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Proxima Centauri b : l’exoplanète pourrait bien être habitable


Tout près de nous à l'échelle de la Galaxie, à 4,2 années-lumière seulement, une planète orbite dans la zone habitable de Proxima du Centaure. À l'aide de nouveaux modèles, une équipe de chercheurs estime qu'« il y a de bonnes chances que la planète soit habitable ».

En route vers Proxima b, l'exoplanète habitable la plus proche de nous Quittez le Système solaire pour rejoindre Proxima b, l’exoplanète habitable découverte autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil.

Mercredi 24 août 2016 : les Terriens apprennent qu'il existe autour de Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil (4,22 années-lumière), une planète dans la zone habitable. Depuis, les seules choses que l'on sait à son sujet est qu'elle est un peu plus massive que la Terre(1,27 fois sa masse), la distance avec son étoile parente et sa période orbitale : 11,18 jours. Elle est beaucoup plus proche de son soleil que Mercure ne l'est de notre étoile mais Proxima Centauri est une naine rouge, une toute petite étoile (bien que l'étoile est proche de notre Système solaire, on ne la voit pas à l'œil nu) pas très chaude. À 7,5 millions de kilomètres, elle est dans la zone habitable, la région du système où il ne fait ni trop chaud ni trop froid, si bien que, si elle a de l'eau à sa surface, elle pourrait être à l'état liquide. Toutefois, personne ne sait encore si ce monde est enveloppé d'une atmosphère, et si c'est le cas, il resterait à connaître son épaisseur... Par ailleurs, les chercheurs ne savent pas encore non plus si son orbite est plutôt circulaire ou elliptique.

Selon toute vraisemblance, l'astre aurait une rotation synchrone. Autrement dit, la planète a toujours la même moitié qui regarde l'étoile — les températures y sont très élevées —, tandis que l'autre est plongée dans une éternelle nuit noire et glaciale. Dans les premières simulations, seule la partie située sur le terminateur où l'eau, si donc il y en a, pourrait rester liquide. Un modèle surnommé « globe oculaire » par les auteurs de l'étude qui suit.

Proxima b est habitable dans presque tous leurs modèles

En réalisant une nouvelle série de simulations reprenant des modèles climatiques terrestres, une équipe conduite par Anthony Del Genio, planétologue à l'institut d'études spatiales Goddard de la Nasa, démontre que l'étendue d'eau liquide à la surface de Proxima b pourrait être en fait beaucoup plus vaste que ce qui est estimé jusqu'à présent. Et cela même en variant les scénarios. « Le message majeur de nos simulations est qu'il y a de bonnes chances que la planète soit habitable », a déclaré l'auteur principal de l'article publié dans la revue Astrobiology. Et donc que de la vie puisse s'y développer.

Les chercheurs sont partis de la supposition que la planète est rocheuse, possède une atmosphère et un océan en surface. Un océan dynamique à l'instar du nôtre. Par conséquent, l'énergie circule, ce qui permet à des régions froides d'être réchauffées, comme c'est le cas sur Terre avec le Gulf Stream. La circulation océanique offre ainsi des climats plus doux dans certaines régions côtières là où il devraient être plus froids. Et vice versa.

L'équipe a configuré 18 simulations, histoire de voir ce qui se passe si on augmente ou réduit la salinité de l'océan, l'étendue des terres émergées, le taux de gaz à effet de serre, l'épaisseur de l'atmosphère, etc. Dans presque tous les cas, Proxima b arbore un océan avec des étendues liquides au-delà de la limite du terminateur.

Voilà de quoi être optimiste, mais dans la mesure, bien sûr, que ce monde ait une surface solide, qu'il soit doté d'une atmosphère et d'eau... Cela ne semble pas impossible, ce n'est plus de la fiction ! Pour l'instant, pour savoir si nous avons des voisins, il faudra patienter la première lumière du très attendu télescope spatial James-Webb (JWST) et aussi celle du géant ELT (Extremely Large Telescope) au Chili. Toute proche de nous — relativement à la Galaxie —, il devrait être possible de caractériser son atmosphère, et ainsi d'y déceler d'éventuelles biosignatures.

Last but not least : les naines rouges ont la réputation d'être des étoiles colériques, capables de mettre en ruines l'atmosphère des mondes qui sont proches d'elles (voir plus bas). Nous saurons bientôt ce qu'il en est de Proxima b.


Source : Futura Sciences

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