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Espace : Le rover « Perseverance » s’en va collecter des bouts de Mars pour les ramener sur Terre

La nouvelle mission de la Nasa, à laquelle ont collaboré des scientifiques français, doit décoller vers le 20 juillet. Elle déposera le rover « Perseverance » à la surface de la planète rouge avec dans l’idée de ramener, dix ans plus tard, des bouts de Mars sur Terre


« Pourquoi, alors qu’il y a quatre milliards d’années, la Terre et Mars étaient beaucoup plus semblables qu’aujourd’hui – avec une atmosphère dense, de l’eau à l’état liquide, un champ magnétique à grande échelle –, il y a de la vie sur la première et pas ou plus sur la seconde ? » Cette question, formulée ici par Antoine Petit, président-directeur général du CNRS, taraude les scientifiques depuis plusieurs décennies. « Et pour y répondre, il faudra, au moins une fois, ramener sur Terre des échantillons de Mars », indique Michel Viso, expert en exobiologie au Centre national d’Etudes spatiales (Cnes).


Dans les pas de « Curiosity » Ce pourrait être dans dix ans, si « Mars 2020 » se déroule sans accroc. C’est la nouvelle mission d’exploration de la planète Mars de la Nasa, l’agence spatiale américaine. Le décollage est imminent. « A partir du 20 juillet, depuis Cap Canaveral », précise Jean-Yves Le Gall, président du Cnes.


Il s’agira de déposer six mois plus tard, vers le 18 février 2021, sur la planète rouge, Perseverance, un nouveau rover [une sonde capable de se déplacer sur un astre]. Le robot a longtemps été appelé Curiosity 2, en référence à son illustre aîné qui arpente Mars depuis le 6 août 2012, et y a parcouru 22 km dans le cratère de Gale. La mission de Curiosity : analyser la composition minéralogique et étudier la géologie de la zone explorée, collecter des données sur la météorologie et les radiations qui atteignent le sol de la planète, mais aussi rechercher si un environnement favorable à l’apparition de la vie a existé.

La Supercam, couteau suisse franco-américain de « Perseverance » Perserverance est à voir comme la suite. Ce bijou de technologies – de trois mètres de long pour autant de large, deux mètres de haut et une masse d’un peu plus d’une tonne – embarque avec lui sept instruments scientifiques. Dont la Supercam, son « couteau-suisse », qui utilise un laser et un ensemble de spectromètres pour déterminer à distance la composition chimique et minéralogique des roches qu’approchera Perseverance. Cocorico, cet instrument, le principal du rover, est Franco-Américain* comme l’était déjà le Chemcam, l’outil équivalent sur Curiosity, signale Antoine Petit. Perseverance comprend d’autres spectromètres, mais aussi des caméras, une station météorologique, ou Moxie, un démonstrateur qui cherchera à vérifier la possibilité de produire de l’oxygène à partir du dioxyde de carbone, composant majeur (à 96 %) de l’atmosphère martienne. A bord, également, un mini-hélicoptère de 1,8 kg, autre nouveauté testée qui aidera à diriger Perseverance et éviter qu’il ne s’abîme sur des rochers trop pointus.


Source : https://www.20minutes.fr/planete/2811243-20200630-espace-rover-perseverance-va-collecter-bouts-mars-ramener-terre

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