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Le Covid-19, symptôme d'une biodiversité maltraitée par l'activité humaine

La pandémie de Covid-19 n'est pas là par hasard. Après la rage, Ebola ou le virus du Sida, elle est née du rapprochement entre l'humain et l'animal, provoqué par l'activité humaine et ses conséquences sur le fragile équilibre de la biodiversité.



Le Covid-19 est la dernière maladie infectieuse à avoir émergé, parmi une longue liste. Après la rage, Ebola, le Sida ou le SRAS, ce nouveau coronavirus a lui aussi bénéficié des conditions favorables créées par l'activité humaine. Déforestation, changement climatique et flux de population figurent parmi les facteurs clés de l'émergence de ces maladies. Les singes et les chauve-souris, réservoirs privilégiés de nouveaux virus


Les humains influencent, à un certain niveau, l'émergence et/ou la transmission de pratiquement toutes les zoonoses", introduit une publication irlandaise de 2018. Les zoonoses, ce sont ces maladies transmises aux humains par des animaux non humains. Sur les 1.400 agents pathogènes (virus, bactéries, parasites…) affectant l'humain, 60% sont d’origine animale, d'après l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Et parmi les maladies animales émergentes, 75% peuvent contaminer l’humain. Deux mammifères ressortent particulièrement : les singes et les chauve-souris. Les premiers ont été à l'origine du virus du Sida, et les secondes nous ont notamment réservé Ebola et Covid-19. Pourquoi ces animaux-là ? Les singes pour leur proximité génétique avec nous, qui rend la tâche plus simple aux virus pour s'adapter aux cellules humaines. Quant aux chauve-souris, elles sont le plus gros ordre de mammifères après les rongeurs, dont les espèces extrêmement diverses existent en majorité depuis plus de 100 millions d'années – soit le temps de cohabiter avec une multitude de virus, explique Éric Leroy spécialiste des zoonoses virales à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), dans The Conversation. De plus, elles vivent en colonies, ce qui est idéal pour la transmission de virus, et résident fréquemment dans des lieux assez proches de l'activité humaine comme des grottes, caves ou frondaisons d'arbres. Ces animaux sont qualifiés de "réservoirs" potentiels pour ces virus.


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Source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/le-covid-19-symptome-de-la-biodiversite-maltraitee-par-l-activite-humaine_142985

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