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  • angélique VAURY

Tout savoir sur la qualité de l’air


La qualité de l’air est probablement l’une des premières inquiétudes sanitaire et environnementale de ce nouveau siècle. Les médias en parlent de plus en plus. Et pour cause. Nous en respirons environ 15000 litres par jour. Il y a donc bien des raisons de se soucier de ce qui passe par notre bouche et notre nez pour aller directement dans notre machine à respirer, les poumons. La qualité de l’air, on pourrait dire que c’est son niveau de propreté. Pour le connaître, il faut savoir ce qui s’y passe. Pour savoir ce qui s’y passe, ils y a des gens qui observent, mesurent, modélisent, informent et prennent des décisions en fonction de tout ça et des normes qui ont été décidées.

Observation de la qualité de l’air

Si on schématise, il y a sur notre belle planète plusieurs « compartiments ». La terre, l’eau et l’air. En ce qui concerne l’air, c’est un mélange de gaz (diazote, dioxygène, argon, dioxyde de carbone, etc.). Normalement, on ne le voit pas et on ne le sent pas. Ce mélange de gaz qui entoure la terre s’appelle l’atmosphère. Comme on peut le voir tous les jours, l’atmosphère est toujours différent. La météorologie nous renseigne sur les phénomènes atmosphériques, c’est à dire ses mouvements, le taux d’humidité, la pression, la température. On comprend, avec tous ces paramètres, la formation des nuages, la pluie, etc.

Pour comprendre les variations de la qualité de l’air, il est important de comprendre les variations de l’atmosphère. On observe, même sans appareil, les modifications de la qualité de l’air. Par exemple, cet atmosphère put changer de couleur en fonction de la présence élevée de certains gaz, comme le dioxyde d’azote. L’opacité augmente avec le taux de particules fines dans l’air. L’odeur est plus ou moins forte en fonction de la présence d’arômes dégagés lors de combustion, qu’il s’agisse de fuel, de bois ou de carburant.

L’observation est complétée par la mesure. La métrologie de la qualité de l’air est une activité qui mobilise beaucoup d’acteurs en France, avec des appareils de plus en plus sophistiqués.

Mesure de la qualité de l’air

Les polluants de l’air sont très nombreux car ils recouvrent à peu près tout ce que les activités humaines ont crée de molécules de synthèses, à l’état brut, transformées ou brûlées, sous forme de gaz ou de particules de matières. L’air n’a plus rien de pur, malheureusement. Il contient un mélange très complexe de tous ces polluants, à des concentrations variables en fonction de l’endroit où l’on se trouve et de la saison. En France où à l’étranger. A la campagne ou à la ville. En été ou en hiver. Proche de la côte, dans une cuvette ou en altitude. Près d’activités économiques tertiaires ou industrielles.

En France, ceux à qui l’État à demandé officiellement de mesurer la qualité de l’air sont des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). Elles sont regroupées au sein d’un réseau, ATMO, et sont au cœur du système de Surveillance de la qualité de l’air, qui comprend des laboratoires de recherches autour de ces questions de mesures, tels que l’Ineris, le Laboratoire National de métrologie et d’Essais et Mines Douai. Elles envoient leurs données au Centre Interprofessionnel Technique d’Etude de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), qui lui même les envoie au Ministère de l’Environnement. Tout est centralisé au niveau Européen par l’Agence Européenne de l’Environnement.

Comment mesure-t-on la qualité de l’air ? Avec des appareils de mesures, souvent polluant par polluant. Avec des technologies à base de laser, de chimiluminescence, d’ionisation de flamme et bien d’autres encore. Ces appareils sont disposés sur le territoire, proche du traffic (stations de proximité), loin du trafic (stations de fonds) et proches de zones industrielles à surveiller particulièrement. Ces appareils transmettent les données de concentrations et chaque AASQA les mettent en ligne sur leur site Internet, à la disposition du grand public. Pour faire plus simple, toutes ces données sont compilées en une échelle de valeur de 0 à 100 et colorée de bleu à rouge, appelée Indice ATMO.

Les méthodes de référence pour l’évaluation des concentrations d’anhydride sulfureux, de dioxyde d’azote et d’oxydes d’azote, de particules (PM10 et PM2,5), de plomb, de benzène, de monoxyde de carbone et d’ozone sont définies à l’Annexe 6 de la Directive pour la qualité de l’air ambiant et un air pur en Europe du 21 mai 2008.


LES INDICES SUR LA QUALITÉ DE L'AIR


Nous avons parlé de pollution de l’air extérieur. Mais il est très important aussi d’aborder la pollution de l’air intérieur. Nous restons la plupart de la journée au sein de lieux confinés, dans lesquels le mobilier, les peintures, les produits d’entretiens sont autant de sources de diffusion de pollution. Différente de la pollution de l’air extérieur, elle n’en est pas moins nocives. Les molécules qui s’échappent et se volatilisent dans l’air sont souvent de synthèse, comme les Composés Organiques Volatils (COV). Il existe un Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, très fourni en étude sur ce sujet.

Dans les grandes agglomérations qui proposent des lignes de métros souterraines, là aussi il y a matière à s’exposer à de fortes concentrations de polluants. Le risque principal est associé aux particules fines issues du freinage des rames. L’érosion des plaquettes de freins libèrent dans les enceintes une forte quantité de particules métalliques, dont les effets sur la santé sont importants. La pollution de l’air dans le métro est donc un enjeu crucial pour les opérateurs locaux.


Modélisation de la qualité de l’air

La modélisation, déjà pour comprendre, c’est la construction d’un modèle, à partir de données réelles, qui permet d’analyser des phénomènes réels et de prévoir les résultats à venir. A quoi sert la modélisation de la qualité de l’air, si on a déjà des stations pour la mesurer ? Et bien justement parce qu’il n’est pas faisable de mettre une station de mesure de la qualité de l’air tous les mètres, dans toutes les rues et de manière générale, en tout point du territoire. Donc pour savoir quel est le niveau de pollution entre deux stations de mesures, on a recours à des modélisations.

Effectuées par des ordinateurs puissants, à partir de paramètres connus (souvent eux-mêmes modélisés), on peut obtenir des images avec les dégradés de couleurs qui nous indiquent les différents niveaux de pollution. La modélisation de la qualité de l’air prend en compte les sources de polluants connues sur un territoire, la température, la pression, le taux d’humidité, les niveaux de précipitations, la vitesse et la direction des vents (modèles de météorologie), l’ensoleillement, les modèles de dispersion des polluants en fonction de leur nature (particules fines, gaz).

Règlementation de la qualité de l’air

La législation sur la qualité de l’air est inscrite au niveau européen, avec la Directive Cadre sur l’Air de 2008. D’un côté, elle provient des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui préconise des valeurs limites à ne pas dépasser pour les polluants majoritaires. Elle s’applique à tous les pays, par transposition. La loi sur l’air de 1996 instaure les base de notre règlementation sur l’air en France, mise à jour par le code de l’environnement et la loi portant engagement national pour l’environnement.

Des arrêtés et décrets viennent ensuite définir les notions d’indice de qualité de l’air, les modalités de surveillance, les objectifs de qualité de l’air, les valeurs limites, les seuils d’information et d’alerte, le fonctionnement des AASQA.


Source : http://www.respire-asso.org/tout-savoir-sur-la-pollution-de-lair/

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