De mystérieux flashs venus des confins de l’espace restent inexpliqués

En une milliseconde, ils émettent autant d’énergie que le Soleil en un jour. Depuis plus de dix ans, les sursauts radio rapides intriguent les chercheurs, qui ignorent toujours à quels phénomènes ils sont dus. Cet article est issu du magazine Hors-série n°200 de Sciences et Avenir "Une nouvelle histoire du cosmos", daté janvier-février 2020.

"C’est l’un des mystères les plus excitants de ces dernières années. Une des surprises que l’Univers nous réserve encore !", s’enflamme Jocelyn Bell. Et en matière de trouvailles cosmiques, l’astrophysicienne britannique s’y connaît ! En 1967, c’est elle qui a découvert les premiers pulsars, ces astres très compacts qui rayonnent tels des phares célestes. Mais aujourd’hui, c’est pour d’autres signaux venus des confins de l’espace qu’elle s’enthousiasme : d’énigmatiques flashs radio d’une intensité extrême, qui apparaissent et disparaissent dans le ciel en quelques millisecondes. Détectés en 2007, ils n’en finissent pas de défier l’imagination des astrophysiciens.

En quelques années, toute une communauté de radioastronomes s’est lancée sur leurs traces. L’une de ces scientifiques, Emily Petroff, de l’université d’Amsterdam (Pays-Bas), tient à jour le registre des sursauts détectés : "Leur nombre a quasiment doublé en deux ans et atteint désormais la centaine, 2019 ayant été une année particulièrement féconde."

Pour comprendre l’effervescence qui règne autour de ces signaux, il faut revenir en 2007, lors de leur découverte. À l’époque, Duncan Lorimer, de l’université de Virginie-Occidentale (États-Unis), cherche à repérer des pulsars très brillants au sein de galaxies situées à 200.000 années-lumière de la Voie lactée, les Nuages de Magellan. Il confie à l’un de ses étudiants, David Narkevic, le soin de réexaminer tout un jeu de données enregistrées six ans plus tôt par le radiotélescope australien Parkes. "David est venu me voir un jour avec le seul signal qu’il avait trouvé… et quel signal ! Il ne ressemblait à rien d’autre : il brillait cent fois plus que tous les autres signaux du ciel durant quelques millisecondes. Une surprise totale, car on pensait que les émissions les plus intenses avaient déjà été repérées."

Source :

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/astrophysique/les-nouveaux-messagers-du-cosmos-ces-mysterieux-flashs-venus-des-confins-de-l-espace_139812

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