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Phobos, lune de Mars, photographiée durant une éclipse par la sonde Mars Odyssey

La sonde Mars Odyssey a pris de nouveaux clichés de la petite lune martienne.


Minuscule, rainurée et vouée à une fin prochaine, Phobos l'une des deux lunes martiennes, a été à nouveau photographiée par la sonde Mars Odyssey. L'engin tourne autour de Mars depuis 2001 et fêtera l'année prochaine, si tout va bien, son 20ème anniversaire en orbite.


Coup de froid pendant l’éclipse Pendant la plus grande partie de son séjour martien, Mars Odyssey a gardé ses instruments scientifiques braqués sur le sol martien dont elle a étudié la composition. Mais jugeant qu’elle avait largement rempli sa mission, la Nasa a depuis trois ans mis en place une manœuvre (un peu risquée) de retournement permettant à la sonde de modifier son axe de visée de 180° pour lui donner la possibilité d'observer de nouvelles choses. Ce qu'elle a fait en septembre 2017, pour la première fois, quand elle a été pointée sur Phobos, la plus grosse des deux lunes martiennes. Depuis elle se retourne régulièrement pour observer les satellites de Mars et ces derniers mois grâce à son système d'imagerie par émission thermique (THEMIS), elle a photographié et mesuré la température de Phobos juste avant, pendant et après une éclipse, quand Phobos est rentrée dans le cône d’ombre de Mars qui bloquait ainsi toute lumière solaire. Les images ont été traitées par Christopher Edwards de la Northern Arizona University et des collègues du JPL. Elles montrent Phobos à sa température maximale en décembre 2019, puis à une des températures de surface les plus basses mesurées à ce jour pendant une éclipse le 25 février 2020, autour de -123°C. Et enfin alors qu’elle est en train de se réchauffer quelques jours plus tard.



Origine mystérieuse et fin cataclysmique Deux théories s'opposent pour expliquer la présence de Phobos, et de sa consœur Deimos, autour de Mars. La première estime que les deux satellites sont deux astéroïdes capturés dans le champ de gravitation de Mars. L'autre soutient qu'elles sont le reliquat d'un impact géant qui a expulsé de la matière martienne en orbite quelques centaines de millions d'années après la formation de la planète. Cette dernière hypothèse semble actuellement recueillir le suffrage de la communauté scientifique depuis la publication de deux solides études en 2016. Les images de THEMIS apportent un peu plus de renseignements aux chercheurs puisqu’elles révèlent que la surface de Phobos est relativement uniforme et constituée de matériaux à grain très fin qui semble être principalement basaltique. Mais pour trancher définitivement le débat, il faudra analyser des échantillons de sol prélevés directement sur place. Ce que devrait faire la mission Japonaise MMX (pour Mars Moons Exploration) qui ambitionne de ramener sur Terre, en 2027, une centaine de grammes de poussière du sol de Phobos. Chaque jour, Phobos se rapproche inexorablement de la planète Rouge, sous l'effet des forces de marées, à raison d'environ deux mètres en moyenne tous les 100 ans. Si elle continue au même rythme dans le futur, Phobos devrait donc s'écraser sur la planète Rouge dans 30 à 50 millions d'années approximativement. Mais selon de nouvelles modélisations, elle pourrait bien se disloquer avant : Phobos est en effet un agrégat de débris maintenus ensemble par une couche de régolithe (de la poussière solidifiée) d'à peine 100 mètres d'épaisseur. Cette fragile structure pourrait craquer d'ici 20 millions d'années et se briser en plusieurs morceaux. Les plus gros iront s'écraser sur Mars tandis que les plus petits pourraient former un anneau autour de la planète Rouge.


Source : https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/gros-ecarts-de-temperature-sur-phobos-une-des-lunes-de-mars_144933

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