche ; ce phénomène est appelé verglas d'été .

    NB : la taille d'une goutte de pluie varie de 0,5 mm à 3,5 mm et peut tomber jusqu'à 30 km / h ! lorsqu'il y a beaucoup de noyaux de condensation dans l'atmosphère, les gouttes de pluie sont si petites qu'elles ne retombent pas sur Terre : ensemencement excédentaire .

    La prévision de la pluie n'est pas difficile puisque fréquente et pour cause : il suffit d'avoir une température ambiante assez élevé ( supérieure à 2 °C ) et prévoir l'arrivée d'un front chaud .

    b ) Bruine ou crachin
    Formation de la bruine :

    Image formation de la bruine

    La bruine est due à de très faibles turbulences à l'intérieur du nuage mais aussi à une forte température ; du coup, la vapeur d'eau ne peut se condenser aussi fortement que prévue ; dans ce cas, la vapeur d'eau condensée ne devrait pas retomber sur Terre . Et bien si grâce au mouvement verticaux régit par l'atmosphère ( les mouvements horizontaux étant très faibles voire négligeable ) .

    Nous retrouvons de la bruine dans le secteur chaud d'une perturbation ( ciel gris + vent faible ) . la prévision de la bruine ne pose alors aucun problème .

    c ) Grésil

    Image formation du gresil

    Le grésil se forme quand de l'air froid continue à alimenter les cristaux de glace qui entament leur chute vers le sol ; de l'air chaud et humide et de l'air chaud et sec tend à atténuer la taille des cristaux de glace : ce sont les grésil .

    Les grésil prennent naissance dans les nuages cumuliformes ( Cumulus, Cumulonimbus ) après un front froid : la prévision n'est là non plus pas difficile si ce n'est que si l'air chaud est très actif à la base du nuage, il n'y aura pas de grésil ( juste de la pluie ) .

    NB : la taille du grésil varie entre 3 mm et 1 cm !

    d ) Grêle 
    Formation de la grêle :

    Image formation de la grele

    Vous enlevez l'air chaud ; et vous obtenez de la grêle dont la proportion peut être importante ( le record est de 1 kg !!! soit 4 fois la masse d'une balle de golf ) .

    NB : la taille de la grêle varie entre 3 cm et 12 cm ( imaginez le résultat quand plus de 50 grelons tombent en une seconde ) ! il peut arriver que des cupules se forment : particules de glace ayant la forme d'une coupe .

    La précipitation de la grêle est sensiblement la même que celle du grésil : il faut de l'air froid au sol ( 15-20 °C ) ; d'ou les fortes averses qui ont souvent lieu lors des saisons intermédiaires et notamment les "giboulées de Mars" .

     

    Dégats occasionnés par la grêle : Rien ne sert de faire un procès comme l'ont fait des agriculteurs Auvergnat à Meteo France parce que Meteo France n'avait soi disant pas prévu les averses de grêle ; ces averses sont extrêmement difficiles à prévoir .En cas de souci, il suffit de prendre une assurance . Les recommandations au niveau des assurances : il est fortement conseillé de prendre une assurance habitation ; cette assurance couvre les dégâts liés aux incendies, aux intempéries notamment .

    e ) Neige . 
    Formation de la neige :

    Image formation de la neige

    la formation de la neige est nettement plus compliquée ; reprenez la formation du grésil . Arrivée à la base du nuage, le grésil est touché par de l'air chaud et sec ; le grésil devient alors minuscule si bien que nous allons croire qu'il va se former de la pluie . Mais de l'air froid et sec stagne au niveau du sol : il y a à nouveau condensation au niveau du sol mais insuffisante pour redonner du grésil, nous avons alors des minuscules cristaux qui forment la neige .

    NB :

    -la taille de la neige varie entre 3 cm et 5 cm ; la neige peut fusionner avec le sol lorsque la température est au dessus de 0 °C : dégel .

    -pour mesurer la hauteur de la neige tombée, il est conseillé de se servir d'un nivomètre ( qui mesure la masse de la neige ) .

    -le vent peut soulever une masse de neige et provoquée un tourbillon de neige si bien que la visibilité est très réduite : un tel phénomène s'appelle la poudrerie .

    -la neige peut constituer une crête qui est déplacée lentement comme une dune : sastrugi ou zastrugi .

    -il existe aussi le Chasse neige : neige soulevée du sol par le vent ( Chasse neige bas : visibilité des obstacles élevée ; Chasse neige élevé : visibilité des obstacles faible ).

    La prévision de la neige n'est pas difficile : il suffit d'une température ambiante froide ( -4 à 4 °C ) et l'arrivée d'un front chaud .

    f ) Givre, rosée et verglas
    Formation de la givre ou de la rosée :

    Image formation de la rosee

    La rosée ou le givre se forme un peu de la même façon que le brouillard sauf que la condensation est plus forte du fait de la présence d'un air froid et sec : l'air froid et sec permet la condensation de l'eau bien que le vent souffle faiblement ; jusque là rien de nouveau . Sauf que la vapeur d'eau condensée retombe dans de l'air froid et sec situé au niveau du sol : il y a formation de givre quand on prévoit une température inférieure à 5°C et de la rosée ( 5-15 °C ) .

    Nous constatons aussi :

    -le givre mou : fines aiguilles .

    -Le givre dur : granules de glace avec de nombreuses ramifications .

    -Le givre transparent : forme lisse qui comme son nom l'indique est transparent ressemblent à du verglas .

    NB : le givre et la rosée sont de minuscules particules mesurant entre 0,005 mm et 0,075 mm . 

    La prévision du givre ( l'hiver ) et de la rosée ( l'été ) n'est pas non plus difficile du fait de la stabilité de l'air : il faut donc un vent faible, et de l'air froid et sec .

    Quant au verglas, il est issu de l'arrivée d'une masse d'air chaude sur une masse d'air froide ; jusque là rien de nouveau sauf qu'il se forme au passage d'une perturbation : les précipitations y sont nombreuses, ce qui occasionnent parfois des dégâts comme à Montréal ( Canada ) en 1998 et à Montélimar .

     

    g ) Les embruns

    Ce sont des gouttelettes d'eau issues de lacs, de fleuves ou même de mers et qui sont déplacées par le vent dans l'atmosphère .Si les gouttelettes se fixent sur les navires ou bateaux de plaisancier, de la glace peut se former : embruns verglaçants .

    NB : l'évaporation générée sur les embruns donne des espèces de particules appelées noyaux salins .

     

    h) Hygromites ou stalagmites

    Cristaux de glaces qui ont la forme des stalagmites dans les cavernes et qui ont une forme cylindrique .

    i ) Les prismes de glace

     Lorsque la température descend en dessous de -10°C à 1500m et -5°C au niveau du sol, nous pouvons nous attendre à la formation de neige ; or, la température est tellement basse que les gouttelettes d'eau se transforment en glace et ayant la forme d'un prisme .La chute de précipitations sous forme de glace peut provoquer de nombreux dégâts comme la rupture de cables électriques ou chutes des arbres : un tel scénario s'est notamment produit à Montréal il y a quelques années .

    3 ) Comment mesurer et repérer les précipitations ? 
    Les précipitations sont mesurées à l'aide d'un seul instrument météorologique : le pluviomètre .

    -Le pluviomètre "électrique"

    Pluviometre electronique

    Le pluviomètre "électrique" doit être impérativement placé dans un endroit dégagée et fixée au sol ( si ce n'est pas le cas, l'accroché avec des morceaux de ficelles dans les trous prévus à cet effet ) .

    -Le pluviomètre de Towneley

    Image pluviometre de Towneley

    Inventé par le physicien anglais Richard Towneley ( 1629-1707 ), le pluviomètre mesure la quantité d'eau tombée lors d'une averse ou de pluies intermittentes ; la seule différence est qu'il est limité au niveau de la quantité d'eau : il ne peut en recevoir en moyenne que 40 à 50 L / m² ( ou 40 à 50 mm d'eau ) sinon il déborde et vous ratez des quantités d'eau importantes !

    Pour repérer les différentes précipitations, il est nécessaire d'utiliser un radar de précipitation : en effet, la fréquence varie quand la distance entre le météore et le radar varie ; c'est ce que nous appelons l'effet Doppler .Il est aussi possible de repérer les précipitations via un lidar ( instrument météorologique qui détecte les hydrométéores ) ou un appareil télédétection ( radar ) .

    NB : la quantité d'eau tombée a une influence sur la consommation des plantes en eau ( pluies efficaces ) et sur les nappes souterraines ( infiltration et écoulement ) ; des réserves d'eau peuvent être effectuées par les nappes phréatiques : nous parlons alors de réserve utile

    4 ) Les records
    En France : le 18 Octobre 1940, il est tombé 840 L / m² à La Lau ( Pyrénées Orientales ) .

    En 1913, il est tombé 4017 L / m² au Mont Aigoual ( Pyrénées ) soit près de 5 fois la quantité qui tombe à Paris en un an !!

    le plus gros grêlon a été relevé à Strasbourg le 11 Août 1958 ; il pesait 972 g !!!

    Dans le monde : le 15 Mars 1952, il est tombé 1872 L / m² à Cilaos ( Ile de La Réunion ) .

    Entre le 1er Août 1860 et le 31 Juillet 1861, il est tombé 26461 L / m² à Cherrapunji ( Inde ) . 

     

    Les précipitations restent difficiles à prévoir pour les météorologues parce que les précipitations n'atteignent pas toujours le sol faute de condensation suffisante : c'est pour cela que l'on assiste à des orages sans précipitations .

  • Comment prévoir des orages en France grâce au modèle météo de météo France

    Comment prévoir les orages ?
    Notion de stabilité - instabilité - convection

    La convection : Elle est caractérisée par des courants ascendants localisés, séparés par de grandes régions où l’air s’affaisse graduellement; elle résulte alors de l’échauffement inégal de la surface. 
    Le soleil réchauffe le sol et celui-ci communique sa chaleur à l'air situé juste au-dessus. L'air chaud étant plus léger, il a tendance à monter entraînant avec lui l'humidité du sol. 

     
    • On trouve la convection en cas d'instabilité de l'air, la température diminue alors sans discontinuer avec l'altitude. La bulle d'air partie du sol plus chaud, continuera de monter tant qu'elle sera plus chaude que la masse d'air environnante. A une certaine altitude, la température atteinte ne permettra plus à l'humididé contenue dans la bulle d'air de rester sous forme de vapeur, il y aura alors condensation - c'est la température du point de rosée ( température à laquelle l'air se condense à une pression donnée ). La vapeur d'eau se condensera sur des noyaux de condensations ( poussières, particules diverses,...). Les goutellettes d'eau formées en nombre ( formation d'un nuage ) provoqueront un dégagement de chaleur ( par condensation ), la bulle d'air bénificiera alors d'un bonus "chaleur" pour continuer son ascension...On aura donc des nuages de la famille des cumulus ( cumuluscumulonimbus...). La bulle d'air cessera de monter quant elle rencontrera une couche de bloquage comme par exemple une inversion de température ( au lieu que la température diminue avec l'altitude, celle ci augmente ). 
      La convection est donc à l'origine de la formation de certains orages. 

       
    • En cas de stabilité de l'air, la bulle d'air détachée du sol, rencontre une couche de bloquage ( une inversion de température, ou une zone où la température reste constante,... ) et donc, empèche son ascension. 
       
    • La convection peut aussi être déclenchée par le passage d'air froid et humide sur une surface plus chaude ( ex : front froid ) ou par ascendance orographique. 
       
      Ascendance orographique
       


      Temps associés à la stabilité de l'air
       
       

      Air stable

      Air instable

      Gradient thermique vertical

      Faible

      Fort

      Nuages

      En nappe et brouillard

      Cumuliformes

      Précipitations

      D’intensité uniforme

      Averses

      Visibilité

      Souvent mauvaise à cause d’impuretés qui ne sont pas transportées en altitude.

      Bonne, puisque les impuretés sont transportées en altitude, sauf lors d’averses, de bourrasques de neige ou de chasse-poussière.

       
      Indices d'orage
       
      Le Lifted index ( LI ) et le Total-totals index ( TTI )
    • Le plus facile, c'est d'utiliser les diagrammes ( nébulosité, t° ,vent et humidité en altitude ) à 3 et 7 jours de la wetterzentrale 
    • Le" Lifted index" ( LI ) - Ligne rouge en pointillé sur le diagramme ( échelle de -6 à +6°C ) 
      et le "Total-totals index" ( TTI ) - Barre en jaune/orange sur le diagramme ( échelle de 10 à 70°C ) 

       

       
    • Valeurs pour le LI 

      L'air est stable quand le LI est > 0°C et instable ( présence de convection ) quand le LI < 0°C 

       
      0 à 2°C Averses possibles
      0 à -3°C Orages possibles
      -3 à -6°C Orages modérés possibles
      -6 à -9°C Orages modérés probables
      < -9°C Orages violents
    • Valeurs pour le TTI 
       
      40 <= 44 Orages possibles
      44 <= 51 Orages de faibles intensités
      51 <= 55 Orages de moyennes intensités
      55 <= 60 Orages de fortes intensités
      > 60 Risques de tornades
       
      Convective Available Potential Energy ( CAPE )
    • il s'agit de l'énergie disponible pour la convection de systèmes orageux 
       

       
    • Valeurs pour le CAPE 
       
      < 300 J/kg Pas ou peu de risques d'orages
      300 à 1000 J/kg Orages de faible intensité
      1000 à 2500 J/kg Orages modérés
      2500 à 3000 J/kg Orages violents

     

     

     

     

     

  • Quels sont les gaz à effet de serre ?

     

    Il est souvent question des gaz à effet de serre. Mais de quoi s'agit-il exactement ? Découvrez quels sont les gaz à effet de serre.

    Les gaz à effet de serre (GES) sont caractérisés par leur capacité à absorber du rayonnement infrarouge, ce qui leur confère un rôle dans le bilan radiatif terrestre. Les gaz d'origine naturelle les plus importants sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone et le méthane.

    Gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, ozone…

    Les  rejets de gaz à effet de serre dus à l'activité humaine concernent exclusivement les gaz suivants :

     

    • Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2) : la modification du cycle naturel du  dioxyde de carbone provient essentiellement de l'augmentation des émissions par les combustibles fossiles (6,4 Gt/an) et de la modification de la biosphère par la combustion du bois et l'appauvrissement des sols (2 Gt/an). Actuellement, le rapport de mélange de ce gaz est de 370 ppm. Le temps de résidence de ce  gaz carbonique dans l'atmosphère est très variable : il oscille entre 15 et 120 ans.
       
    • Le méthane (CH4) provient de l'élevage des ruminants, de la culture du riz, des décharges, des exploitations pétrolières, gazières et charbonnières. Son pouvoir réchauffant est supérieur à celui du carbone, mais le rapport de mélange dans l'atmosphère est largement inférieur à 1,7 ppm. Sa durée de vie dans l'atmosphère est de neuf ans.

    Pour appréhender le réchauffement climatique, il faut comprendre son lien avec le phénomène naturel de l’effet de serre. François-Marie Bréon, chercheur au laboratoire des sciences du climat, a accepté de clarifier la question au cours de cette interview. © Futura

    • Le protoxyde d'azote (N2O) est émis de façon biogénique et anthropique. Les combustions fossiles et les combustions de biomasse émettent en moyenne 30 à 40 milliards de tonnes par an ; les engrais azotés fixent l'azote atmosphérique (80 Mt par an), mais une importante fraction est réémise dans l'atmosphère, sous forme de composés réactifs. Le rapport de mélange du protoxyde d'azote est de 310 ppb, et sa durée de vie de 150 ans.
       
    • L'ozone (O3) est principalement émis par l'activité industrielle humaine. Ce gaz contribue pour 6 % de l'effet de serre total, mais son rôle est complexe, puisqu'il a à la fois des propriétés radiatives et des propriétés réactives. En troposphère, le rapport de mélange varie grandement, entre 10 et 500 ppb. Il ne reste pas plus de deux mois dans l'atmosphère.
       
    • Les gaz chlorofluorocarbones (HCFCCFC) sont des gaz propulseurs des bombes aérosols, des gaz réfrigérants ou proviennent d'industries diverses. Ils peuvent rester plusieurs années dans l'atmosphère, et leur rapport de mélange est de 3,8 ppb.
       
    • L'hexafluorure de soufre (SF6) est un gaz détecteur de fuites utilisé aussi pour l'isolationélectrique.

    L'azote et l'oxygène, constituants essentiels de l'atmosphère, ne sont pas impliqués dans l'effet de serre.

    Comment fonctionne l'effet de serre ?  On parle beaucoup de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique ces dernières années mais savez-vous exactement comment se passe le phénomène ? Unisciel et l’université de Lille nous en disent plus dans cet épisode de Kézako. 

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  • Les cyclones

     

    Qu'est-ce qu'un cyclone ?

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  • Les tornades

    DESCRIPTION D'UNE TORNADE

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  • Les vents régionaux

    Qu'est ce qu'un vent régional ?

     

    La direction et la vitesse du vent sont majoritairement imposées par les anticyclones et les dépressions. Dans l'hémisphère nord, le vent souffle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression et dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone. Sa vitesse est proportionnelle à l'écart de pression entre deux points (on parle de « gradient » de pression). Cependant, le relief présent sur une zone donnée va canaliser l'écoulement d'air dans cette région. Des vents apparaîtront ainsi plus fréquemment dans certaines contrées et seront plus soutenus: il s'agit des vents régionaux. Ils deviennent alors de véritables acteurs du climat local.

    Certaines dénominations régionales du vent coïncident en réalité avec un vent de grande échelle. Par exemple, la bise est une appellation régionale courante du vent froid de secteur nord à nord-est et assez sec dans les régions du centre et l'Est de la France ainsi qu'en Suisse, soufflant surtout sur les contrées d'altitude.

    D'autres vents régionaux présentent en revanche des particularités en matière de vitesse et de direction qui les distinguent fortement du vent de grande échelle : ils révèlent l'existence d'une interaction entre certains facteurs topographiques et la situation météorologique à grande échelle. La moitié sud de l'Hexagone concentre l'essentiel des reliefs importants et c'est donc sur ces zones géographiques que les vents régionaux sont les plus courants.
    Le mistral, la tramontane, l'autan et les autres vents détaillés dans ce dossier appartiennent à cette catégorie.

    Le mistral

     

    Le MistralLe mistral est un vent régional froid (surtout en température ressentie) et généralement sec, soufflant le jour à une vitesse moyenne de 50km/h avec des rafales supérieures à 100km/h. Il parcourt la basse vallée du Rhône et la Provence et envahit le littoral méditerranéen à partir de la Camargue.

    De secteur nord dans la vallée du Rhône, la direction du mistral devient de nord-ouest en région marseillaise, et d'ouest sur la côte varoise et la Corse.
    Ce vent régional, souvent plus fort en hiver et au printemps, peut durer plusieurs jours, voire plus d'une semaine.

    Son apparition est liée à la présence conjointe d'un anticyclone s'étendant de l'Espagne vers le Sud-Ouest à travers le golfe de Gascogne, et d'une dépression dans les parages du golfe de Gênes.
    La zone d'influence du mistral est liée au positionnement de cette dépression : lorsque la dépression se situe au nord du golfe de Gênes, le mistral touche également la côte d'Azur. Mais compte-tenu de sa direction de sud-ouest, on ne parle jamais de mistral dans la région niçoise.
    La situation la plus favorable à l'apparition du mistral est celle qui succède au passage d'un front froid pluvieux qui atteint la Méditerranée après avoir balayé l'ensemble de la France du nord-ouest au sud-est.

    La tramontane

     

    La TramontaneLa tramontane est un vent violent et froid, de secteur ouest à nord-ouest parcourant les contreforts des Pyrénées et les monts du sud du Massif central.
    Ce vent régional présente des similitudes avec le mistral : il peut se lever en toute saison mais avec plus de vigueur en hiver et au printemps, et souffle par rafales pouvant dépasser 100km/h.


    La situation météorologique amenant la tramontane est comparable à celle qui engendre le mistral :

     

    • une zone anticyclonique abordant l'Espagne et le sud-ouest de la France,
    • un flux de nord-ouest à nord (souvent sous forme d'un front froid) apporte de l'air froid vers les régions méditerranéennes, entre cet anticyclone à l'ouest et, à l'est, une dépression sur le golfe de Gênes ou la mer Tyrrhénienne.

    La tramontane se forme également lors du déplacement vers l'est d'une perturbation circulant au-dessus de la Méditerranée occidentale. Les régions des îles Baléares ou du golfe du Lion se retrouvent couvertes par une dépression se creusant rapidement au sortir de la péninsule ibérique (en général en automne et au printemps). Des dépressions peuvent également s'y succéder au sein d'un flux s'écoulant du nord-ouest au sud-est en longeant l' anticyclone des Açores (généralement en hiver).

    Le marin

     

    Le MarinCe vent de sud-est souffle sur toute la zone littorale méditerranéenne. Il est généralement fort et régulier, parfois violent et turbulent sur le relief, très humide, doux et amène le plus souvent des précipitations abondantes. Il est plus fréquent au printemps et en automne.
    Il se charge d'humidité lors de son parcours au dessus de la Méditerranée. Il va ensuite la restituer sous forme de grisaille (nuages bas, brume, brouillards) et de pluies, sur les hauteurs qui bordent la mer : les versants sud-est de la Montagne Noire, les Corbières, les contreforts des Cévennes et les premières hauteurs provençales.

    Le marin accompagne les épisodes de fortes pluies méditerranéennes. Lorsqu'il ne s'accompagne pas de pluie, on l'appelle « marin blanc ».
    Le marin est lié à la présence d'un centre dépressionnaire sur la Méditerranée occidentale (Baléares, Golfe du Lion) ou vers la péninsule ibérique et d'un anticyclone vers les Alpes ou l'Europe Centrale. Le relief va ensuite canaliser ce vent, en lui faisant longer les côtes varoises et le renforcer de l'embouchure du Rhône au Languedoc-Roussillon.

    L'autan

     

    L'autanL'autan est un vent de sud-est turbulent, touchant le Midi toulousain et le Tarn. Sa trace peut être également observée jusqu'au Quercy et au Rouergue. Il constitue le prolongement du vent marin soufflant sur les côtes du Languedoc-Roussillon.

    Son origine est liée à l'effet de contournement des Pyrénées par l'est et à la canalisation par les vallées bien orientées : seuil du Lauragais-Garonne (pour la Haute-Garonne), vallées de l'Agout et du Tarn (pour le Tarn). Tout d'abord humide par ses origines méditerranéennes, il s'assèche par effet de fœhn, sous les versants nord des Corbières et de la montagne noire et devient le vent d'Autan. Il existe deux  sortes d'Autan : l'autan blanc et l'autan noir qui sont rattachés à des situations météorologiques différentes.

    L'autan blanc est vent sec de beau temps souvent associé à des conditions douces (il souffle en effet du sud-est). Toutefois, en hiver, même si le mercure n'est pas très bas, la sensation est désagréable car la température ressentie est bien plus basse que la température sous abri. Il est associé à des conditions anticycloniques et donc à une masse d'air sèche. Quelquefois, il soufflera même seul, sans présence du Marin. L'autan blanc est généralement dû à la présence d'un anticyclone sur l'Europe Centrale, pouvant s'étirer jusqu'à la France.

    L'autan noir est un vent assez chaud souvent annonciateur de pluie, voire d'orages. Il peut être le prolongement d'un Marin ayant effectué un long parcours sur la mer en lien avec une perturbation méditerranéenne, et donc chargé en humidité. De même, il peut se lever à l'avant d'un système perturbé approchant par l'Espagne et le proche atlantique.
    Le vent d'autan dit « noir » est lié au positionnement d'une dépression sur l'Espagne et le Golfe de Gascogne ou en Méditerranée ; se déplaçant souvent vers l'est ou le nord-est. Bien que généré par des systèmes de mauvais temps, l'autan noir s'accompagne rarement de pluie car les Pyrénées et les Corbières auront tendance à générer un effet de fœhn marqué. L'autan se calme lorsque les premières pluies débutent.

    La lombarde

     

    La lombardeCe vent de sud-est à nord-est le long de la frontière italienne souffle sur le nord des Hautes-Alpes, la Drôme, l'Isère et la Savoie. Il se caractérise notamment par la violence de ses rafales. De direction nord-est, il s'associe à la bise et est alors froid et sec. Lorsqu'il est de sud-est, il est alors tiède et sec. Sa sécheresse est due à l'effet de fœhn qu'il subit sur le versant occidental des Alpes, alors que les précipitations sont souvent fortes sur les versants italiens.


    Trois situations météorologiques favorisent la lombarde :

     

    • un anticyclone s'étend sur la France et l'Europe centrale, on a alors une Lombarde très localisée, froide, modérée, associée à un ciel clair ou peu nuageux : c'est un vent de beau temps ;
    • une zone de hautes pressions sépare un minimum dépressionnaire principal au nord-ouest de l'Europe d'un minimum secondaire sur la mer Méditerranée : on a encore une lombarde localisée, mais tiède, associée à un ciel couvert avec parfois de la neige ;
    • un anticyclone sur le sud-est de l'Europe et une dépression au nord-ouest engendre une Lombarde généralisée sur toute la frontière italienne.
    •  
    • Le grec

       

      Le grecCe vent de nord-est* souffle sur la Provence, la Côte d'Azur, le Languedoc-Roussillon et la Corse. Il s'agit d'un vent froid et sec en Provence et généralement en Corse. Il peut même amener des gelées printanières.

      Au cours d'un long parcours maritime autour d'une dépression centrée au sud de la Méditerranée Occidentale (Baléares, Sardaigne, Sicile), le grec se charge en humidité. Il est à l'origine de la formation de brouillards pouvant donner de la bruine sur la plaine du Roussillon et peut apporter de la pluie (voire de la neige lors de vagues de froid hivernales) sur la Côte d'Azur, dans l'Aude et le Roussillon.
      En Corse, il est généralement sec mais peut parfois amener de la pluie et des orages sur la plaine orientale.

      * : Sur la Côte d'Azur on l'appelle aussi grécal, grégal, grégau ou grégou, sur le Languedoc-Roussillon grégal ou gargal et en Corse grécale ou grégale.

    • Le levant

       

      Le levantCe vent d'est souffle sur les Alpes du Sud et le littoral méditerranéen jusqu'en Corse.
      Il peut être modéré à fort, généralement doux, très humide, et est associé à un ciel très nuageux et un temps pluvieux. Il souffle le plus fréquemment en fin d'automne, en hiver et au printemps. En Provence, il arrive parfois que le levant souffle par beau temps, l'été : on l'appelle alors « levant blanc ».

      Le levant résulte de la présence d'une dépression sur le Golfe de Gascogne  et d'un anticyclone sur l'Europe de l'est.

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    • Le libeccio

       

      Le libeccioLe libeccio est un vent de sud-ouest présent sur la Côte d'Azur et la Corse. Il est chaud et sec sur la Côte d'Azur. En Corse, en été, il est généralement sec, alors qu'en hiver, il se charge d'humidité et devient porteur de pluie voire d'orages, principalement sur les versants occidentaux. De direction ouest sur le Sud de la Corse, il devient, du fait de l'orientation du relief, un vent de sud-ouest en Balagne et sur le Cap Corse occidental. Il est très violent à Bastia où il est relativement chaud (conséquence de l'effet de fœhn produit par la chaîne du Cap Corse). Sur le versant oriental, il s'accompagne souvent d'altocumulus lenticulaires stationnant au-dessus des montagnes.

      Le libeccio est engendré par l'action d'un anticyclone sur le Golfe de Gascogne et le sud-ouest de la France, et d'une dépression vers le Golfe de Gênes.

      Le sirocco

       

      Le siroccoLe sirocco est le vent du Sud, chaud et sec en été, que l'on observe assez rarement. En France, il ne souffle en général pas plus de quelques heures d'affilée. En provenance du Sahara, il concerne la Corse et les régions méditerranéennes et transporte du sable saharien.

      Il s'accompagne de températures caniculaires. Il est engendré par un axe dépressionnaire s'étirant du Golfe de Gascogne à l'Espagne et au Maghreb et par de plus hautes pressions vers l'Italie et les Balkans.

       

  • Les avalanches

    Le manteau neigeux

    Le manteau neigeux résulte de l'empilement des chutes de neige successives. Il apparaît ainsi stratifié. Une fois au sol, ces couches de neige évoluent constamment en fonction des conditions météorologiques (vent, température, chutes de neige ou de pluie, etc.). Selon les transformations subies par les cristaux, le manteau neigeux sera sec ou humide, pulvérulent ou solide et cassant. Si elle contient de l'eau liquide, la neige se comportera alors plutôt comme une pâte plus ou moins fluide.

     

    À chaque type de neige correspondent des cristaux différents. Observer la neige permet de déterminer le degré de stabilité du manteau neigeux et d'estimer le niveau de risque d'avalanche. Les observateurs du réseau nivo-météorologique de Météo-France caractérisent ainsi les types de grains présents dans chaque couche de neige et évaluent leur cohésion. Ce réseau d'observation spécifique, qui fonctionne grâce à la collaboration des stations de sports d'hiver, fournit deux fois par jour des observations météorologiques et nivologiques de surface ainsi qu'une description détaillée du manteau neigeux une fois par semaine.
     

    Les avalanches : spontanées ou provoquées

    Une avalanche est un écoulement rapide d'une masse de neige sur une pente.

    Avalanche de poudreuse

    Les avalanches « spontanées », dites aussi « naturelles », sont celles qui se déclenchent sous l'action directe et immédiate de facteurs météorologiques : fortes chutes de neige, réchauffement important, surtout s'il est accompagné de pluie. Les petites coulées et les grosses avalanches de poudreuse, parfois dévastatrices, ainsi que les avalanches de printemps de neige mouillée, se trouvent dans cette catégorie.

    Avalanche de plaquesLes avalanches « provoquées », ou « accidentelles », nécessitent une action extérieure au manteau neigeux pour se déclencher. Il peut s'agir d'une action volontaire et préventive pour les déclenchements réalisés par les pisteurs artificiers à l'aide d'explosifs, ou bien d'une action involontaire pour les déclenchements liés au passage de skieurs, dont le poids entraîne la rupture d'une plaque de neige.

     

    Une classification par type de neige

    Une avalanche peut être caractérisée par la qualité de la neige mise en mouvement (avec ou sans cohésion, sèche ou humide), par la forme de la cassure (ponctuelle, linéaire), par son écoulement (au sol, aérien sous forme d'aérosol), etc. La classification utilisée par Météo-France est basée sur le type de neige au départ de l'avalanche. On distingue ainsi les avalanches de neige récente, les avalanches de neige humide et les avalanches de plaque. Les deux premiers types font partie des avalanches spontanées et le troisième correspond le plus souvent à des avalanches provoquées.

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  • La neige et ses transformations

    La naissance des cristaux

    Les cristaux de neige naissent et se développent au sein des nuages à température nettement négative. Sous l'action de mouvements ascendants au sein de l'atmosphère, de la vapeur d'eau provenant des couches basses de l'atmosphère remonte vers des couches atmosphériques d'altitude plus élevée. Elle s'y condense alors sur les microscopiques poussières en suspension dans l'air, soit sous la forme de micro-gouttelettes d'eau en surfusion(1) soit sous celle d'un microscopique germe(2) de glace : c'est la naissance du cristal. Débute ensuite sa phase de croissance : de la vapeur d'eau continue à se condenser sur le germe de glace initial, en provenance des micro-gouttelettes d'eau liquide surfondue également présentes dans le nuage, par effet Bergeron. La taille du cristal passe ainsi de quelques micromètres(3) à quelques millimètres. Sa forme dépend principalement de la température à laquelle il se développe. On observe trois formes types : les étoiles, les plaquettes, les aiguilles et colonnes.

    Lire aussi : Tous les cristaux de neige ont-ils une forme d'étoile ?

    Du cristal à l'eau vive : un matériau " vivant "

    La neige est un matériau en constante évolution. Depuis leur accumulation au sol jusqu'à leur fonte, les cristaux de neige se transforment sous les effets conjugués de différents paramètres météorologiques, comme le vent, la température, l'humidité, l'ensoleillement, la pluie, etc. Ces transformations - ou métamorphoses - sont continues. Lorsque la température de la neige est inférieure à 0 °C, les cristaux de neige fraîche évoluent vers des formes granuleuses, arrondies ou au contraire anguleuses, dont le diamètre varie généralement entre 0,2 et 2 mm. Lors de la fonte, la température de la neige est de 0 °C et l'eau liquide, alors présente dans la neige, transforme les grains de neige en gros grains arrondis.

    Lire aussi :  Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

    La collection de photographies ci-après présente les principaux types de grains de neige. On peut les regrouper en deux grandes familles : la neige récente et la neige évoluée.

    Les clichés ont été pris en chambre froide sous une loupe binoculaire par les chercheurs du Centre d'études de la neige de Météo-France.
     

    Neige récente

    De quelques heures à quelques jours après la chute de neige, selon les conditions météorologiques (avant tout la température et le vent).

    Etoile de neige fraîche
    Étoile de neige fraîche. Plusieurs millimètres de longueur et quelques centièmes de millimètres d'épaisseur. Ces belles étoiles forment une couche de neige poudreuse, plus ou moins légère selon la température de l'air et la force du vent durant la chute.
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    Plaquette hexagonale
    Plaquette hexagonale. Autre forme classique de neige fraîche. Elle se forme dans le nuage à partir d'un germe initial, puis croît par condensation progressive de vapeur d'eau autour de celui-ci et dans son plan.
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    Aiguilles-colonnesAiguilles et colonnes. Ces deux types de neige fraîche se caractérisent par leur forme très allongée, assez irrégulière dans le cas des aiguilles (voir photo), mais de section hexagonale régulière, plus importante et creuse dans le cas des colonnes.
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    Neige rouléeNeige roulée. Une chute de neige est rarement composée uniquement d'étoiles ou de plaquettes ou d'aiguilles parfaites comme sur les photos. Très souvent, les cristaux de neige fraîche sont recouverts de petites pustules de glace. Ce givrage se produit dans le nuage par congélation directe de petites gouttelettes d'eau liquide en surfusion sur le cristal.
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    Particules reconnaissablesParticules reconnaissables. Des contours émoussés avec des formes souvent allongées. On distingue encore parfois la silhouette du cristal d'origine. Cette neige est récente, d'aspect encore poudreux, parfois un peu lourde pour skier. C'est le premier stade d'évolution après la neige fraîche.
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    Neige évoluée

    Même recouverte par d'autres couches plus récentes, la neige se modifie au fil des jours, en fonction des conditions météorologiques. En creusant un trou dans la neige, on observe une succession de couches : certaines sont dures, d'autres restent tendres. En observant de la neige ancienne à la loupe, on distingue de petits grains (quelques dixièmes de millimètre) aux formes variées. Cette neige a donc évolué depuis qu'elle est tombée.

    Grains fins
    Grains fins. Petits grains bien soudés entre eux, formant des couches compactes, faciles à découper. C'est la neige idéale pour fabriquer un igloo. Ces grains fins sont souvent formés par l'action du vent : arrachés de la surface, les cristaux se brisent lors des chocs répétés et se redéposent, plus petits, en formant des rides, voire des vagues de plusieurs dizaines de centimètres de hauteur, ainsi que des corniches sur les crêtes.
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    Grains à faces planes
    Grains à faces planes. Vieille neige restée meuble. Les liaisons entre ces grains sont très faibles : il est impossible d'en faire une boule. On dit parfois que cette neige ressemble à du sucre en poudre. Une fois enfoui sous une nouvelle chute de neige, ce type de neige constitue une couche fragile, souvent à l'origine de déclenchements d'avalanche (de type plaque).
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    GobeletGobelets. Vieille neige restée meuble, rappelant les grains à faces planes, mais avec encore moins de consistance : cette neige coule toute seule du godet d'une pelle lorsque l'on essaye d'en ramasser, elle ressemble à du gros sel bien sec. Une fois enfouie sous de nouvelles chutes de neige, elle constitue, comme les grains à faces planes, une couche très fragile, souvent à l'origine de déclenchements d'avalanche de plaque.
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    Grains rondsGrains ronds. Neige qui a été humidifiée sous l'effet du soleil ou de températures douces ou bien encore de la pluie (fonte). Cette neige est soit molle – plus ou moins selon la quantité d'eau liquide qu'elle contient – soit au contraire très dure si elle a regelé. Dans le premier cas, les skieurs la nomment « neige de printemps » ou « neige transformée ». Propre à la glisse, elle est souvent qualifiée de « juste revenue », « velours » ou encore « moquette ». En fin d'après-midi, cette neige se transforme en « soupe ». Dans le second cas, on parle de « croûte de regel », très fréquente le matin au printemps après une nuit claire.
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    Neige de culture

    Neige artificielleLa neige de culture est une neige produite artificiellement en projetant dans un air à température négative de minuscules gouttelettes d'eau qui vont geler avant de retomber au sol. Pour la fabriquer, il faut des températures froides (inférieures à -4 °C) et un air le plus sec possible. Les nivoculteurs obtiennent des qualités de neige différentes selon les besoins. Très dure, elle fera une bonne sous-couche pour éviter l'érosion due aux skieurs ; douce, elle permettra de redonner un état de surface agréable pour la glisse après une journée fréquentée.
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    1 : c'est-à-dire à l'état liquide à une température inférieure à 0 °C
    2 : particule microscopique de glace
    3 : 1 micromètre = 10-6 m = 0,000001 mètre = 0,001 millimètre

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  • La neige en plaine

    La neige en plaine en questions

    Météo-FranceSi chaque hiver la neige est attendue avec impatience par les amateurs des sports d'hiver et les enfants, elle est en revanche plutôt redoutée en plaine, notamment par tous ceux qui doivent prendre le volant.

    A quelle période de l'année neige-t-il généralement ?

    Sur les massifs montagneux, la neige peut déjà faire de brèves apparitions dès fin août-début septembre au-dessus de 2 000 à 2 500 m d'altitude. En plaine, on rencontre fréquemment des épisodes de neige dès la deuxième quinzaine du mois de novembre jusqu'en mars ou avril, parfois même au mois de mai.

    Lire aussi : Premiers flocons précoces pour la saison ? (article du 3 décembre 2014)

    Comment se forme la neige ?

    Il s'agit de précipitations solides qui tombent d'un nuage et atteignent le sol lorsque la température de l'air est négative ou voisine de 0 °C. Ces cristaux de glace s'agglomèrent et forment des flocons. Leur forme varie en fonction de la température et de l'humidité au sein du nuage. On distingue 3 formes types : les étoiles, les plaquettes, les aiguilles et colonnes. Sous nos latitudes, la neige tombe en plaine par une température sous abri le plus souvent comprise entre -5 °C et +1 °C.

    La température est-elle le seul paramètre déterminant pour prévoir la neige ?

    La température est bien le paramètre clef de la prévision des chutes de neige. Non seulement la température de l'air près du sol, mais aussi celles du sol et de la masse d'air sur plusieurs kilomètres d'épaisseur.
    D'autres paramètres entrent également en jeu et déterminent la qualité de la neige : l'humidité de l'air et le vent.

    Existe-t-il plusieurs sortes de neige ?

    On peut distinguer trois types de neige selon la quantité d'eau liquide qu'elle contient : la neige sèche, la neige humide et la neige mouillée.
    La neige sèche ne contient pas d'eau liquide. Légère et poudreuse, elle est fréquente en montagne où elle tombe souvent par température nettement inférieure à 0 °C.
    La neige humide, ou collante, tombe par température légèrement positive. Elle contient un peu d'eau liquide, ce qui la rend collante ou pâteuse et assez lourde. C'est la plus fréquente en plaine et la plus indésirable.
    La neige mouillée tombe par température nettement positive (entre +1 °C et +3 °C) et contient, pour cette raison, beaucoup d'eau liquide. Très lourde, elle est facilement évacuée par le trafic routier, mais peut aussi fondre puis regeler sous forme de plaques de glace.

    Lire aussi :  Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?
     

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    Pourquoi la neige collante et la neige mouillée sont-elles si indésirables ?

    Ce sont des neiges qui provoquent souvent d'importants dommages et des perturbations.
    La neige collante adhère très facilement à tout ce qu'elle rencontre en tombant : câbles électriques, caténaires de la SNCF, etc. Lorsqu'il en tombe plusieurs centimètres, elle provoque de sérieux dégâts : sous le poids de cette neige lourde, les toitures et les serres peuvent s'effondrer et les branches des arbres se rompre. Ce type de situation est assez fréquent dans le sud de la France. Mais une chute de seulement quelques centimètres suffit elle aussi à perturber gravement le trafic routier, ainsi que les circulations aérienne et ferroviaire.

    Comment limiter les effets des neiges collante et mouillée ?

    En anticipant les épisodes de neige. La carte de vigilance, lancée en octobre 2001 par Météo-France, intègre les chutes de neige. En cas d'épisode de neige significatif, donc potentiellement dangereux, elle informe la population et les pouvoirs publics, ce qui permet de mettre en place des mesures préventives.
    Des seuils de hauteur de neige ont été établis par région, selon la densité de la population et les conséquences potentielles locales. Les régions sont en effet diversement acclimatées à la neige : 5 cm de neige perturberont par exemple davantage Paris ou Perpignan que Grenoble ou Tarbes. Les agglomérations, surtout celles situées en plaine, ne sont en général pas conçues pour vivre avec de la neige. Elles sont donc particulièrement vulnérables. La carte de vigilance rappelle également les précautions à prendre pour se protéger chez soi ou lors de ses déplacements.

    La prévision est généralement plus facile en montagne, car les températures y sont nettement plus basses qu'en plaine ; elles se situent donc moins souvent autour de cette limite de 0 °C. Il en est de même pour certaines grandes villes réputées pour leur enneigement. La prévision de la neige est ainsi plus aisée sur Chicago ou Moscou que sur Paris car les températures basses qui y règnent ne laissent guère de place au doute : les précipitations sont le plus souvent neigeuses.
     

    Quelles sont les difficultés de la prévision de neige en plaine ?

    Une situation à neige, c'est d'abord une perturbation avec deux masses d'air en conflit, de l'air froid d'un côté, de l'air doux et humide de l'autre. Pour prévoir la neige et déterminer sa qualité, les prévisionnistes doivent d'une part évaluer l'activité et l'évolution de la perturbation, d'autre part estimer le plus précisément possible les températures de l'air et du sol. La prévision devient difficile lorsque la température avoisine 0 °C car l'eau peut facilement et rapidement passer de l'état liquide à l'état solide et inversement.
    Enfin, la prévision de la neige en plaine ne concerne pas seulement celle des chutes de neige. Elle englobe aussi celle de l'évolution de la couche déjà déposée : son maintien au sol, sa fonte, son regel possible si elle est humide et la formation de plaques de verglas, l'évolution de son épaisseur et de sa qualité, la durée et la vitesse d'évolution entre ces différents états.

     

    copyright Météo-France/Tony Le Bastard

    Quels sont les moyens utilisés par les prévisionnistes pour prévoir la neige ?

    Nous utilisons les résultats des modèles de prévision (simulations informatiques du comportement de l'atmosphère), que nous confrontons, bien évidemment aux observations. L'imagerie issue des satellites et des radars est également d'une grande utilité, car elle donne des informations précises sur l'étendue des zones qui donnent des précipitations, leur intensité, leur vitesse de déplacement, ainsi que la probabilité qu'elles tombent sous forme de neige et tiennent au sol. Tout cela nous permet de corriger les résultats des modèles.
    Si le modèle prévoit par exemple de la neige sur Paris, on pourra, grâce aux images satellite et radars, estimer plus précisément l'heure de son arrivée sur la capitale. Les radars ne permettent toutefois pas de distinguer la pluie de la neige. Il revient alors aux prévisionnistes de déterminer s'il s'agit, ou non, de neige.

    On peut donc prévoir de la neige dès que la température au sol est inférieure à 0 °C ?

    Ce n'est pas si simple, car la chute de neige est un phénomène assez complexe. Lorsqu'il neige en plaine en France, la température au sol est, il est vrai, le plus souvent comprise entre -5 °C et +1 °C. Mais la neige peut aussi tomber, plus rarement, par des températures assez nettement positives : la neige se forme en altitude et évolue au sein des masses d'air qu'elle rencontre lors de sa chute ; si la température de l'air devient positive à moins de 300 m du sol, les flocons n'ont pas le temps de fondre et ils atteignent le sol ; c'est pourquoi des chutes de neige sont également possibles avec des températures comprises entre +1 °C et +3 °C.
    À l'inverse, si les flocons de neige rencontrent au cours de leur chute une épaisse couche d'air à température positive puis à nouveau de l'air à température négative près du sol, il peut alors pleuvoir par température négative. Il s'agit alors de pluie verglaçante, qui constitue un danger encore bien plus important que la neige, car le sol devient une véritable patinoire.

    Lire aussi :  Qu'est-ce qu'une pluie verglaçante ?

    Existe-t-il d'autres types de chutes de neige par température positive ?

    Oui, la neige dite par « isothermie ». C'est un phénomène local délicat à prévoir : lorsque les précipitations sont à la fois soutenues et durables, elles arrivent à abaisser progressivement la température de l'air qu'elles traversent jusqu'à 0 °C. La neige fond alors à des altitudes de plus en plus basses et finit par atteindre le sol. L'isotherme 0 °C (altitude à laquelle la température de l'air atteint 0 °C) s'abaisse ainsi progressivement jusqu'au voisinage du sol. Les chutes de neige par isothermie sont peu fréquentes en plaine. On a observé des épisodes de ce type en janvier 1980 à Carcassonne, en février 1983 à Landivisiau, en janvier 1992 à Perpignan, en décembre 1997 sur la région parisienne, et, plus récemment, en décembre 2009 dans la Nièvre.

    Peut-il neiger sur les côtes méditerranéennes ?

    La neige dans les régions méditerranéennes n'est pas si rare que l'on pourrait le penser. Sur 32 hivers (1970-71 à 2001-2002), on relève ainsi 25 épisodes majeurs, avec une hauteur de neige au sol supérieure à 10 cm à basse altitude dans les régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur. On y a également enregistré des hauteurs de neige au sol supérieures à 50 cm à moins de 500 m d'altitude en 1970, 1981, 1986, 1992 et 2001.
    La neige, souvent de type mouillée dans ces régions, peut ainsi paralyser ces départements peu habitués à y faire face. Par ailleurs, lorsque la neige est sèche ou peu humide, le mistral favorise la formation de congères, catastrophiques pour le réseau routier.

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  • Les giboulées

    Orage de grêle sur Toulouse,à Léguevin (31490), le 15/05/2008Les giboulées (souvent dites " de mars ") sont liées au passage de l'hiver au printemps. Ces brèves et brusques averses sont accompagnées par du vent, des fortes pluies, de la neige, de la grêle, du grésil ou encore de la neige fondante. Elles entraînent généralement un brusque refroidissement à leur passage. Au contraire, lors d'une éclaircie entre deux giboulées, le soleil donne l'impression d'un temps agréable et doux. 
     

    Formation des giboulées

    La formation des giboulées est liée à l'instabilité de l'atmosphère. Celle-ci est globalement liée à l'écart de température entre les basses couches de l'atmosphère (1500 premiers mètres) et la moyenne troposphère (autour de 5000 mètres d'altitude).
    A la fin de l'hiver, l'air froid persiste en altitude, tandis que les basses couches se réchauffent progressivement avec le rayonnement solaire. Lorsque l'écart de température entre ces deux couches devient important, l'instabilité génère de puissants courants ascendants, formant des nuages instables : cumulus imposants (cumulus congestus) et cumulonimbus.

    Le phénomène des giboulées survient habituellement entre février et avril, souvent associé à un flux de nord-ouest ou nord en altitude. Les giboulées peuvent même s'observer jusqu'au mois de mai, correspondant parfois aux chutes de neige tardives. Sur les continents, elles sont plus nombreuses et plus actives en journée, lorsque le soleil a accentué le réchauffement des basses couches, augmentant ainsi l'instabilité.

     

    Des nuages à précipitations multiples

    Les nuages de giboulées sont des nuages instables et très développés verticalement, de type Cumulus Congestus et Cumulonimbus. D'autres Cumulus plus petits, en cours de développement, sont également présents dans le ciel (souvent dans des accalmies entre les averses), renforçant l'impression chaotique et incertaine de ce type de temps.

    Les averses, et plus particulièrement les giboulées, se manifestent par une variation rapide et brutale de l'intensité et de la nature des précipitations. Les nuages responsables de ces giboulées sont le siège de puissants courants ascendants qui favorisent le grossissement des cristaux de glace et permettre le développement du grésil ou de la grêle.
    De plus, l'air étant très froid en altitude, lorsque les précipitations se déclenchent, la température chute brutalement au niveau du sol. Si cette baisse est suffisamment importante, la neige peut même remplacer la pluie.

     

    Quelques situations à giboulées

    Giboulées vues par le satellite Météosat 8 (composition colorée)

    Giboulées vues par le satellite Météosat 8 (composition colorée) le 19 mars 2007 à 12H00 UTC


    Sur cette image satellite, on observe une traîne très active sur le proche Atlantique, les Iles Britanniques et la France, caractérisée par la présence de nombreux petits points blancs. Il s'agit de cumulus congestus, de cumulonimbus isolés, en ligne ou soudés (les amas nuageux sont alors plus importants, comme en Bretagne, Aquitaine, dans le Nord et le Golfe de Gascogne). Les nombreuses averses s'accompagnent parfois de coups de tonnerre du Nord à la Bretagne et à l'Aquitaine. Aux giboulées, qui apportent du grésil et de la neige jusqu'en plaine, s'ajoutent de violente rafales de vent d'ouest ou nord-ouest. On relève des pointes à 140 km/h sur la Pointe de Socoa (vers St Jean de Luz), 133 km/h sur l'île de Groix et 130 km/h sur l'île d' Ouessant.

    Giboulées vues par le satellite NOAA 16 (composition colorée) le 22 mars 2004 à 10H 54 UTC

    Giboulées vues par le satellite NOAA 16 (composition colorée) le 22 mars 2004 à 10H 54 UTC


    Sur cette image, une traîne très active concerne le proche Atlantique et l'Europe du Nord-Ouest, avec à nouveau ces petits points blancs. Les averses sont donc nombreuses. On observe des giboulées de grésil en plaine et de neige en montagne, à basse altitude. L'après-midi du 22 mars, l'instabilité se renforce avec l'apparition de la grêle et la multiplication des averses parfois accompagnées d'orages, tandis que de fortes rafales de nord-ouest balaient le littoral, du Cotentin au Pays Basque.
     

    Où et quand se produisent les giboulées en France ?

    La climatologie des giboulées peut s'estimer à partir des observations de grêle. Ces précipitations accompagnent en effet principalement les giboulées (hormis quelques orages puissants d'été). La fréquence des giboulées reste toutefois supérieure à celle de la grêle.

    Le tableau suivant illustre la répartition annuelle moyenne des jours de grêle sur la période 1971-2000. La grêle restant un phénomène rare en un lieu donné, les valeurs présentées semblent faibles alors que les stations sélectionnées sont situées dans les régions les plus touchées par la grêle.
    Répartition annuelle moyenne du nombre de jours de grêle (moyenne 1971-2000) (fichier PDF, 34 Ko)

    Pour la plupart des stations présentées, la grêle est surtout observée de février à avril (voire mai). Une seule exception : Brest, avec un maximum en hiver. Elle s'explique par la proximité de l'océan plus doux que l'air des basses couches de l'atmosphère au-dessus des continents. Cette douceur maritime a tendance à renforcer l'instabilité de l'atmosphère au plus froid de l'hiver.

    Les façades maritimes (Manche : Brest, Lille ; Atlantique : Biarritz ; Corse : Ajaccio) sont les plus exposées. Les régions situées au Nord de la Loire (Metz) et plus particulièrement le Nord-Ouest (Rouen, Trappes) sont touchées significativement. D'autres stations plus isolées, situées sur les contreforts du Massif Central (ou des Alpes) connaissent également un nombre notable de jours de grêle. En revanche, les régions du Sud de la France et plus particulièrement les régions méditerranéennes (hors Corse) ne sont qu'exceptionnellement touchées par les giboulées.

     

     

     

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  • La Grele

    Description de la grele

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  • Les pluies

    Qu'appelle-t-on précipitations intenses ?

     

    Ce sont des pluies qui apportent sur une courte durée (d'une heure à une journée) une importante quantité d'eau. Cette quantité peut égaler celle reçue habituellement en un mois, voire en plusieurs mois.

    Des cumuls de l'ordre de 50 mm* en 24 heures dans la plupart des régions de plaine et de l'ordre de 100 mm en 24 heures dans les régions montagneuses sont considérés comme des seuils critiques. Le dépassement de ces seuils peut provoquer, lorsque la nature du terrain s'y prête, de graves inondations.

    Pour les phénomènes les plus violents, le cumul des précipitations dépasse généralement les 100 mm en une heure. Dans le Sud de la France, les cumuls observés peuvent même dépasser 500 mm en 24 heures.

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  • Les orages en detail

    Qu'est-ce qu'un orage ?

     

    C'est un phénomène atmosphérique, caractérisé par une série d'éclairs et de coups de tonnerre. Un éclair peut se déclencher à l'intérieur du nuage, entre deux nuages, ou entre le nuage et le sol ou un aéronef (on parle alors de coup de foudre).
    Foudre, éclair et tonnerre sont classés parmi les électrométéores*.

    L'orage est toujours lié à la présence d'un nuage de type cumulonimbus, dit aussi nuage d'orage.
    Il est souvent accompagné par un ensemble de phénomènes violents : rafales de vent, précipitations intenses parfois sous forme de grêle et quelquefois vents rabattants, ou bien 
    trombe ou tornade.
    Les orages se forment lorsque l'atmosphère est instable, avec de l'air chaud près du sol et froid en altitude.
    L'orage est généralement un phénomène de courte durée : de quelques dizaines de minutes à quelques heures. Il peut être isolé (orage dû à la présence de reliefs ou causé par le réchauffement du sol en été) ou organisé en ligne (dite "ligne de grains").
    Dans certaines conditions, des orages peuvent se régénérer sans cesse au même endroit ou bien s'y succéder. Ils provoquent ainsi durant plusieurs heures de 
    fortes précipitations qui peuvent conduire à des inondations.

    Parfois, après la survenue d'un premier orage, on peut observer dans un second temps la formation d'un arc orageux circulaire centré sur la zone où s'était produit l'orage initial. Pour en savoir plus sur les orages circulaires, lire notre actualité sur l'épisode orageux du 25 juillet 2014 dans le Sud-Ouest.

    * Un électrométéore est une manifestation visible ou audible de l'électricité atmosphérique sous forme soit de décharges discontinues d'électricité (éclair, tonnerre), soit de phénomènes plus ou moins continus (feu Saint-Elme, aurore polaire).

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