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Le trou noir au centre de la Voie lactée est-il un trou de ver ?

Après la découverte des trous noirs, découvrirons-nous des trous de ver ? Plusieurs techniques pourraient nous le permettre dont l'une qui vient d'être ébauchée. Elle pourrait être appliquée à Sgr A*, notre trou noir supermassif qui n'en serait peut-être pas un, mais bien un trou de ver entre deux univers parallèles.

Comme Futura l'expliquait dans les précédents articles ci-dessous, cela fait presque 60 ans que des chercheurs de renom spéculent sur l'existence des trous de ver en astrophysique. Ces solutions des équations d'Einstein sont en fait des cousines de celles conduisant à la théorie des trous noirs. De sorte qu'il a été envisagé qu'au moins certains des objets que nous observons dans le cosmos aujourd'hui, et qui semblent se comporter comme des trous noirs, n'en sont pas. Pour le démontrer, il faudrait montrer que ces objets n'ont pas un horizon des événements, par exemple en étudiant les ondes gravitationnelles qu'ils émettent lors de collisions et en y cherchant des modes quasi-normaux.

On sait en effet de ce point de vue que les trous noirs prédits par la théorie de la relativité générale peuvent vibrer en possédant un spectre de vibrations qui constitue une carte d'identité fiable comme le sont les raies d'émissions des atomes d'un élément donné. Il est théoriquement possible de distinguer un trou noir décrit par les équations d'Einstein d'un trou noir décrit par une autre théorie relativiste de la gravitation (par exemple tenseur-scalaire pour reprendre le jargon des physiciens théoriciens) avec ce spectre qui précisément est la marque de modes quasi-normaux.

En outre, un objet compact, mais qui ne possède pas un horizon des événements, émettrait des ondes gravitationnelles différentes lors d'une collision. Un trou de ver ne possède pas un tel horizon et on peut donc imaginer tenter de détecter l'existence de ces objets grâce à l'astronomie gravitationnelle.

Certains scénarios cosmologiques faisant jouer un rôle important à des champs scalaires, peut-être en relation avec l'existence de l'énergie noire aujourd'hui ou d'une phase d'inflation dans l'univers primordial, permettent d'imaginer que des trous de ver sont apparus pendant le Big Bang. Les trous noirs supermassifs -- dont on tente d'expliquer l'existence en les faisant croître à partir de « graines » qui seraient des trous noirs primordiaux nés de fluctuations de densité dans le contenu de l'univers à sa naissance -- pourraient en fait être des trous de vers primordiaux.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astrophysique-trou-noir-centre-voie-lactee-il-trou-ver-9885/

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